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	<title>Hydrophone</title>
	<link>https://www.hydrophone.fr/</link>
	<description>Hydrophone est un nouvel &#233;quipement d&#233;di&#233; aux musiques actuelles, install&#233; &#224; Lorient La Base dans l'une des nefs du blockhaus K2. Il comprend deux salles de concerts de 500 et 200 places, de conception originale, ainsi que cinq studios de r&#233;p&#233;titions et d'enregistrement.
Construit par Lorient Agglom&#233;ration, Hydrophone est g&#233;r&#233; en d&#233;l&#233;gation de service public par l'association Musiques d'Aujourd'hui en Pays de Lorient (MAPL).</description>
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		<title>Tangente#8 : Bandes originales.</title>
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		<dc:date>2023-02-17T14:48:47Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marion</dc:creator>


		<dc:subject>Tangente</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&lt;i&gt;Hydrophone&lt;/i&gt; prend la tangente. On plonge dans une th&#233;matique, avec comme terrain de jeu, les musiques actuelles, &#233;videmment.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.hydrophone.fr/-Magazine-.html" rel="directory"&gt;Magazine&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.hydrophone.fr/+-Tangente-+.html" rel="tag"&gt;Tangente&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L150xH105/arton400-b75fb.jpg?1745681647' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='105' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cela fait d&#233;j&#224; quelques ann&#233;es que les s&#233;ries ont rejoint voir m&#234;me supplant&#233; le cin&#233;ma en termes de d'inventivit&#233; de cr&#233;ation, d'&#233;criture, d'impact &#233;motionnel. Elles remportent une adh&#233;sion populaire exponentielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vues comme des succ&#233;dan&#233;s t&#233;l&#233;visuels il y a encore 15 ans, elles se sont multipli&#233;es et ont fini par attirer les grands noms des r&#233;alisateurs, les acteurs stars du box-office ou en recherche de cr&#233;dibilit&#233; nouvelle. Certaines suscitent des attentes fr&#233;n&#233;tiques au rythme de teasers sensationnalistes des mois &#224; l'avance tout comme pour le cin&#233;ma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes depuis la naissance de la t&#233;l&#233;vision des acteurs s'y sont r&#233;v&#233;l&#233;s (Clint Eastwood, Steve Mc Queen, des r&#233;alisateurs Spielberg, Hitchcock. Mais la s&#233;rie &#233;tait surtout envisag&#233;e comme un tremplin vers le grand monde mythique du Hollywood d'alors.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;David Lynch avec &lt;i&gt;Twin Peaks&lt;/i&gt; est sans doute, au moins symboliquement, l'&#339;uvre t&#233;l&#233;visuelle qui fut &#224; l'origine d'un changement de paradigme.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;Trente ans apr&#232;s on s'emballe chaque semaine pour des s&#233;ries &#224; un rythme fr&#233;n&#233;tique en binge watching (quelquefois m&#234;me en mode acc&#233;l&#233;r&#233;), et comme cela l'est devenu pour la musique et le streaming, le robinet dilue fatalement sans doute sa facult&#233; &#224; lui donner une importance vitale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce flot d&#233;sormais ininterrompu d'images et de sons comme un gigantesque clip vid&#233;o sous l'influence de TikTok ou d'Instagram, les recyclages des tubes de &lt;i&gt;Stranger Things&lt;/i&gt; ou du r&#233;cent &lt;i&gt;Wednesday &lt;/i&gt; sont plus comment&#233;s que les s&#233;ries elles-m&#234;mes. Tout cela suinte de plus en plus un marketing qui &#233;vince la direction artistique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur Netflix cependant le tout r&#233;cent film de Noah Baumbach, &lt;i&gt;White Noise&lt;/i&gt; tir&#233; d'un roman de Don DeLillo, se termine par une longue s&#233;quence chor&#233;graphi&#233;e absolument bluffante. De celles qui marquent durablement l'imaginaire de ses t&#233;l&#233;spectateurs. Elle rappelle un peu les grandes heures des com&#233;dies musicales r&#233;cemment remises &#224; l'ordre du jour par Steven Spielberg avec le remake de &lt;i&gt;West Side Story&lt;/i&gt; et Damien Chazelle et son &lt;i&gt;La La Land&lt;/i&gt; comme si l'auteur lan&#231;ait un appel au retour dans les salles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce m&#234;me Chazelle dont le &lt;i&gt;Babylon &lt;/i&gt; de ce d&#233;but 2023 nous ram&#232;ne &#224; la gen&#232;se de toute cette histoire du son et de la musique au cin&#233;ma au moment charni&#232;re terrible pour une grande partie des acteurs du passage du muet au parlant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce fut une rupture cataclysmique. Des stars incontournables du muet tomb&#232;rent presque du jour au lendemain dans l'oubli, ne sachant pas adapter leurs jeux ; et parfois uniquement en raison du choc des spectateurs entendant la voix insupportable de l'idole subitement d&#233;voil&#233;e dans la salle de cin&#233;ma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien avant l'arriv&#233;e du parlant la musique a jou&#233; un r&#244;le indispensable. Il y eu des &#233;volutions passant d'un simple accessoire pour couvrir le son des projecteurs et de la rue, puis pour rassurer les spectateurs dans le noir et enfin pour renforcer l'&#233;motion du spectateur. La pr&#233;sence d'un pianiste souvent, puis du gramophone puis des bandes sons demand&#233;es par les r&#233;alisateurs. Ceux-ci demandaient couramment &#224; &#234;tre accompagn&#233;s de musiciens sur les plateaux pour impr&#233;gner les acteurs de l'atmosph&#232;re qu'ils d&#233;siraient (on le voit dans &lt;i&gt;Babylon &lt;/i&gt; d'ailleurs).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arriv&#233;e du parlant bouleverse en profondeur l'approche du cin&#233;ma. Tr&#232;s vite les producteurs de la Fox ou de la RKO comprennent l'importance des bandes sons et de leur contribution au succ&#232;s d'un film.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est sous l'impulsion d'un autrichien ayant c&#244;toy&#233; Richard Straus et Gustav Malher &#233;migr&#233; aux Etat-Unis que les com&#233;dies musicales, les westerns et les films noirs vont connaitre leur premi&#232;re apog&#233;e dans les ann&#233;es 30 et 40. Il dirige la musique d'&lt;i&gt;Autant En Emporte le Vent&lt;/i&gt;, en passant par &lt;i&gt;Casablanca &lt;/i&gt; et &lt;i&gt;La Prisonni&#232;re du D&#233;sert&lt;/i&gt; de John Ford. Max Steiner a fix&#233; et impos&#233; les r&#232;gles de la musique &#224; Hollywood pour des d&#233;cennies. Il met en place par exemple la technique du Mickey-mousing et qui consiste &#224; ce que la musique suive scrupuleusement ce qui se passe sur l'&#233;cran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa composition pour &lt;i&gt;King Kong&lt;/i&gt; en fait le premier film dont la critique explique sa r&#233;ussite en partie pour sa bande originale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, Maurice Jaubert propose une vision &#224; l'oppos&#233;e, plus exp&#233;rimentale, impressionniste et moins illustrative, il compose pour &lt;i&gt;L'Atalante &lt;/i&gt; de Jean Vigo, Ren&#233; Clair et Marcel Carn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Miklos Rosza, Oscar de la meilleure musique originale pour &lt;i&gt;La Maison du Docteur Edwards&lt;/i&gt; de Alfred Hitchcock en 1946 sera aussi l'un des grandes figures d'Hollywood avant l'av&#232;nement des couples parfois plus qu'indissociables qui donneront sur le tard leurs lettres de noblesses &#224; la composition de musique de film.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alfred Hitchkock et Bernard Herman, Blake Edwards &amp; Henry Mancini, William Friedklin et Lalo Schiffrin, Jacques Demy &amp; Michel Legrand, Georges Delerue et Godard/Truffaud, David Lynch et Angelo Badalamenti et sans doute les plus embl&#233;matiques de tous Sergio Leone et Ennio Morricone. Ces compositeurs ne deviendront vraiment des icones de la pop culture qu'au 21&#232;me si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vont commencer &#224; se succ&#233;der des bandes sons refl&#233;tant l'air du temps, le jazz dans les ann&#233;es 50 puis la pop easy-listening. C'est &#224; ce moment-l&#224; que le rock pointe timidement son nez. Une culture propre &#224; la jeunesse se d&#233;veloppe. Et c'est seulement l'av&#232;nement du Nouvel Hollywood qui fait rentrer d&#233;finitivement le rock dans les m&#339;urs du cin&#233;ma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une grande &#233;pop&#233;e commence dont nous connaissons &#224; peu pr&#232;s tous les grandes lignes, les grandes auteurs, les classiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Attachons-nous plut&#244;t &#224; &#233;voquer des instants plus anecdotiques, certainement, au regard de la grande histoire, au travers d'une histoire parall&#232;le comme il pourrait y en avoir des dizaines. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais de celles qui font palpiter nos c&#339;urs de modestes cin&#233;philes et de petits m&#233;lomanes avertis ou non, au son du rock &#224; papa ou des derni&#232;res p&#233;pites trap ou &#233;lectro.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Au commencement.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En juillet 1987, lors d'une soir&#233;e de l'&#233;mission culte &lt;i&gt;La Derni&#232;re S&#233;ance&lt;/i&gt; (de G&#233;rard Jourd'hui, Patrick Brion et pr&#233;sent&#233;e par Eddy Mitchell) consacr&#233;e &#224; Glenn Ford, star oubli&#233;e de l'apr&#232;s-guerre, fut propos&#233; comme un &#233;v&#232;nement la diffusion du film &lt;i&gt;Graines de Violence&lt;/i&gt; de Richard Brooks&#8230; Il put apparaitre comme quelque peu d&#233;suet pour le jeune spectateur de l'&#233;poque fan de Cure par exemple. Pourtant il est consid&#233;r&#233; comme celui de la premi&#232;re rencontre officielle du rock et du cin&#233;ma, celui qui mis le feu aux poudres &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;Nous en sommes aux balbutiements du rock, &lt;strong&gt;Elvis Presley&lt;/strong&gt; n'est pas encore le roi du monde et les studios hollywoodiens ne prennent pas au s&#233;rieux cette musique pour ados boutonneux. C'est le fils de l'acteur principal, Peter Ford, 10 ans, qui pousse son p&#232;re &#224; faire &#233;couter &#224; Richard Brooks cette face b d'un 45 tour produit &#224; la chaine pour satisfaire la demande fr&#233;n&#233;tique de nouveaut&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Rock Around the Clock&lt;/strong&gt; de &lt;strong&gt;Bill Halley and the Comets&lt;/strong&gt; ouvre donc le film. On d&#233;couvre alors dans les salles de cin&#233; l'hyst&#233;rie qui s'empare des adolescents. Car pour la plupart c'est la premi&#232;re fois qu'ils ressentent les vibrations, la puissance de cette musique, eux qui jusque-l&#224; n'avaient que les transistors et tourne-disques pour horizons sonores&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Am&#233;rique d&#233;couvre l'app&#233;tence folle des teenagers et l'industrie l'existence d'un filon in&#233;puisable dans lequel s'engouffrer&#8230; qui changera compl&#232;tement notre rapport &#224; la consommation et &#224; la culture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le film &lt;strong&gt;The girl can't help it&lt;/strong&gt; (&lt;i&gt;La blonde et moi &lt;/i&gt; en fran&#231;ais avec Jayne Mansfield), au sommet du box-office en 1956 est d'ailleurs ambivalent. Il regorge de tubes (Little Richard, Gene Vincent) et raconte avec justesse l'envers du d&#233;cor mais se moque en r&#233;alit&#233; avec une certaine condescendance du rock &#8216;n roll&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'imagerie populaire, James Dean &#233;tait l'incarnation du gentil rebel, mais, encore aujourd'hui, Marlon Brando et son cuir dans &lt;i&gt;L'&#233;quip&#233;e sauvage&lt;/i&gt; font office de h&#233;ros Rock &#8216;n Roll. Pourtant point de rock &#8216;n roll dans le film, mais &#224; la place une forme d'easy listening jazzy. Trop t&#244;t sans doute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est donc bien Elvis qui prend d'assaut Hollywood, incit&#233; par son manager, le Colonel Parker, obnubil&#233; par le pactole qui se profile &#224; l'horizon. Avant d'enfiler les perles dans des navets sur les plages d'Hawaii et apr&#232;s quelques r&#244;les o&#249; son jeu ne convainc gu&#232;re, jusqu'&#224; sa pr&#233;sence dans un film de commande nomm&#233; &lt;strong&gt;Jailhouse Rock&lt;/strong&gt;. Elvis apparait sous un jour plus ambigu&#235;, montre les affres de la c&#233;l&#233;brit&#233;, des &#224;-c&#244;t&#233;s peu reluisants du personnage et du circuit et surtout un immense moment d'anthologie avec ce titre &lt;i&gt;Jailhouse Rock&lt;/i&gt; et sa chor&#233;graphie qui l'accompagne, que tout le monde a vu 20 fois&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Idoles sur grand &#233;cran&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Con&#231;us &#224; l'origine pour promouvoir les idoles naissantes d&#233;sirant elles aussi toucher &#224; ce grand &#233;cran qui les fascine et qui s'y sentent autoris&#233;es par leur statut, ces films commerciaux d&#233;passent parfois leur cadre &#233;triqu&#233; et deviennent des marqueurs des aspirations d'une jeunesse en rupture avec une soci&#233;t&#233; empes&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite&#8230;&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;En 2021 un formidable documentaire (&lt;i&gt;The Beatles : Get Back&lt;/i&gt;) de l'australien Peter Jackson (&lt;i&gt;Les Hobbits&lt;/i&gt;) boucle la boucle avec un incroyable et &#233;mouvant documentaire pour la plateforme de streaming Disney+ : 13 heures d'une plong&#233;e dans la gen&#232;se de &lt;i&gt;Let it be&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
