11/02/2021

Musique et graphisme DIY avec Trainfantôme

© Guillaume Kerjean

En immersion à l’internat de l’EREA Les Pins.

L’idée initiale de ce projet est de faire découvrir et expérimenter la culture DIY a des collégien·ne·s et des lycéen·ne·s pour qui le "faire" est justement au cœur de leurs apprentissages.
La volonté est aussi de créer des ponts entre différents univers artistiques et différentes pratiques et ainsi montrer que de multiples formes de création peuvent se répondre, se compléter et permettre d’exprimer un socle d’émotions plus large, plus riche.

Montrer qu’on peut créer beaucoup avec peu, donner des clés d’expression à travers les arts, c’est ce qu’Olivier Le Tohic souhaite partager à chacune de ses venues avec les élèves de l’EREA.

Dans cette période particulière où les possibles sont minces autour des projets culturels, il a fallu définir un groupe d’élèves suffisamment restreint pour respecter les contraintes du moment. La création se déroule donc avec les élèves séjournant à l’internat.

Des compositions sonores + des déclinaisons graphiques + du DIY
= le témoignage de l’état d’esprit de grands adolescents en 2021.

Les élèves (une douzaine de participant·e·s âgé·e·s de 15 à 18 ans) ont dû définir la palette d’émotions, de sentiments qu’ils tenaient à exprimer dans leurs créations sonores et graphiques. Le contexte (la pandémie) ainsi que le franchissement de l’étape qu’est l’adolescence, ont été propices à l’exploration de sujets intimes et souvent difficiles à exprimer au quotidien : le sentiment d’isolement, l’entrée dans l’âge adulte, le mal être adolescent.

Ils doivent alors capter l’essence de leur vie là-bas, leurs déplacements, les environs, les bâtiments, etc. Avec Olivier Le Tohic, ils redécouvrent et s’immergent complètement dans leur environnement sonore.
A travers les sons qui les entourent (portes qui claquent, baby-foot, ambiances de couloir) mais aussi visuellement, par de la photographie ou du dessin, ils cherchent à recréer cet espace, à le métamorphoser par leur créativité.
Les sons captés sont alors utilisés comme de véritables instruments pour composer des nappes sonores, qui serviront de base aux textes écris pas les élèves.
Ces textes seront parlés, rappés ou chantés sur ces compositions sonores.

En parallèle, ils travaillent également sur des déclinaisons graphiques. En effet, après la sélection d’une iconographie commune, ils assemblent, redéfinissent des contours, superposent des images, pour créer une sorte de fanzine jumeau des compositions sonores.


Trainfantôme

Derrière Trainfantôme se cache Olivier Le Tohic et son indie rock plus 90´s tu meurs. Le lorientais a eu la brillante idée de profiter de son temps libre pour enregistrer un album Mature Immature, sorte de journal intime d’un adulescent hyper sensible à la fâcheuse tendance à beaucoup réfléchir.
Finalement, ce sont des chansons qui frappent par leur honnêteté et leur sens de la mélodie qui tue, n’ayant pas peur de piocher dans les genre et les influences. Tantôt le métal atmosphérique de Deftones, tantôt le rock libre et folk de Pile, pour ne citer qu’eux.


Infos


En partenariat avec l’EREA (Enseignement Régional d’Enseignement Adapté) les Pins à Ploemeur - Lycée professionnel et collège.

Avec le soutien de la DRAC Bretagne et de la DAAC (délégation académique à l’éducation artistique) Bretagne.

Calendrier :

  • Jeu. 26 novembre 20 : Rencontre avec les élèves et showcase dans la cour du lycée
  • Du 20 janvier au 18 février 21 : ateliers de captation sonore, écriture, composition graphique.