En 1964 Richard Lester (qui r&#233;alisera &lt;i&gt;Superman &lt;/i&gt; 2 et 3 dans les ann&#233;es 80), un Am&#233;ricain qui sera consid&#233;r&#233; un temps comme le cinqui&#232;me Beatles, va contribuer &#224; ce que ces m&#234;mes Beatles symbolisent d&#233;finitivement la jeunesse britannique inventive et &#233;prise de libert&#233;&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Le film dont la premi&#232;re &#224; Piccadilly attire 12000 fans et la Princesse Margaret accompagne la sortie d'un album. &lt;strong&gt;A Hard Day's night&lt;/strong&gt; marque alors une nette &#233;volution artistique pour le groupe. Sur l'&#233;cran c'est une fiction dans laquelle &#233;voluent quatre Beatles au naturel, annon&#231;ant avec humour et subtilit&#233; la suite d&#233;complex&#233;e du groupe... &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; It's been a hard day's night &#187; est en fait une phrase lanc&#233;e par Ringo Star un soir de grosse fatigue sur le tournage. Lennon en fait en chanson le soir m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin de la d&#233;cennie suivante, &lt;strong&gt;Rude Boy&lt;/strong&gt; comme indiqu&#233; sur l'affiche est consacr&#233; &#224; &lt;strong&gt;The Clash&lt;/strong&gt; et aux ann&#233;es punk. C'est &#224; la fois un documentaire puisqu'il capture lors de tourn&#233;es la vie des Clash, et une fiction puisque vue par les yeux de Ray Gange (Rude Boy) personnage invent&#233;, arch&#233;type du punk nihiliste de l'&#233;poque et fan enr&#244;l&#233; comme roadie. On y voit le quotidien de deux stars naissantes en contradiction parfois avec les postulats du punk...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le film d&#233;passe cependant largement sa fonction premi&#232;re pour devenir en filigrane un formidable t&#233;moignage de la situation &#233;conomique dramatique du Royaume-Uni, et des violences sociales et politiques qui traversent l'&#233;poque au son des titres de Joe Strummer et Mick Jones&#8230; Un peu comme si Ken Loach avait film&#233; le punk.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1984, et en qu&#234;te de reconnaissance international &#224; l'ombre de Mickael Jackson qui r&#232;gne sans partage sur la pop, Roger Prince Nelson d&#233;cide lui aussi de s'attaquer au cin&#233;ma. Il sait qu'il poss&#232;de des titres puissants et que l'image est un enjeu imp&#233;ratif et d&#233;cisif. &lt;strong&gt;Prince &lt;/strong&gt; pr&#233;pare un album qui fera office de B.O &#224; un film semi-autobiographique romanc&#233;e, avec une intrigue banale pour pr&#233;texte. Le film remporte un vif succ&#232;s et alors que MTV prend le pouvoir, les vid&#233;os extraites du film y tourneront en boucle. La poignante chanson &lt;strong&gt;Purple Rain&lt;/strong&gt; trustera les charts mondiaux.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;pop music.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un groupe comme Goblin groupe italien progressif du milieu des ann&#233;es 70 doit l'essentiel de sa renomm&#233;e encore aujourd'hui &#224; la B.O. g&#233;niale, irr&#233;v&#233;rencieuse et abrasive de &lt;i&gt;Suspiria &lt;/i&gt; en 1977, et aussi au succ&#232;s populaire de &lt;i&gt;Giallo&lt;/i&gt; de Dario Argento. Le retour de flamme de ce dernier lors des ann&#233;es 2000 a aussi fait resurgir dans l'actualit&#233; le groupe qui recommencera m&#234;me &#224; se produire en concert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le v&#233;ritable premier album compos&#233; directement et en &#233;troite collaboration pour un film fut sans doute l'&#339;uvre de &lt;strong&gt;Pink Floyd&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_478 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.hydrophone.fr/IMG/jpg/expo_cine_musique_page_19.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH707/expo_cine_musique_page_19-cd768.jpg?1746677328' width='500' height='707' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;Le groupe b&#233;n&#233;ficie d&#233;j&#224; d'un succ&#232;s d'estime naissant lorsque le groupe accepte la proposition du r&#233;alisateur Barbet Schroeder pour son tout premier long m&#233;trage, &lt;strong&gt;More&lt;/strong&gt;. Lui-m&#234;me sera pr&#233;sent avec le groupe en studio. C'est paradoxalement presque contre le gr&#233; de ses membres que le disque, produit en quinze jours, fut un succ&#232;s commercial. &lt;br class='autobr' /&gt;
Artistes exigeants et aux egos bien d&#233;velopp&#233;s ils travaillaient en parall&#232;le d'arrache-pied depuis des mois sur un autre album et en furent un peu vex&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cela n'arrangera pas leurs relations avec le cin&#233;ma. Suivirent les &#233;checs avec Jodorowski pour &lt;i&gt;Dune&lt;/i&gt;, Antonioni pour Zabriskie Point, puis le film fascinant et boursoufl&#233; &lt;i&gt;The Wall&lt;/i&gt; pilot&#233; par le duo Roger Waters / Alan Parker. &lt;i&gt;Quadrophonia&lt;/i&gt; transposition d'un op&#233;ra rock des Who sorti &#224; la m&#234;me p&#233;riode fut lui en revanche franchement convaincant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pl&#233;thores de B.O plus ou moins emballantes ont depuis vu leur compostions mises entre les mains des artistes pop &#224; la mode&#8230; Plus tard &#224; la fin du si&#232;cle, le hit &lt;i&gt;Playground Lovers&lt;/i&gt; de Air pour Virgin Suicide de Sofia Coppola par exemple s&#233;duira au-del&#224; du public du film.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur un registre plus exigeant et exp&#233;rimental&lt;strong&gt; Jonny Greenwood&lt;/strong&gt;, guitariste et clavi&#233;riste hors pair d'un &lt;strong&gt;Radiohead&lt;/strong&gt;, alors au sommet de sa gloire, se d&#233;couvre un talent de compositeur de musique de film et signe un coup de maitre pour le &lt;strong&gt;There Will Be Blood&lt;/strong&gt; du tr&#232;s perfectionniste Paul Thomas Anderson. Son atmosph&#232;re oppressante doit beaucoup &#224; une musique dissonante et r&#233;p&#233;titive qui n'est pas sans rappeler &lt;i&gt;Dead Man&lt;/i&gt; de Neil Young. Inspir&#233; par les minimalistes et les exp&#233;rimentaux du XX&#232;me si&#232;cle, Greenwood enchaine les B.O. et les r&#233;compenses depuis en s'affranchissant totalement du format pop.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Film dr&#244;le, h&#233;doniste et exalt&#233; avec cet esprit belge inimitable, &lt;strong&gt;Belgica &lt;/strong&gt; oscille entre drame et com&#233;die humaine. L'auteur de &lt;i&gt;La Merditude des Choses&lt;/i&gt; &#224; la bonne id&#233;e de confier la bande originale aux fr&#232;res David et Stephen Dewaele, qui &#339;uvrent habituellement sous les noms de &lt;strong&gt;Soulwax &lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;2 Many dj's&lt;/strong&gt;, orf&#232;vres incontest&#233;es en mati&#232;re de production de mixes et de connaissance des clubs. Ces enchainements de titres originaux &#233;patants sont indispensables au film&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans toute la filmographie de Jim Jarmush les musiciens venus du jazz, du rock sont omnipr&#233;sents au d&#233;tour d'une sc&#232;ne, comme acteur avec John Lurie dans &lt;i&gt;Stranger Than Paradise&lt;/i&gt;, ou Tom Waits en conversation dans un bar, ou encore en compositeur comme Neil Young pour &lt;i&gt;Dead Man&lt;/i&gt;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le choc esth&#233;tique fut grand en 1999 quand sorti &lt;strong&gt;Ghost Dog&lt;/strong&gt;. Non seulement Forest Whitaker est &#233;blouissant mais la B.O Sign&#233;e de &lt;strong&gt;RZA du Wu Tang Clan&lt;/strong&gt;, &#233;clabousse de sa classe les ann&#233;es 90. &#171; C'est le Jimi Hendrix de sa g&#233;n&#233;ration, le Thelonious Monk du hip-hop. &#187; d&#233;clara Jarmush..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le sens inverse des compositeurs du XXI&#232;me si&#232;cle que sont Max Richter, J&#243;hann J&#243;hannsson, Nils Frahm se sont r&#233;v&#233;l&#233;s au grand public gr&#226;ce &#224; leur travail sur les s&#233;ries et les films.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Sur le vif.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Des centaines de documentaires, des &#034;rockumentaires&#034; sont produits depuis 40 ans, encore plus depuis l'av&#232;nement des chaines c&#226;bl&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quelques r&#233;ussites surnagent, comme le &lt;strong&gt;Get Back&lt;/strong&gt; de Peter Jackson ou des &#233;vocations sur le vif comme &lt;i&gt;Cocksucker Blues&lt;/i&gt; pour les Rolling Stones, d'ailleurs longtemps censur&#233;. Mais g&#233;n&#233;ralement on s'ennuie ferme.&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;A New-York et Londres sur une courte p&#233;riode de 77 &#224; 82 ont cependant vu le jour quelques magnifiques &#339;uvres. Il y eu par exemple le &lt;i&gt;Jubilee &lt;/i&gt; de Derek Jarman pour ses parties documentaires saisissantes, mais peu de films t&#233;moignent de mani&#232;re aussi vibrante de v&#233;rit&#233; que &lt;strong&gt;The Blank G&#233;n&#233;ration&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;The Decline Of Western Civilization&lt;/strong&gt; sur l'effervescence de br&#232;ves bulles artistiques, hors du temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le CBGB, Patti Smiths, les Talking Heads, les Ramones, les NY Dolls, Tom Verlaine, Richard Hell, Blondie, les quartiers sordides, les drogues, l'urgence, les chocs musicaux, les fulgurances... &#171; I belong to The Blank Generation &#187; comme le chantait Richard Hell : tout est l&#224; dans le pr&#233;cieux film D'Amos Poe. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans &lt;i&gt;The Decline of Western Civilization&lt;/i&gt;, Penelope Spheeris d&#233;crit de la m&#234;me fa&#231;on la sc&#232;ne punk violent et chaotique de Los Angeles : Black Flag, Germs, X&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Downtown 81&lt;/strong&gt; ne sortira au grand jour qu'en l'an 2000 mais c'est pour la m&#234;me ville que Edo Bertoglio filme parall&#232;lement la gen&#232;se du hip-hop, autour du peintre &lt;strong&gt;Jean Michel Basquiat&lt;/strong&gt; figure &#224; la fois centrale et marginale des milieux artistiques new-yorkais. Il n'est alors pas si rare que les rockers du CBGB c&#244;toient les rappeurs du Bronx ou de Harlem.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Wild Style&lt;/strong&gt; consid&#233;r&#233; comme le premier film hip-hop est remarquable de pr&#233;cision sur les pr&#233;mices de la cette sc&#232;ne. Un vague enrobage fictionnel met en lumi&#232;re les Fab Five Freddy, Lee Quinones, Lady Pink, The Rock Steady Crew, The Cold Crush Brothers, la Zulu Nation, Grandmaster Flash, les Block parties, le graff. Ce &lt;i&gt;Wild Style&lt;/i&gt; fut fondamental pour la diffusion de la culture hip-hop&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Par procuration.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ces trois films en prenant les points de vue de l'animateur radio passionn&#233;, du disquaire &#233;rudit et du journalistes en herbe, caract&#233;risent la fascination qu'exerce le monde du rock sur leurs auteurs, leur passion pour une musique qu'il ne peuvent qu'admirer ou toucher du bout des doigts.&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;&lt;strong&gt;High Fidelity&lt;/strong&gt; est tir&#233; du roman de Nick Hornby (dans &lt;i&gt;Fever Pitch&lt;/i&gt; il d&#233;roule sa ferveur pour son club de foot Arsenal). C'est une rom com banale mais qui raconte de fa&#231;on hilarante et attachante la vie d'un disquaire d&#233;vor&#233; par sa passion. Elle d&#233;crit scrupuleusement la sociologie du disquaire et son penchant un peu vain de la collectionnite et de l'&#233;rudition, qui le condamne finalement &#224; la solitude&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le personnage interpr&#233;t&#233; par un Jack Black plus vrai que nature que beaucoup jureraient avoir rencontr&#233; un jour chez son disquaire vaut le visionnage du film &#224; lui seul.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui n'a jamais r&#234;v&#233; d'&#234;tre le John Peel de sa g&#233;n&#233;ration ? Dans &lt;strong&gt;Pump up the Volume&lt;/strong&gt; on se prend d'affection pour le h&#233;ros introverti que l'on aurait peut-&#234;tre voulu &#234;tre au lyc&#233;e en se d&#233;chainant derri&#232;re le micro de sa radio pirate, luttant contre la censure des contr&#233;es conservatrices arm&#233; de toutes ces musiques alternatives (cette sc&#232;ne au son du &lt;i&gt;Wave of Mutilation&lt;/i&gt; (uk surf) des Pixies&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de l'&#233;ternelle r&#233;volte adolescente, ce&lt;i&gt; Pump Up the Volume&lt;/i&gt; rend hommage &#224; ces fameuses coll&#232;ges-radio qui ont propuls&#233; les destins de tant de groupes : REM, Beastie Boys, le grunge, la power pop des Pixies, Husker ou Nada Surf... Il remet aussi au gout du jour pour toute une g&#233;n&#233;ration, Leonard Cohen, figure du commandeur du po&#232;te folk impassible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus tard le film &lt;i&gt;Good Morning England&lt;/i&gt; rendra hommage aux radios pirates comme Caroline sur un ton plaisant mais anecdotique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Almost Famous&lt;/strong&gt; provoque des sentiments mitig&#233;s : film d&#233;licieux au gout doux-amer pour certains aspects, il loupe malheureusement un tantinet le coche en ne faisant qu'effleurer les questions que posent les comportements d&#233;brid&#233;s et outranciers d'une aristocratie rock, qui paraissent, vue des ann&#233;es 2020, incompr&#233;hensibles et repr&#233;hensibles pour ce film semi-autobiographique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cameron Crowe d&#233;marra &#224; 15 ans comme journaliste &#224; Rolling Stone. Il a donc c&#244;toy&#233; tout ce petit monde et connait bien la sc&#232;ne rock des ann&#233;es 70. Il se rem&#233;more ces instants en inventant un groupe, Stillwaters, cens&#233; condenser les vies de plusieurs des idoles de l'&#233;poque. En fait, le m&#233;rite du film est sans doute de faire apparaitre sous les traits du g&#233;nial Philip Seymour Hoffman le critique Lester Bang consid&#233;r&#233; comme l'alpha et l'om&#233;ga du genre. Ce qui mis en &#233;mois toute la frange de fans nourris a la cuture de la critique rock&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Citons en compl&#233;ment le petit film sans pr&#233;tention mais irr&#233;sistible : &lt;i&gt;Rock Academy&lt;/i&gt; o&#249; Jack Black fait feu de tout bois en tant que professeur de rock dans une &#233;cole priv&#233;e pour transmettre et donner les codes de tout bon groupe de rock pour casser les codes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Ennio.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Tout a &#233;t&#233; dit mille fois sur &lt;strong&gt;Ennio Morricone&lt;/strong&gt;, statue du commandeur de la musique de film, mais il fut aussi un certain temps m&#233;pris&#233; par ses pairs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la fin du 20&#232;me si&#232;cle. il est donc litt&#233;ralement adul&#233; et est devenu une pierre angulaire de la pop culture, remplissant lui-m&#234;me les z&#233;niths lors des tourn&#233;es triomphales &#224; guichets ferm&#233;s &#224; travers le monde entier. Il a &#233;videmment influenc&#233; bon nombre d'artistes dans le monde de la pop musique. Nous n'en ferons pas l'ex&#233;g&#232;se mais citons deux anecdotes croustillantes &#224; propos de ses musiques.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;Si on en a le souvenir ou si on a la curiosit&#233; d'aller jeter une oreille sur le g&#233;n&#233;rique de &lt;i&gt;La Folie des grandeurs&lt;/i&gt; (avec Louis De Fun&#232;s sur une musique de Michel Polnareff) puis d'aller se ensuite se passer le th&#232;me intitul&#233; &lt;i&gt;La Horde Sauvage&lt;/i&gt; pour le film &lt;i&gt;Mon Nom Est Personne&lt;/i&gt; on y trouvera quelques similitudes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le Maestro a d&#233;clar&#233; s'&#234;tre inspir&#233; de &lt;i&gt;La Chevauch&#233;e des Walkyries&lt;/i&gt; de Wagner mais peut-&#234;tre a-t-il aussi &#233;t&#233; guid&#233;, largement, sans trop le clamer, par cette composition de Polnareff, pour la l&#233;g&#232;ret&#233; de la m&#233;lodie par exemple&#8230; Le m&#234;me Polnareff rendait avec ce titre &#233;videmment hommage &#224; l'une de ses idoles. Boucle boucl&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le th&#232;me &lt;i&gt;A chapel shootout&lt;/i&gt; de la bande originale de &lt;strong&gt;Et pour quelques dollars de plus&lt;/strong&gt; est en partie &#224; l'origine du tube &lt;i&gt;Blue Monday&lt;/i&gt; de New Order. Sa ligne de basse est ainsi adapt&#233;e, en acc&#233;l&#233;r&#233;, par Peter Hook le bassiste du groupe. Elle est devenue celle de l'un des morceaux embl&#233;matiques la musique &#233;lectronique et le maxi 45 tours le plus vendu de l'histoire...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs ce m&#234;me groupe demanda &#224; Ennio Morricone de produire un album entier mais il refusa, ne voulant pas s'abaisser &#224; produire des groupes de pop &#224; la mode. New Order publia ensuite un titre de 17 minutes &lt;i&gt;Elegia &lt;/i&gt; directement inspir&#233; par ce m&#234;me film.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le groupe confia un peu plus tard la r&#233;alisation de la remarquable vid&#233;o de l'un de ses singles &lt;i&gt;The Perfect Kiss&lt;/i&gt; au r&#233;alisateur Jonathan Demn (&lt;i&gt;Le Silence des Agneaux&lt;/i&gt;) en faisant appel &#224; Henri Alekan, alors &#226;g&#233; de plus de 75 ans, chef de la photographie de, entre autres, &lt;i&gt;La Belle et la B&#234;te&lt;/i&gt; de Jean Cocteau en 1946. Alekan finissait dans le m&#234;me temps son travail sur &lt;i&gt;Les Ailes du D&#233;si&lt;/i&gt;r de Wenders en &#233;clairant Nick Cave et ses Bad Seeds&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le m&#234;me Jonathan Demne n'en &#233;tait pas &#224; son coup d'essai : auteur d'un concert film&#233; des Talking Heads (&lt;i&gt;Stop Making Sense&lt;/i&gt;) dont la vid&#233;o &lt;i&gt;Once in a Lifetime&lt;/i&gt; d'une intensit&#233; rarement &#233;gal&#233;e et diffus&#233;e lors du jour inaugural de MTV est conserv&#233;e au Moma. Jonathan Demne offre aussi au groupe ind&#233; culte The Feelies d'apparaitre dans &lt;i&gt;Dangereuse sous tout rapport&lt;/i&gt; (l'un des meilleurs r&#244;les de M&#233;lanie Griffith) pendant la sc&#232;ne de bal&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_502 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.hydrophone.fr/IMG/jpg/expo_cine_musique_page_43.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH707/expo_cine_musique_page_43-41d7a.jpg?1745320829' width='500' height='707' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Blow up&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Blow up&lt;/strong&gt; au-del&#224; du chef d'&#339;uvre d&#8216;Antonioni, c'est aussi une sc&#232;ne d'anthologie : l'une des premi&#232;res repr&#233;sentations r&#233;ussies d'un groupe de rock en live, les &lt;strong&gt;Yardbirds&lt;/strong&gt;, en l'occurrence, film&#233;s au plus pr&#232;s dans un fameux club underground du Swinging London, le Ricky Tick. On y ressent l'intensit&#233; et la rage de Jimmy Page et Jeff Beck devant un public de jeunes branch&#233;s, les mods, fig&#233;s et &#233;berlu&#233;s et en complet d&#233;calage&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le film en lui-m&#234;me annonce d&#233;j&#224; les impasses et les contradictions de cette jeunesse londonienne r&#233;volt&#233;e mais d&#233;j&#224; happ&#233;e par le business.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_470 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.hydrophone.fr/IMG/jpg/expo_cine_musique_page_11.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH707/expo_cine_musique_page_11-ba789.jpg?1745320829' width='500' height='707' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;C'est Spinal Tap&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le premier v&#233;ritable film se moquant f&#233;rocement de la vie des nouvelles idoles milliardaires du rock fut l'&#339;uvre, au milieu des ann&#233;es 70 du Monty Python Eric Idles. Il cr&#233;a The Rutles pour la t&#233;l&#233;vision avant d'en faire en 1978 un faux documentaire &lt;i&gt;All you need is cash&lt;/i&gt;. Et d'ailleurs puisqu'il s'y' reconnu facilement, le Beatles Georges Harrison au sens de l'humour d&#233;velopp&#233; finan&#231;a ensuite le film &lt;i&gt;La Vie de Brian&lt;/i&gt; des Monty Python.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;Quelques ann&#233;es plus tard en 1984, Christopher Guest accompagn&#233; de Harry Shearer et Mickael McKean lance le groupe Spinal &lt;strong&gt;Tap&lt;/strong&gt; groupe de Heavy M&#233;tal comme il en existe d'innombrables au Royaume-Uni &#224; l'&#233;poque. Il apparait dans un premier temps &#224; la t&#233;l&#233;vision pour tr&#232;s vite propulser les aventures du groupe sur grand &#233;cran. &lt;strong&gt;This is Spinal Tap&lt;/strong&gt; est une parodie du circuit rock heavy m&#233;tal et progressifs des ann&#233;es 70 et en m&#232;me temps des rockumentaires boursoufl&#233;s et hagiographiques qui commencent &#224; se multiplier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le film raconte concr&#232;tement une tourn&#233;e se transformant en d&#233;sastre et enchaine sc&#232;nes et dialogues d'anthologie d&#233;sopilants entr&#233;s dans la m&#233;moire collective au point qu'on les jureraient authentiques... En r&#233;alit&#233; le succ&#232;s de film se fit par l'interm&#233;diaire des vid&#233;oclubs et des VHS passant de main en main.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son titre est aussi devenu une expression populaire sarcastique (c'est Spinal Tap) utilis&#233;e r&#233;guli&#232;rement aujourd'hui pour d&#233;crire certaines situations qui pourraient se confondre avec la fiction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'h&#233;ritier direct de Spinal Tap fut sana aucun doute &lt;i&gt;Wayne's World&lt;/i&gt; mais changement d'&#233;poque, avec pour h&#233;ros, des fans affal&#233;s sur leurs canap&#233;s devant la t&#233;l&#233;vision.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_464 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.hydrophone.fr/IMG/jpg/expo_cine_musique_page_05.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH707/expo_cine_musique_page_05-33f06.jpg?1746677328' width='500' height='707' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;The Harder they come&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il y eu les films de Gordon Parks, &lt;i&gt;Superfly&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Shaft&lt;/i&gt;, la fameuse Blaxploitation et les titres intemporels de Curtis Mayfield et Isaac Hayes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;Et il y eu &lt;strong&gt;The Harder they Come&lt;/strong&gt; de Perry Henzell avec le chanteur &lt;strong&gt;Jimmy Cliff &lt;/strong&gt; pour principal acteur, et un premier film tourn&#233; en Jama&#239;que d&#233;volu au reggae. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le film vaut pour sa bande originale avec des titres chant&#233;s par Jimmy Cliff (&lt;i&gt;Many rivers to cross&lt;/i&gt;) mais aussi pour ses classiques comme &lt;i&gt;Pressure Drop&lt;/i&gt; des Toots &amp; the Maytals, entre autres&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jimmy Cliff surfera ardemment sur ce film pour acc&#233;der &#224; la notori&#233;t&#233; et au succ&#232;s dans la vari&#233;t&#233; internationale avec la cons&#233;cration et le tube &lt;i&gt;Reggae night&lt;/i&gt; dans les ann&#233;es 80...&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_495 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.hydrophone.fr/IMG/jpg/expo_cine_musique_page_36.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH707/expo_cine_musique_page_36-9621f.jpg?1745320830' width='500' height='707' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Nouvel Hollywood&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin des ann&#233;es 60 les premiers films sous influence de la contre-culture voient le jour. Et biberonn&#233;s au flower power et &#224; Woodstock, des cin&#233;astes en herbe ou improvis&#233;s se l&#226;chent.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Easy Rider&lt;/strong&gt; symbolise ce nouvel esprit, le road-trip, les hippies, les drogues, et le rock... Combien de fois avons-nous entendu le &lt;i&gt;Born to be wild&lt;/i&gt; de Steppenwolf mis &#224; toutes les sauces pour illustrer la soif de libert&#233;, la route&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout cas Dennis Hopper lance les d&#233;s et des r&#233;alisateurs qui ont baign&#233; dans ces musiques vont mettre un point d'honneur &#224; en truffer leurs films.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la c&#244;te Est, bien avant Tarantino, Martin Scorsese juge indispensable de donner une place dans ses longs m&#233;trages aux musiques contemporaines de l'action, qui influencent m&#234;me sa mise en sc&#232;ne. &lt;strong&gt;Mean Streets&lt;/strong&gt;, avec l'utilisation de &lt;i&gt;Be My Baby&lt;/i&gt; des Ronettes ou du &lt;i&gt;Jumpin' Jack Flash&lt;/i&gt; des Stones inaugure merveilleusement le long chemin de vie commune de Martin Scorsese avec le rock et la musique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Los Angeles autre enfant prodige, Francis Ford Coppola signe le coup parfait avec un &lt;strong&gt;Apocalypse Now&lt;/strong&gt; impressionnant et v&#233;cu comme une claque &#224; sa sortie. Qui entend &lt;i&gt;La Chevauch&#233;e des Walkyries&lt;/i&gt; de Wagner pense imm&#233;diatement aux h&#233;licopt&#232;res fon&#231;ant balancer du napalm sur les villages du Vietnam.&lt;br class='autobr' /&gt;
Coppola en fait un hit rock. Qui entend &lt;i&gt;The End&lt;/i&gt; des &lt;strong&gt;Doors &lt;/strong&gt; pense &#224; Marlon Brando et Martin Sheen cauchemarder dans la jungle... L'alignement de tubes pop tout au long de ce trip sous acides en font l'une des plus incroyables bandes originales du 20&#232;me si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_476 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.hydrophone.fr/IMG/jpg/expo_cine_musique_page_17.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH707/expo_cine_musique_page_17-bf59e.jpg?1746677329' width='500' height='707' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Cin&#233;astes rock.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 1987, Wim Wenders est d&#233;j&#224; un cin&#233;aste r&#233;put&#233; de l'underground berlinois. Il y c&#244;toie depuis longtemps la sc&#232;ne musicale foisonnante et radicale, (notamment Blixa Bargeld et son groupe Einsturzende Neubaten) qui attire sans cesse de musiciens de tous horizons. Bowie y a retrouv&#233; la flamme artistique en compagnie d'Iggy Pop.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;Dans &lt;strong&gt;Les Ailes du D&#233;sir&lt;/strong&gt;, Palme d'or &#224; Cannes, &lt;strong&gt;Nick Cave et ses Bad Seeds&lt;/strong&gt; avec &lt;strong&gt;Blixa Bargeld&lt;/strong&gt;, sont omnipr&#233;sents. Une s&#233;quence de concert va largement contribuer &#224; faire connaitre Nick Cave au-del&#224; des cercles d'initi&#233;s, &#224; de nouvelles g&#233;n&#233;rations d'adolescents curieux que le&lt;i&gt; From Here to Eternity&lt;/i&gt; chamboula. Pour Nick Cave ce n'est que le d&#233;but d'une longue histoire avec le cin&#233;ma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hal Hartley est un peu le cousin d'Am&#233;rique de Wenders. Le New-Yorkais totalement immerg&#233; dans la sc&#232;ne musicale de sa ville ne se g&#234;ne pour int&#233;grer la cr&#232;me de l'indie rock dans ses films : Sonic Youth, PJ Harvey, Pavement, My Bloody Valentine &#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans &lt;strong&gt;Simple Men&lt;/strong&gt;, outre le &lt;i&gt;Kool Thing&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Sonic Youth&lt;/strong&gt;, il signe sous le pseudo de Ned Rifle une splendide bande son en compagnie de ses amis et n&#233;anmoins prodigieux Yo La Tengo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une B.O tarantinesque. L'expression courante dit tout. Quentin Tarantino s'approprie presque l'id&#233;e de la B.O. &#224; part enti&#232;re. De &lt;strong&gt;Reservoir Dogs&lt;/strong&gt; le premier, &#224; &lt;i&gt;Il &#233;tait une fois Hollywood&lt;/i&gt;, ses films regorgent de p&#233;pites &#224; d&#233;couvrir, red&#233;couvrir. Un r&#233;gal absolu jusqu'&#224; l'indigestion parfois&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour son onzi&#232;me long m&#233;trage, &lt;strong&gt;Only Lovers Left Alive&lt;/strong&gt;, Jarmush nous plonge au c&#339;ur du quotidien d'un couple de vampires dont l'un est musicien et ce durant plusieurs si&#232;cles. Entre le &lt;i&gt;Dracula&lt;/i&gt; de Coppola et les errances urbaines &#224; la Jarmush, il est impossible de dissocier cette romance gothique de la musique de &lt;strong&gt;Josef Van Wissen&lt;/strong&gt;, pesante, sombre, m&#233;lancolique et po&#233;tique &#224; souhait. &lt;br class='autobr' /&gt;
Si SQ&#220;RL groupe exp&#233;rimental dont Jarmush est le guitariste et compositeur, est aussi tr&#232;s pr&#233;sent, le luth de Josef Van Wissen sonne terriblement juste. Il obtient sans discussion possible le prix de la meilleure musique originale au Festival de Cannes en 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs quand Josef Van Wissen donnera un concert ici &#224; Lorient au sein de la petite Chapelle St Christophe un soir d'hiver, tout dans son attitude avant et pendant le concert donnera l'impression d'un personnage directement &#233;chapp&#233; du film&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Menace II Society&lt;/strong&gt; est la premi&#232;re &#339;uvre cin&#233;matographique des fr&#232;res Hugues en 1993.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ils y affirment pour la premi&#232;re fois une ambition politique et sociale qui d&#233;nonce les violences du ghetto, le racisme, la pauvret&#233;, les ravages des drogues et de son trafic.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, il y eu deux ans avant le &lt;i&gt;Boyz N the Hood&lt;/i&gt; de John Singleton. Et encore auparavant la com&#233;die &lt;i&gt;Do The Right Thing &lt;/i&gt; de Spike Lee dans lequel sonne avec fracas les premi&#232;res incursions du hip-hop avec la bombe &lt;i&gt;Fight the Power&lt;/i&gt; de Public Enemy. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais les fr&#232;res Hugues, avec une bande son irr&#233;prochable font de &lt;i&gt;Menace II Society &lt;/i&gt; une r&#233;f&#233;rence &#224; la fois revendicatrice et convaincante pour le grand public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'industrie s'empare ensuite du ph&#233;nom&#232;ne. Le hip-hop va prendre le pouvoir dans l'industrie du disque et infiltrer la plupart des bandes sons du cin&#233;ma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux belles r&#233;ussites &lt;i&gt;8 miles&lt;/i&gt; de Curtis Hanson pour Eminem en 2008 et&lt;i&gt; Straight Outta Compton&lt;/i&gt; pour N.W.A en 2015 vont accompagner ce mouvement in&#233;luctable.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Fight Club&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Black Francis ex-leader des &lt;strong&gt;Pixies&lt;/strong&gt;, est au creux de la vague apr&#232;s la s&#233;paration douloureuse du quatuor en 1994, notamment en raison de sa m&#233;sentente avec Kim Deal qu'il jalouse, elle qui a trust&#233; les charts mondiaux avec les Breeders et &lt;i&gt;Cannonball&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;Car les Pixies, groupe de rock ind&#233; am&#233;ricain, ont certes collectionn&#233; les dithyrambes, rempli les salles et vendu des albums mais en d&#233;finitive ils n'ont fait qu'effleurer la gloire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Frank Black balance alors des albums &#224; la pelle plus ou moins b&#226;cl&#233;s. Les r&#234;ves de gloire ont l'air d'&#234;tre derri&#232;re lui&#8230; Il traine son spleen sur les sc&#232;nes d'Europe mais en ce d&#233;but de 21&#232;me si&#232;cle, lors de ses concerts sur les festivals d'&#233;t&#233;, en plein air il joue &lt;i&gt;Where is My mind&lt;/i&gt;, (morceau de Surfer Rosa,premier album du groupe sorti en 1988) et il voit le public le reprendre en c&#339;ur dans une sorte de communion extatique. Et lui de se laisser submerger par l'&#233;motion&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de l'un de ses concerts en France en 2001, il avouera dans les loges son &#233;tonnement. Et on lui montrera apr&#232;s le concert les images film&#233;es pour Arte, les gamins chanter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous avaient d&#251; ressentir les m&#234;mes &#233;motions devant le &lt;strong&gt;Fight Club&lt;/strong&gt; de David Fincher, film culte, source de pol&#233;miques et &#233;chec commercial, pour cette sc&#232;ne d'anthologie dont &lt;i&gt;Where is my mind&lt;/i&gt; en a fait le sel&#8230; Et que d'ailleurs la plupart d&#233;couvrirons plut&#244;t en DVD. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le retour de flamme se confirme, Black Francis reforme alors les Pixies sans Kim Deal en 2001 pour des tourn&#233;es triomphales qui se prolongent encore aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une version au piano aura les honneurs de la remarquable s&#233;rie fantastique multi r&#233;compens&#233;e &lt;i&gt;The Leftlovers&lt;/i&gt; &#224; partir de 2014.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_503 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.hydrophone.fr/IMG/jpg/expo_cine_musique_page_44.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH707/expo_cine_musique_page_44-9c111.jpg?1746677329' width='500' height='707' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Garden State&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'origine petit film ind&#233;pendant type Sundance ce&lt;strong&gt; Garden State&lt;/strong&gt; va connaitre un succ&#232;s surprenant par la pr&#233;sence solaire et &#233;patante de Natalie Portman. Il va aussi permettre &#224; &lt;strong&gt;The Shins&lt;/strong&gt; groupe de pop ind&#233; d'Albuquerque au Nouveau Mexique &#224; la renomm&#233;e toute relative, inspir&#233; par les Smiths et destin&#233; au public des fans am&#233;ricains de Belle &amp; Sebastian, de se construire une improbable carri&#232;re internationale.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;&#171; &#201;coute ce titre, il va changer ta vie &#187;, &lt;i&gt;New Slang&lt;/i&gt; va devenir un hymne par la magie d'une sc&#232;ne o&#249; Natalie Portman encore jeune star en devenir, fait &#233;couter dans son walkman cette chanson &#224; son voisin et fait fondre la totalit&#233; des cin&#233;philes ayant assist&#233; &#224; la projection du film.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Shins et James Mercer son leader changent de statut, 3 ans apr&#232;s la sortie de l' album et se retrouvent alors un peu d&#233;sar&#231;onn&#233;s &#224; remplir des salles et &#224; devoir le promouvoir alors qu'ils viennent de sortir le deuxi&#232;me, &lt;i&gt;Chute to Narrow&lt;/i&gt;. Ils rencontrent le succ&#232;s jusqu'en Europe et attirent la foule m&#234;me en France, l'Elys&#233;e Montmartre en lieu et place de la Boule Noire et ses hipsters indie rock. &lt;br class='autobr' /&gt;
Presque 20 ans apr&#232;s la sortie de ce film, cette sc&#232;ne, ce morceau n'ont rien perdu de leur fraicheur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe des dizaines d'autres cas bien s&#251;r. De &lt;i&gt;Mr Robinson&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;The Sound of Silence&lt;/i&gt; qui ont bien aid&#233; Simon &amp; Garfunkel a connaitre un succ&#232;s plan&#233;taire, au &lt;i&gt;One hit Wonder&lt;/i&gt; d'Urge Overkill, avec une reprise de Neil Diamond Girl, &lt;i&gt;You'll Be a Woman Soon&lt;/i&gt;, pour Uma Thurman et John Travolta dans Pulp Fiction. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ou bien le &lt;i&gt;Street of Philadlephia&lt;/i&gt; de Bruce Sprinsteen pour &lt;i&gt;Philadelphia &lt;/i&gt; (Jonathan Demne), &#233;norme succ&#232;s critique et commercial contribuant &#224; relancer la carri&#232;re du boss et lui donner une image plus moderne.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_477 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.hydrophone.fr/IMG/jpg/expo_cine_musique_page_18.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH707/expo_cine_musique_page_18-4d708.jpg?1746677329' width='500' height='707' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Teenage kicks.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Don't You Forget About Me, tube interplan&#233;taire de&lt;strong&gt; Simple Minds&lt;/strong&gt; : sans doute ne reste-t-il que cela dans les m&#233;moires de ce &lt;strong&gt;Breakfast Club&lt;/strong&gt;, production du milieu des ann&#233;es 80, pour la plupart de ceux ont d&#251; la voir &#224; la t&#233;l&#233;vision plus qu'au cin&#233;ma. Le groupe &#233;cossais ne fut pas toujours tr&#232;s &#224; l'aise avec ce titre. Il refusa m&#234;me un temps de le jouer en concert. A l'origine le titre fut propos&#233; &#224; Bryan Ferry puis &#224; Billy Idol qui ne donn&#232;rent pas suite alors que Simple Minds d&#233;clina avant finalement de c&#233;der&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re cette histoire &#233;crite et r&#233;alis&#233;e par John Hugues, le monsieur teen movie am&#233;ricain, celle d'une journ&#233;e de colle pour 5 lyc&#233;ens aux profils arch&#233;typaux, le film aborde subtilement les questions existentielles de l'adolescence de mani&#232;re beaucoup moins superficielle qu'il n'y parait&#8230; Les dialogues sont remarquables. &lt;br class='autobr' /&gt;
En l'associant &#224; &lt;i&gt;Pretty In Pink&lt;/i&gt;, &#233;crit par le m&#234;me John Hugues et avec une merveilleuse B.O comprenant des classiques de Psychedelic Furs, New Order, Smiths ou Echo &amp; The Bunnymen, cela ressemble tout simplement &#224; une sorte de sainte trinit&#233; du genre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Teenage apocalypse trilogy, voil&#224; comment Gregg Araki d&#233;crit cette suite compos&#233;e de &lt;i&gt;Totally F***ed Up&lt;/i&gt; (1994), &lt;i&gt;The Doom Generation&lt;/i&gt; (1995) et donc &lt;strong&gt;Nowhere&lt;/strong&gt;. Le d&#233;cor est bien plant&#233; et bien &#233;loign&#233; d'&lt;i&gt;American Graffiti&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Breakfast Club&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Pretty in Pink&lt;/i&gt;. Ce &lt;i&gt;Nowhere &lt;/i&gt; est aussi le plus maitris&#233; des trois films. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est une sorte de Beverly Hills psych&#233;d&#233;lique, un voyage hallucin&#233; d'adolescents paum&#233;s entre comportements destructeurs, qu&#234;te de sens et ambiance de fin du monde. Les accointances avec Bret Eston Ellis et ses romans &lt;i&gt;Moins que Z&#233;ro&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Les lois de l'attraction&lt;/i&gt; sont nettes. La musique &#233;l&#233;ment central de la vie de ces ados souligne parfaitement son &#233;poque et en fait le premier film &#171; shoegaze &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Slowdive &lt;/strong&gt; en ouverture donne le ton. La s&#233;rie &lt;i&gt;Euphorie &lt;/i&gt; pourrait faire office d'h&#233;riti&#232;re directe des ann&#233;es 2020.&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certaines fois l'ad&#233;quation entre un film et certains titres de sa bande originale ayant pourtant connu leur propre vie, se marient tellement comme une &#233;vidence, qu'ils y restent &#224; jamais li&#233;s. &lt;strong&gt;Donnie Darko&lt;/strong&gt;, premier film de Richard Kelly (qui r&#233;alisera plus tard le d&#233;jant&#233; et culte &lt;i&gt;Southand Tales&lt;/i&gt;) appartient &#224; cette cat&#233;gorie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les sc&#232;nes au son de &lt;i&gt;The Killing Moon&lt;/i&gt; de Echo &amp; The Bunnymen, ou de &lt;i&gt;Under the Milkyway&lt;/i&gt; de The Church sont particuli&#232;rement abouties. Mais ce teenage movie &#224; l'atmosph&#232;re sombre et fantastique, entre David Lynch et Philip K.Dick, tr&#232;s lointain cousin des films de John Hugues deux d&#233;cennies plus t&#244;t, raconte l'adolescence et ses tourments face &#224; un monde passif, mais aussi la schizophr&#233;nie, l'&#233;lasticit&#233; de l'espace-temps entre autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premier r&#244;le remarqu&#233; de Jake Gyllenhaal, futur Superman, il est per&#231;u comme herm&#233;tique &#224; sa sortie pour finir par rencontrer un public, notamment en Europe, apr&#232;s 2 ans de bouche et oreille. S&#251;rement aussi gr&#226;ce &#224; cette sc&#232;ne bouleversante de la fin du film au son d'une reprise sublime de &lt;strong&gt;Tears For Fears&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;Mad World&lt;/i&gt;, chant&#233;e par Gary Jules et arrang&#233;e par Michael Andrews auteur de la totalit&#233; de la bande son.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;cemment &#224; l'occasion d'un live a la t&#233;l&#233;vision britannique pour leur retour discographique Tears For Fears jouait ce titre. Le pr&#233;sentateur remercia ensuite en direct, le groupe pour cette belle reprise, ne sachant pas, qu'ils en &#233;taient les v&#233;ritables auteurs. Confusion pardonnable, car r&#233;currente, pour une grande partie du public aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Biopics&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;S'il y a bien une cat&#233;gorie dont l'industrie du cin&#233;ma raffole c'est la biographie de star, en g&#233;n&#233;ral morte et enterr&#233;e. La tendance s'est accentu&#233;e depuis 2000 en pleine vague r&#233;tromania, mais depuis 40 ans de tr&#232;s nombreux biopics de stars du rock ont vu le jour, le plus souvent pour un r&#233;sultat d&#233;cevant, convenu ou insipide car sous la coupe des maisons de disques, des producteurs ou des ayant droits.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;Certes, des r&#233;ussites il en existe quelques-unes : &lt;i&gt;The Rose&lt;/i&gt; (fortement inspir&#233;e par la vie de Janis Joplin), &lt;i&gt;Walk The Line&lt;/i&gt; sur Johnny Cash, &lt;i&gt;Bird &lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Honky Tonk Man &lt;/i&gt; de Clint Eastwood, &lt;i&gt;Control &lt;/i&gt; de Anton Corbjin ou le tr&#232;s sous-estim&#233; &lt;i&gt;Love &amp; Mercy&lt;/i&gt; de Bill Pohlad, mais ils font plut&#244;t office d'exception.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait y ranger &lt;strong&gt;24 hours Party People&lt;/strong&gt;, une com&#233;die sortie en 2002, r&#233;alis&#233; par Micha&#235;l Winterbotton en compagnie de Frank Cottrell Boyce &#224; l'&#233;criture, pass&#233;e sous les radars en dehors de l'Angleterre mais pr&#233;sent&#233;e au festival de Cannes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette petite production sans r&#233;elle pr&#233;tention initiale est consacr&#233;e &#224; la vie et l'&#339;uvre de Tony Wilson personnage central fantasque, charismatique, entrepreneur et pr&#233;sentateur de Granada TV, &#224; Manchester dans les ann&#233;es 70 et 80. Il pr&#233;senta ainsi une &#233;mission o&#249; se produisirent tous les groupes punk et post-punk de l'&#233;poque parfois pour leur premi&#232;re fois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le titre du film &#224; lui seul r&#233;sume totalement la vie autour du label Factory, de la Hacienda et la naissance de cette fameuse sc&#232;ne de Manchester qui va essaimer &#224; travers le monde. &lt;i&gt;24 Hours Party People&lt;/i&gt; contextualise d'une mani&#232;re nouvelle, d&#233;cal&#233;e &#224; l'humour tout mancunien, et finalement plus r&#233;aliste, le mythe, de la triste Angleterre du nord sinistr&#233;e des ann&#233;es Thatcher jusqu'&#224; l'explosion madchester.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l'aveux m&#234;me des t&#233;moins et protagonistes de l'&#233;poque, le film reproduit assez fid&#232;lement toute cette histoire, ses trag&#233;dies, ses absurdit&#233;s cette impression de fr&#233;n&#233;sie incontr&#244;lable qui m&#232;nera tout ce petit monde plus ou moins &#224; la ruine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;The Runaways &lt;/strong&gt; le film est sign&#233; par la vid&#233;aste talentueuse Floria Sigismondi. Elle dirige un casting de haut vol (Kristen Stewart, Dakota Fanning et Michael Shannon) &#224; partir de l'autobiographie de Cherie Curry, Neon Angel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout le monde connait &lt;i&gt;I love Rock n Roll&lt;/i&gt; de Joan Jett &amp; the Blackhearts (une reprise de The Arrows), personne (ou presque) en Europe ne connait The Runaways&#8230; Aux Etats unis et m&#234;me en Asie le groupe a connu cependant son heure de gloire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'origine, The Runaways est mont&#233; par le redoutable producteur Kim Fowley qui voit le potentiel commercial de ce qui n'est qu'un girl's group &#233;pousant les fantasmes des rockeurs sur les groupies omnipr&#233;sentes autour des groupes. Mais Cherry Curry et Joan Jett, s'inspirant de l'anglaise Suzi Quatro vont pervertir le groupe de l'int&#233;rieur et finalement en faire un combat f&#233;ministe et une ode &#224; la lib&#233;ration sexuelle qui ne se l'avoue pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreuses am&#233;ricaines vont se reconna&#238;tre dans ce parcours chaotique et il est probable que Les Bangles, les L7, la sc&#232;ne des riott grrrls auront en m&#233;moire ce Cherry Bomb plein de vie et d'esp&#233;rance pour se lancer &#224; leur tour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;I'm Not There&lt;/strong&gt; (titre d'une chanson de Dylan) transcende l'id&#233;e m&#234;me de biopic.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Superbe trouvaille de Todd Haynes d&#233;j&#224; auteur du tr&#232;s sous-estim&#233; &lt;i&gt;Velvet Goldmine&lt;/i&gt;, le r&#244;le de &lt;strong&gt;Bob Dylan&lt;/strong&gt; est jou&#233; successivement par 6 acteurs et actrices. Au travers de ces incarnations sont interpr&#233;t&#233;es diff&#233;rentes p&#233;riodes de la vie pleine de myst&#232;res d'un songwriter omnipr&#233;sent durant plus 50 ans en construisant qui plus est une &#339;uvre esth&#233;tiquement parfaite. Cate Blanchett m&#233;tamorphos&#233;e est fabuleuse et le film est d'une justesse magistrale et d'une &#233;nergie folle.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_466 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.hydrophone.fr/IMG/jpg/expo_cine_musique_page_06.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH707/expo_cine_musique_page_06-c6719.jpg?1746677329' width='500' height='707' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Dig !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;sent&#233; &#224; Sundance en 2004, o&#249; il fut d'ailleurs prim&#233;, &lt;strong&gt;Dig !&lt;/strong&gt; est un documentaire retrace les destins crois&#233;s de deux groupes de la sc&#232;ne rock psych&#233;d&#233;lique de Los Angeles durant 7 ann&#233;es. Ce qui en fait sans aucun doute l'un des t&#233;moignages les plus saisissants de la vie tumultueuse d'une vie de groupe : &lt;strong&gt;The Dandy Warhols&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;The Brian Jonestown Massacre&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;Des exc&#232;s en tout genre, des tourn&#233;es interminables, des moments d'ennui, des concerts rat&#233;s, des angoisses artistiques, des questions existentielles, des d&#233;boires en tout genre, tout de ce que l'on imagine de la vie de la rock star underground &#224; la recherche des sentiers de la gloire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le film raconte surtout la rivalit&#233; des deux leaders, fr&#232;res ennemis, Anton Newcombe et Courtney Taylor. Ce dernier avec les Dandy Warhols, n'h&#233;site pas une seconde &#224; faire des concessions pour percer. Alors qu'avec son BJM, Anton Newcombe passe pour l'artiste int&#232;gre et radical qui attire les faveurs du spectateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autant plus qu'au succ&#232;s critique s'ajoute le succ&#232;s public avec pour cons&#233;quence in&#233;luctable de brouiller les deux rivaux, alors qu'Anton Newcombe reprochera publiquement au r&#233;alisateur d'insister sur son c&#244;t&#233; destructeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut s'interroger cependant sur certains aspects du doc un poil manich&#233;ens, et m&#234;me tr&#232;s sc&#233;naris&#233;. Car Il n'y a pas si longtemps des langues se sont d&#233;li&#233;es, des versions diff&#233;rentes de la gen&#232;se du film se sont oppos&#233;es.Le vrai du faux ? On n'en saura pas plus mais presque 20 ans apr&#232;s les Dandy Warhols ont quasiment disparu de la circulation, en subissant quelque peu les sarcasmes alors que BJM surfe sur le succ&#232;s et poss&#232;de une aura immense dans le milieu rock alternatif international&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Sugar Man&lt;/i&gt;, sur la vie du musicien oubli&#233; Sixto Rodriguez, film documentaire oscaris&#233; et dont le succ&#232;s eu une tout autre ampleur est lui aussi sujet &#224; caution car comportant une bonne part de fiction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Anvil the story of Anvil&lt;/i&gt; suit un peu les traces de &lt;i&gt;Dig &lt;/i&gt; pour l'esth&#233;tique heavy metal avec de faux airs de &lt;i&gt;Spinal Tap&lt;/i&gt; pour de vrai.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_472 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.hydrophone.fr/IMG/jpg/expo_cine_musique_page_13.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH707/expo_cine_musique_page_13-80ff4.jpg?1746677329' width='500' height='707' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Nick Cave&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Du rapport de Nick Cave au cin&#233;ma on pourrait presque &#233;crire un livre, tellement il croise sa route depuis ses d&#233;buts &#224; la fin des ann&#233;es 70. Il a multipli&#233; les apparitions, les bandes sons. Et peut-&#234;tre que la seule comparaison possible serait David Bowie.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir de cette incroyable s&#233;quence de concert dans &lt;strong&gt;Les Ailes du D&#233;sir&lt;/strong&gt;, il devient un compagnon de route de Wenders. Il va aussi multiplier les collaborations en tant qu'acteur, du r&#244;le principal dans&lt;i&gt; The Ghost of The Civil Dead&lt;/i&gt; &#224; celui de troubadour dans &lt;i&gt;L'assassinat de Jesse James par le l&#226;che Robert Ford&lt;/i&gt; avec Brad Pitt, il irradie l'&#233;cran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant sa musique, seul ou en compagnie de son bin&#244;me, le magicien Warren Ellis, il laisse une empreinte presque sans &#233;quivalent ces 20 derni&#232;re ann&#233;es du moins dans l'univers du cin&#233;ma et de la s&#233;rie : de son &lt;i&gt;Red right hand&lt;/i&gt; ouvrant chaque &#233;pisode de &lt;i&gt;Peaky Blinders&lt;/i&gt; &#224; la B.O de &lt;i&gt;Shrek2 &lt;/i&gt; ou une belle sc&#232;ne dans &lt;i&gt;Harry Potter&lt;/i&gt;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec Ellis il produit une multitude de scores dont les sommets incontestables &lt;i&gt;The proposition&lt;/i&gt; en 2005 ou l'impressionnante pi&#232;ce pour &lt;i&gt;The Road&lt;/i&gt; de John Hillcoat avec Viggo Mortensen. Il &#233;crit m&#234;me une fantastique chanson qui accompagne un vol de canards dans un documentaire animalier de Jacques Perrin...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;20000 jours sur terre&lt;/strong&gt; n'est pas le premier documentaire sur Nick Cave, ni le dernier. &lt;i&gt;Skeleton Tree&lt;/i&gt; enregistr&#233; apr&#232;s le d&#233;c&#232;s de son fils est totalement bouleversant. Mais cette docufiction est scotchante de bout en bout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce film tr&#232;s atypique, Nick Cave joue le r&#244;le d'un Nick Cave tr&#232;s proche mais la tr&#232;s l&#233;g&#232;re part de jeu lui donne tout son relief. On assiste au quotidien du rocker : on le voit au r&#233;veil, au petit d&#233;jeuner, chez le psy et surtout au piano en studio en plein work in progress avec des parties musicales fabuleuses&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_465 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.hydrophone.fr/IMG/jpg/expo_cine_musique_page_07.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH707/expo_cine_musique_page_07-3059b.jpg?1745320833' width='500' height='707' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;sordres&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 2007, est sorti un remarquable biopic, de Anton Corbijn sur la vie du chanteur de Joy Division, Ian Curtis &#224; partir du livre de Deborah Curtis son &#233;pouse et de sa propre exp&#233;rience puisqu'il c&#244;toya le groupe en tant que photographe. &#224; cette &#233;poque la notori&#233;t&#233; de Joy Division s'est d&#233;j&#224; largement &#233;chapp&#233;e de l'obscurit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;21 ans plus t&#244;t, en 1986, Olivier Assayas se pr&#233;sente avec son premier long m&#233;trage : &lt;strong&gt;D&#233;sordre&lt;/strong&gt;. Au travers des vies, des &#233;mois et des vicissitudes, des drames de jeunes adultes romantiques montant un groupe de rock.&lt;br class='autobr' /&gt;
Leurs espoirs finissent broy&#233;s par les effets de la mainmise croissante de l'industrie du disque sur le rock au milieu des ann&#233;es 80. Wadeck Stanczak l'un de protagonistes principaux avec notamment Lucas Belvaux, apparait dans un r&#244;le ouvertement inspir&#233; de Ian Curtis. Traduction du titre du film : &lt;i&gt;Disorder&lt;/i&gt;, une chanson de Joy Divison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier Assayas ne cessera de truffer ses films de morceaux et de r&#233;f&#233;rences &#224; ses gouts musicaux jusqu'&#224; cette ann&#233;e ou dans la s&#233;rie Irma Vep qu'il r&#233;alise pour HBO, on voit soudainement Thurston Moore (ex-leader de Sonic Youth), l'un de ses artistes f&#233;tiches, surgir furtivement d'un placard avec son groupe et lancer quelques riffs de guitare. Un cam&#233;o compl&#232;tement hors sol et que seuls les yeux avis&#233;s vont rep&#233;rer&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_471 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.hydrophone.fr/IMG/jpg/expo_cine_musique_page_12.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH707/expo_cine_musique_page_12-c1ca3.jpg?1745320833' width='500' height='707' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les experts&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le m&#233;tier de superviseur musical n'est certes pas nouveau mais l'&#232;re des experts venus du monde de la pop prend de l'ampleur au cours des ann&#233;es 2000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On passe ainsi d'une pratique qui consistait pour les maisons de disques &#224; placer le maximum de titres bankables, &#224; un travail artistique minutieux. &lt;br class='autobr' /&gt;
Comme curateurs ils vont nouer des relations &#233;troites voir fusionnelles avec les cin&#233;astes pour deviner les d&#233;sirs de ces derniers. Mais revers de la m&#233;daille, la pratique va devenir peu &#224; peu un enjeu, une strat&#233;gie marketing, qui finit par en banaliser son usage et en faire un gimmick pop trop &#233;vident.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces superviseurs proposent les titres de leur discoth&#232;ques pharaoniques mais se lancent dans la composition. Ainsi Cliff Martinez, le batteur des Red Hot Chili Peppers a probablement plus fait pour le cin&#233;ma que pour la musique. En scrutant les g&#233;n&#233;riques son nom apparait quasiment dans un film am&#233;ricain sur deux&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les maitres incontest&#233;s : Trent Reznor, le leader de &lt;strong&gt;Nine Inch Nails&lt;/strong&gt; a supervis&#233; deux des B.O les plus embl&#233;matiques de la fin des ann&#233;es 90 : &lt;strong&gt;Lost Highway&lt;/strong&gt; de David Lynch et &lt;strong&gt;S7ven&lt;/strong&gt; de David Fincher.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_482 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.hydrophone.fr/IMG/jpg/expo_cine_musique_page_23.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH707/expo_cine_musique_page_23-41a12.jpg?1745320833' width='500' height='707' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;De David Lynch on connait son rapport &#224; la musique, sa collaboration avec Angelo Badalamenti. En choisissant Reznor pour&lt;i&gt; Lost Highway&lt;/i&gt; qui place outre ses atmosph&#232;res musicales, des in&#233;dits de Rammstein, le &lt;i&gt;I&#8216;m Deranged &lt;/i&gt; de Bowie, Barry Adamson et autres, Lynch trouve l'acolyte id&#233;al pour surligner ce maelstr&#246;m sombre et fantastique ahurissant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec &lt;i&gt;S7ven &lt;/i&gt; au-del&#224; de sa B.O dantesque, Trent Reznor d&#233;marre une collaboration de longue dur&#233;e avec David Fincher. Et reconnaissance internationale viendra en 2010 avec la B.O &#233;lectronique de &lt;i&gt;The Social Network&lt;/i&gt; en compagnie de Atticus Ross.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_459 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.hydrophone.fr/IMG/jpg/expo_cine_musique_page_45.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH707/expo_cine_musique_page_45-2c10e.jpg?1746677330' width='500' height='707' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Peu de femmes arrivent &#224; percer pour le moment. Seule la talentueuse islandaise Hildur Guonadottire (pour &lt;i&gt;The Joker&lt;/i&gt;) et Mica Levi (Micachu &amp; the Shapes) &#224; la direction artistique de &lt;i&gt;Under the Skin&lt;/i&gt; pour sa premi&#232;re B.O se sont fait une place dans le gotha.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Last but not least&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Trainspotting &lt;/strong&gt; film g&#233;n&#233;rationnel par excellence, conte les aventures de rent boy (r&#244;le qui r&#233;v&#232;le Ewan McGregor) et de ses acolytes Sick boy et Spud toxicomanes notoires. Renton cherche &#224; tout prix &#224; s'extirper de son quotidien, recherche ses doses de dope au milieu des banlieues sinistr&#233;es d'Edimbourg.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le film a choqu&#233; &#224; sa sortie et notamment lors de sa pr&#233;sentation &#224; Cannes pour la duret&#233; de certaines r&#233;alit&#233;s expos&#233;es parfois tr&#232;s cr&#251;ment.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;Mais le succ&#232;s du film, tir&#233; d'un roman de Irvin Welsh, a incontestablement b&#233;n&#233;fici&#233; d'une bande son prodigieuse.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au-del&#224; des tubes empil&#233;s c'est peut-&#234;tre l&#224; que se produit la rencontre du grand public avec la musique &#233;lectro jusque-l&#224;, hors du Royaume Uni, cantonn&#233;e &#224; l'underground. &lt;i&gt;Born Slippy&lt;/i&gt; titre du duo &#233;lectro &lt;strong&gt;Underworld&lt;/strong&gt;, r&#233;put&#233; mais au succ&#232;s modeste deviendra l'hymne d'une g&#233;n&#233;ration et de toutes les soir&#233;es pendant plus d'une d&#233;cennie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cliff Martinez &#224; la production, des nappes synth&#233;tiques collant parfaitement au souhait du r&#233;alisateur et deux singles typiquement synthwave planante, le &lt;i&gt;Real Hero&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;College / Electric Youth&lt;/strong&gt; mais surtout le &lt;i&gt;Nightcall &lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Kavinsky &lt;/strong&gt; : voil&#224; la recette pour une &#339;uvre musicale parmi les plus belles et envoutantes des ann&#233;es 2010. &lt;br class='autobr' /&gt;
Issu du premier album de Kavinsky, avec un Daft Punk, Guy-Manuel de Homem-Christo &#224; la production bien aid&#233; par Sebastien Tellier, Sebastian et Lovefoxxx au chant, un genre de dream team, la French Touch connait la cons&#233;cration cin&#233;matographique avec &lt;strong&gt;Drive&lt;/strong&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Plus que l'intrigue, somme toute ennuyeuse c'est cette errance urbaine &#224; l'esth&#233;tique Hopper et &#224; l'atmosph&#232;re de fureur de vivre sous anxiolytiques surlign&#233;es par la B.O. et &lt;i&gt;Nightcall&lt;/i&gt;, cette &#034;driving in a city in the middle of the night song&#034;, qui prend les tripes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans chacun de ses films Dolan utilise la musique sans complexe, avec une spontan&#233;it&#233; renfor&#231;ant sa capacite in&#233;galable &#224; proposer des sc&#232;nes d&#233;bordantes d'&#233;motions souvent plus que poignantes et avec cette impression syst&#233;matique que les chansons sont faites pr&#233;cis&#233;ment pour ces sc&#232;nes. Dans &lt;i&gt;Mommy &lt;/i&gt; par exemple cette s&#233;quence de Steve sur son skate avec &lt;i&gt;Wonderwall &lt;/i&gt; d'Oasis, tube par ailleurs trop entendu sur les ondes, dans ses oreilles est jubilatoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais dans &lt;strong&gt;Les Amours imaginaires (Heartbreaks)&lt;/strong&gt; on atteint les sommets de l'univers Dolan, surtout avec ces deux chansons : &lt;i&gt;Pass this on&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;The Knife&lt;/strong&gt; et &lt;i&gt;Keep the streets empty&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Fever Ray&lt;/strong&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Elles magnifient et subliment comme rarement l'&#233;criture du metteur en sc&#232;ne, observateur hors pair des &#233;motions et de leur exaltation.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_475 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.hydrophone.fr/IMG/jpg/expo_cine_musique_page_16.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH707/expo_cine_musique_page_16-69d82.jpg?1746677330' width='500' height='707' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hydrophone prend la tangente.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On plonge dans une th&#233;matique en lien avec l'actualit&#233; (ou non), avec comme terrain de jeu, les musiques actuelles, &#233;videmment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis on &#233;crit, on compile, on fait des playlists, on (re)d&#233;couvre des livres, des films, des albums.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce huiti&#232;me &#233;pisode fait palpiter nos c&#339;urs de modestes cin&#233;philes et de petits m&#233;lomanes avertis ou non, au son du rock &#224; papa ou des derni&#232;res p&#233;pites trap ou &#233;lectro.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Tangente#7 : Protest songs.</title>
		<link>https://www.hydrophone.fr/Tangente-7-Protest-songs-petite-histoire-rock-de-la-contestation.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.hydrophone.fr/Tangente-7-Protest-songs-petite-histoire-rock-de-la-contestation.html</guid>
		<dc:date>2021-12-16T14:47:02Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marion</dc:creator>


		<dc:subject>Tangente</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Hydrophone prend la tangente. On plonge dans une th&#233;matique, avec comme terrain de jeu, les musiques actuelles, &#233;videmment.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.hydrophone.fr/-Magazine-.html" rel="directory"&gt;Magazine&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.hydrophone.fr/+-Tangente-+.html" rel="tag"&gt;Tangente&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton286-7efc7.jpg?1745681647' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Petite histoire rock de la contestation.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je veux juste jouer dans mon garage &#187;. Entre cette citation de &lt;strong&gt;Mick Jones et Joe Strummer&lt;/strong&gt; tir&#233;e du titre &lt;i&gt;Garageland&lt;/i&gt;, jusqu'&#224; l'&#233;tendard politique et porte-parole embl&#233;matique anti-Thatcher du rock anglais de la fin des ann&#233;es 70 et coinc&#233; dans ses histoires de contrats et de livres sterlings, qu'est devenu &lt;strong&gt;The Clash&lt;/strong&gt; ? Toute l'ambivalence de la musique populaire et notamment du rock est ainsi r&#233;sum&#233;e dans cette histoire somme toute banale d'un groupe confront&#233; aux r&#233;alit&#233;s de son temps.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;Il est tentant et naturel pour tout individu ayant un tant soit peu la chance de profiter d'une sc&#232;ne, voire de l'oreille bienveillante de la presse, d'afficher ses opinions, sa volont&#233; de combattre les injustices de s'opposer &#224; un pouvoir liberticide quel qu'il soit. D&#232;s lors comment concilier l&#233;g&#232;ret&#233; de l'&#233;criture de chansons pops susceptibles de rencontrer le succ&#232;s plan&#233;taire et conscience politique, sous-jacente ou affirm&#233;e. Comment accepter les compromis commerciaux et ses enjeux financiers avec int&#233;grit&#233;, pertinence et cr&#233;dibilit&#233; tout en &#233;vitant les pi&#232;ges de la simplification contreproductive. Plus d'un s'est emm&#234;l&#233; les pinceaux ou a mis les doigts dans quelque engrenage sans trop s'en rendre compte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les stars, c'est un penchant naturel de leur condition, aiment &#224; s'emparer des grandes causes. Leurs intentions sont certes louables et il est ind&#233;niablement utile de vouloir user de sa notori&#233;t&#233; mondiale pour faire passer des messages. On l'a vu ces derni&#232;res ann&#233;es avec ces concerts Global Citizen Live pour la plan&#232;te, avec des poids lourds de l'industrie musicale comme Elton John, Ed Sheeran et consorts comme &#224; la grande &#233;poque du Live Aid de Bob Geldof. On a pareillement ressenti l'impact m&#233;diatique ind&#233;niable de ce clip tourn&#233; au Louvre par Beyonc&#233; et Jay-Z en &#233;cho au mouvement Black Live Matters, tout comme l'avait &#233;t&#233; la r&#233;ception de son album engag&#233; &lt;i&gt;Lemonade&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Rebel, rebel.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Sinc&#233;rit&#233; ou bonne conscience, influence v&#233;ritable ou dilution par simplification extr&#234;me ou lutte ultra consensuelle ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Ces d&#233;bats sont une constante si l'on regarde l'&#233;volution du grand barnum de la musique au cours du 20&#232;me si&#232;cle dans une sorte de grand &#233;cart permanent, qui produirait finalement ses effets &#224; force de rab&#226;chage et parviendrait m&#234;me &#224; diffuser quelques id&#233;es, &#233;veiller ou sensibiliser quelques-uns&#8230; On aime en tout cas &#224; le croire.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;Dans ce vaste champ infini des causes &#224; d&#233;fendre les th&#233;matiques abord&#233;es sont majoritairement tr&#232;s localis&#233;es et destin&#233;es &#224; une population ou un territoire pr&#233;cis. Ainsi l'histoire du rock et de la contestation politique inscrite dans notre m&#233;moire est d'abord am&#233;ricaine : les oppositions &#224; la guerre du Vietnam, au racisme end&#233;mique &#233;videmment, sont des causes internes aux USA. Les chansons de &lt;strong&gt;Dylan&lt;/strong&gt;, de &lt;strong&gt;Joan Baez&lt;/strong&gt;, de &lt;strong&gt;Billie Holiday&lt;/strong&gt;, de&lt;strong&gt; Peter Seeger&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;Neil Young&lt;/strong&gt;, de &lt;strong&gt;Springsteen &lt;/strong&gt; s'adressent avant tout aux am&#233;ricains m&#234;me si elles ont &#233;videmment une port&#233;e internationale. &lt;br class='autobr' /&gt;
En demandant &#224; un amateur lambda suivant aujourd'hui, de pr&#232;s ou de loin l'actualit&#233; musicale de citer des artistes susceptibles de rev&#234;tir le costume d'ic&#244;ne de la contestation politique, les &lt;strong&gt;Clash &lt;/strong&gt; arrivent certainement dans le peloton de t&#234;te, en Europe surtout. Les deux Bob, Marley et Dylan, cela va de soi, sont &#224; peu de choses pr&#232;s, pr&#233;sents sur le podium.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bruce Springsteen fait in&#233;vitablement parti de la shortlist m&#234;me s'il a pu souffrir d'une image contrari&#233;e en raison de quelques incompr&#233;hensions li&#233;es &#224; son album &lt;i&gt;Born in the USA&lt;/i&gt; (cf. &lt;a href=&#034;https://www.hydrophone.fr/Tangente-1-United-States-of-The-Boss.html&#034;&gt;Tangente#1&lt;/a&gt;). Mais aucun doute, dans son cas, on peut aller jusqu'&#224; lui faire l'honneur d'une place &#224; part tant il n'a eu de cesse tout au long de sa carri&#232;re de d&#233;crire et d&#233;noncer les conditions des classes laborieuses am&#233;ricaines. Dans ses chansons et par ses actions et prises de positions, jusqu'&#224; soutenir tr&#232;s concr&#232;tement les candidats d&#233;mocrates. Et puis, lui-m&#234;me tr&#232;s lucide sur son statut, a d&#233;clar&#233; r&#233;cemment lors d'entretiens avec Barak Obama, fan du boss : &#171; Les chanteurs ont la m&#233;galomanie de croire, tout comme les politiques, qu'on poss&#232;de une voix qui m&#233;rite d'&#234;tre entendue dans le monde entier &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dylan po&#232;te mythique presque retir&#233; du monde m&#233;diatique depuis des lustres apparait encore sur les sc&#232;nes de son Neverendingtour comme un hologramme, en distribuant depuis 40 ans ici et l&#224; avec parcimonie quelques mots, en r&#233;cup&#233;rant au passage un prix Nobel de Litt&#233;rature qu'il boudera plus ou moins. &lt;strong&gt;Bob Marley&lt;/strong&gt; poss&#232;de une aura intemporelle et intouchable m&#234;me si quelques zones d'ombres pourraient venir la ternir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si on se penche sur le cas de figures de proues plus contemporaines comme, au hasard, &lt;strong&gt;Bono&lt;/strong&gt;, c'est plus ambigu. Le chanteur charismatique de U2 a-t-il juste surf&#233; sur une ou deux prises de positions sinc&#232;res et n'a-t 'il pas ensuite poursuivi dans la voie du porte-parole des justes causes par facilit&#233; ou int&#233;r&#234;t, dans une posture un tantinet m&#233;galomaniaque. Il a eu avec U2 et ses titres &lt;i&gt;War&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Sunday Bloody Sunday&lt;/i&gt;, le m&#233;rite de rendre visible &#224; l'&#233;chelle du monde occidental les violences et absurdit&#233;s de la guerre civile larv&#233;e en Irlande du Nord, de rassembler et de recueillir l'&#233;coute de millions de fans. Bono, aujourd'hui ambassadeur de l'ONU prend toujours son r&#244;le &#224; c&#339;ur mais suscite constamment doutes, sarcasmes ou jalousies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains se sont ainsi laiss&#233; pi&#233;ger, ou manipuler par des causes qu'ils ne ma&#238;trisaient pas. D'autres &#224; leurs corps d&#233;fendants ont pu endosser des costumes trop larges pour eux. Aujourd'hui qui se souvient du &lt;strong&gt;Live Aid de Bob Geldof&lt;/strong&gt;, de ces concerts g&#233;ants en mondiovisions comme on disait &#224; l'&#233;poque, de cet enregistrement du &lt;i&gt;We are the world&lt;/i&gt; de son assemblage de stars convaincues surjouant et avec au milieu de tout &#231;&#224; un Dylan effar&#233;, effray&#233; ? Les disques finiront rapidement dans les bacs des brocanteurs par dizaines de milliers&#8230; Les populations des pays riches ont soudainement d&#233;couvert, choqu&#233;s par les images, les terribles famines en Afrique et se sont mobilis&#233;es gr&#226;ce &#224; ce Live Aid. Il eut sans nul doute le m&#233;rite d'exister, d'&#339;uvrer en acc&#233;l&#233;rateur d'une prise de conscience en dehors des marges et permis de lever des fonds d'urgence, mais sans jamais r&#233;ellement remettre en cause les agissements et leurs cons&#233;quences de ces m&#234;mes pays occidentaux dans ces r&#233;gions dramatiquement sinistr&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Back to the roots&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cela dit au-del&#224; de ces consid&#233;rations autour de nos vedettes pr&#233;f&#233;r&#233;es, et sans rejouer les &#233;preuves de philo sur la fonction ou l'essence de l'art, depuis que l'humanit&#233; fait soci&#233;t&#233;, les artistes sont de toutes les luttes, sont les r&#233;ceptacles et les caisses de r&#233;sonnance, les traducteurs et les messagers de la contestation, de la critique politique.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;Ont plus que contribu&#233; &#224; l'&#233;mancipation et au progr&#232;s social, le th&#233;&#226;tre, les bouffons du roi , les Jean De La fontaine , Moli&#232;re, Shakespeare etc. En musique, la chanson, la petite ritournelle comme moyen d'expression politique, habile d&#233;tournement ou appel &#224; la r&#233;volte, est sans doute vieille comme le monde. &lt;i&gt;La Marseillaise&lt;/i&gt; est l'un des premiers chants identifi&#233;s et utilis&#233;s &#224; grande &#233;chelle comme symbole de ralliement pourfendeur d'un ordre injuste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y eu toutefois un air mentionn&#233; dans le dictionnaire de Jean-Jacques Rousseau nomm&#233; le &lt;i&gt;Ranz des vaches&lt;/i&gt; et qui eut un effet terrible dans les rangs des soldats suisses au 18&#232;me si&#232;cle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Plus tard &lt;i&gt;l'Internationale&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Le temps des cerises&lt;/i&gt;, li&#233; &#224; jamais &#224; la commune de Paris, le &lt;i&gt;Chant des partisans&lt;/i&gt; en France, marqueront les esprits. Ces chansons sont si pr&#233;gnantes dans l'imaginaire aujourd'hui qu'elles sont r&#233;guli&#232;rement reprises par les musiciens pop, non seulement en France mais par des artistes &#233;trangers, en Angleterre et aux Etats Unis surtout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire de le musique enregistr&#233;e au 20&#232;me ne d&#233;roge donc pas &#224; la r&#232;gle. Les exemples de gestes symboliques f&#233;d&#233;rateurs d'un zeitgeist politique et faisant bouger les esprits sont l&#233;gion. Et sont parfois r&#233;ellement d&#233;cisifs ou d&#233;clencheurs d'un sursaut, d'une &#233;volution majeure : les prises de positions politiques de Bob Marley dans les &#233;lections en Jama&#239;que par exemple. La br&#232;ve s&#233;quence de la contre-culture au mitan des ann&#233;es 60 fut sans doute un point culminant avant un long tunnel de d&#233;sillusion ensuite perdues dans les drogues et les flatteries d'egos. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais bien avant, aux pr&#233;mices d'un futur av&#232;nement commercial de la musique populaire on identifie un certain &lt;strong&gt;Joe Hill&lt;/strong&gt;, syndicaliste dont la vie se termina pr&#233;matur&#233;ment par une ex&#233;cution pour meurtre en 1915. Il &#233;tait l'auteur de po&#232;mes, d'&#233;bauches de folksongs et a suscit&#233; de nombreuses vocations : pour Dylan qui chantera souvent ses textes mais aussi Peter Seeger, Phil Ochs, et Joan Baez, qui au plus fort de son concert &#224; Wooodstock interpr&#232;tera un morceau &#224; son nom et en fera un symbole ultime de l'injustice r&#233;gnant dans son pays. &#171; I dreamed I saw Joe Hill last night, alive as you and me &#187; soit &#171; J'ai r&#234;v&#233; que j'ai vu Joe Hill la nuit pass&#233;e, aussi vivant que vous et moi &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Joan Baez dont l'un des plus grands tubes sera d'ailleurs une ballade inspir&#233;e d'un &#233;pisode fameux des luttes politiques et syndicales du milieu des ann&#233;es 20 avec les icones politiques Sacco et Vanzetti. &lt;i&gt;The Ballad of Sacco and Vanzetti&lt;/i&gt;, titre &#233;crit et arrang&#233; par Ennio Morricone pour la B.O d'un film sur la vie des deux anarchistes, longtemps vus comme injustement accus&#233;s de meurtres et ex&#233;cut&#233;s apr&#232;s un proc&#232;s exp&#233;ditif, bien qu'aujourd'hui on semble plut&#244;t pencher pour la culpabilit&#233; r&#233;elle d'au moins l'un d'eux.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;This machine kills facists.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le mythe du po&#232;te brandissant sa guitare et composant contre l'oppresseur, quel(le) guitariste n'a pas r&#234;v&#233; au fin fonds de sa chambre d'incarner ce r&#244;le une fois dans sa vie ? En tout cas &lt;strong&gt;Woodie Guthrie&lt;/strong&gt; doit une grande partie de sa notori&#233;t&#233; &#224; cette phrase inscrite sur sa guitare en 1940. Il fut l'auteur de multiples et remarquables chansons engag&#233;es constituant une &#339;uvre tr&#232;s pertinente en son temps qui a largement trac&#233; la voie pour les artistes de l'apr&#232;s-guerre et en premier chef, pour toute la sc&#232;ne folk radicale qui se r&#233;unira autour du festival de Newport aux USA et dont&lt;strong&gt; Peter Seeger&lt;/strong&gt; fut l'une des pierres angulaires.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;Pendant ce temps-l&#224; et d&#233;j&#224; avant-guerre, l'industrie musicale prend de l'ampleur et, cons&#233;quence, mus&#232;le ses artistes et &#233;dulcore le moindre propos. Les blueswomen revendicatives sur les droits et l'&#233;mancipation des femmes se font d&#233;finitivement voler la vedette par des artistes hommes impos&#233;s par les labels avec des titres plus inoffensifs et vendeurs (cf &lt;a href=&#034;https://www.hydrophone.fr/Tangente-2-Pionnieres-et-heroines-une-autre-histoire-du-rock-n-roll.html&#034;&gt;Tangente#2&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tornade rock des ann&#233;es 50 n'exprime gu&#232;re que la joie de consommer sa jeunesse. Elvis Presley et la plupart des stars de l'&#233;poque, malgr&#233; des vies sulfureuses, ne protestent pas et ex&#233;cutent sagement les pr&#233;ceptes de leurs managers qui comptent les liasses de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Utopia&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est donc pas encore l'heure de la r&#233;volte mais &#233;mergent d&#233;j&#224; des mouvements rebelles comme les blousons noirs en France ou les bikers aux USA, ph&#233;nom&#232;nes de bandes illustr&#233;s dans l'&lt;i&gt;Equip&#233;e sauvage&lt;/i&gt; avec Marlon Brando. Ces mouvements revendiquent rock'n'roll et violence comme d&#233;fiance face au vide de la vie de banlieue. &#171; Le rock n roll est fait pour l'insurrection, le passage &#224; l'acte. La r&#233;f&#233;rence constante au gaullisme propre sur soi, donneur de le&#231;on et ses r&#232;gles d'hygi&#232;ne morale me fait gerber &#187; d&#233;clare un blouson noir un soir au journal t&#233;l&#233;vis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;Ce sont les premiers soubresauts de ces ann&#233;es 60 o&#249; la jeunesse va renverser la table, en faire le temps des grandes utopies, des grands disques de pop engag&#233;s et des festivals louant la libert&#233; et la fin des carcans moraux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &lt;strong&gt;Crosby Still Nash and Young&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Grateful Dead&lt;/strong&gt;, ou &lt;strong&gt;Jefferson Airplanes&lt;/strong&gt; entre pl&#233;thores d'autres planent sur ces aspirations et s'opposent violemment au pouvoir, &#224; la guerre du Vietnam. &lt;br class='autobr' /&gt;
Du cot&#233; des droits civiques et du combat pour l'abolition de la s&#233;gr&#233;gation raciale la situation est tr&#232;s complexe. Les labels &lt;strong&gt;Stax &lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;Motown &lt;/strong&gt; r&#233;gnants sur le march&#233; de la musique soul veulent &#224; tout prix plaire au public blanc et brident leurs talentueux artistes. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Aretha Franklin&lt;/strong&gt; avec &lt;i&gt;Change &lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Respect&lt;/i&gt;, tubes mondiaux dans la lign&#233;e de Billie Holiday, Nina Simone, Miles Davis et James Brown, s'affirme. Elle montre si bien la voie qu'elle n'h&#233;sitera jamais &#224; s'afficher et &#224; soutenir les candidats d&#233;mocrates jusqu'&#224; l'&#233;lection de Barak Obama. Elle chanta pour l'investiture de ce dernier, qui ne manqua pas plus tard de d&#233;clarer qu'elle joua un r&#244;le majeur dans l'arriv&#233;e d'un homme noir &#224; la Maison Blanche. Un peu en marge &#224; New York un groupe tr&#232;s militant commence &#224; faire entendre sa voix et va avoir son importance dans la gen&#232;se du hip-hop : les &lt;strong&gt;Last Poets&lt;/strong&gt; et leur spoken word. Mais Il faudra attendre le d&#233;but des ann&#233;es 70 pour que deux grands disques rencontrent le succ&#232;s, dont l'un pervertira la pop et les charts au grand d&#233;sespoir, avant sa sortie, du patron de son label Berry Gordy. Le &lt;i&gt;What's Going On&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Marvin Gaye&lt;/strong&gt; dresse alors tr&#232;s subtilement un portrait &#233;vocateur de tout ce qui ne va pas aux Etats Unis. Ce disque aura un impact sur le long terme. &lt;strong&gt;Gil Scott-Heron&lt;/strong&gt; en fera de m&#234;me avec un premier album &lt;i&gt;Small Talk at 125th and Lenox&lt;/i&gt; saisissant de v&#233;rit&#233;, longtemps source inspirante in&#233;puisable sur les d&#233;cennies suivantes. P&lt;strong&gt;ublic Enemy&lt;/strong&gt; &#224; la fin des ann&#233;es 80, &lt;strong&gt;The Coup&lt;/strong&gt; au d&#233;but des ann&#233;es 2000 ou &lt;strong&gt;Algiers &lt;/strong&gt; plus r&#233;cemment sauront faire honneur &#224; leurs pr&#233;d&#233;cesseurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant que le rap ne prenne d&#233;finitivement la main, en 1991 &lt;strong&gt;Nirvana &lt;/strong&gt; va faire trembler sur ses fondations l'&#233;difice de la plan&#232;te pop. Ce sera une d&#233;ferlante m&#234;me pour un disque, cri d'une jeunesse que l'on qualifie de g&#233;n&#233;ration X, rejetant massivement &#224; travers les &lt;i&gt;Smell like teen spirit&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Come as you are&lt;/i&gt;, le lib&#233;ralisme cynique d&#233;complex&#233; et triomphant des ann&#233;es 80 de ses ain&#233;s. &lt;strong&gt;Kurt Cobain&lt;/strong&gt; sera alors per&#231;u par des dizaines de millions d'adolescents, et bien malgr&#233; lui, comme le symbole d'une g&#233;n&#233;ration en pleine d&#233;sillusion prenant ses distances. 30 ans apr&#232;s &lt;i&gt;Nevermind &lt;/i&gt; de Cobain reste plus que jamais pr&#233;sent dans les esprits. Des rappeurs comme Travis Scott, Tyler the Creator, Post Malone, Kid Cudi ou Denzel Curry n'h&#233;sitent pas &#224; affirmer leur admiration ou en revendiquer l'h&#233;ritage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce succ&#232;s peut &#234;tre vu comme une prise de pouvoir, celle du rock ind&#233;pendant, qui s'est d&#233;ploy&#233; dans les marges, dans les ann&#233;es 80 &#224; la suite notamment d'un &lt;strong&gt;MC5 &lt;/strong&gt; bouillonnant et revendicatif en 1970. Et s'il a fait jaillir aupr&#232;s du grand public ce mouvement DIY nomm&#233; par la presse grunge, on assite surtout au chant du cygne d'une histoire qui d&#233;marre au d&#233;but de la pr&#233;c&#233;dente d&#233;cennie. Sous l'influence de groupes rock et noise h&#233;ritiers des &lt;strong&gt;Dead Kennedys&lt;/strong&gt;, de leur &lt;i&gt;California Uber Alles&lt;/i&gt;, hymne du gourou incontest&#233; d'un courant musical r&#233;volutionnaire US et de toute la sc&#232;ne alternative am&#233;ricaine,&lt;strong&gt; Jello Biafra&lt;/strong&gt;, des dizaines de formations de r&#233;volt&#233;s &#233;mergent. Les&lt;strong&gt; Black Flag&lt;/strong&gt;,&lt;strong&gt; Minor Threat&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Minutemen&lt;/strong&gt;, en seront les piliers fondamentaux. Autre moment d&#233;cisif : l'aventure de &lt;strong&gt;K Records&lt;/strong&gt;, dont Kurt Cobain portait fi&#232;rement sur l'avant-bras le blason. &lt;strong&gt;Calvin Johnson&lt;/strong&gt;, son groupe &lt;strong&gt;Beat Happening&lt;/strong&gt; et son International Pop Underground Convention en 1991 &#224; Olympia ont sem&#233; quantit&#233; de petites graines. On per&#231;oit encore plus aujourd'hui, dans son sillage direct, la place fondatrice des &lt;strong&gt;Riot Grrls&lt;/strong&gt;. Ce petit collectif punk DIY d'Olympia aussi, a encourag&#233; les femmes &#224; prendre en main leurs destins et leurs guitares autour des tr&#232;s actifs groupes &lt;strong&gt;Bikini Kill &lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Sleater Kinney&lt;/strong&gt;. Ils ont rencontr&#233; un succ&#232;s international certes underground mais ont gagn&#233; en popularit&#233; avec le temps et ces derniers se produisent en concert aujourd'hui en 2021 avec un certain succ&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autour de Nirvana, des groupes comme &lt;strong&gt;Sonic Youth&lt;/strong&gt; issus de l'underground des ann&#233;es 80, seront pr&#233;sents et actifs politiquement (Youth Against Fascism par exemple), Ani Di Franco. Un tas d'autres&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Ghost town.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au Royaume-Uni en 2021, un groupe contemporain des Clash sort un album de reprises de protests songs incontournables du 20&#232;me si&#232;cle. A la fin des ann&#233;es 70, &lt;strong&gt;The Specials&lt;/strong&gt; incarnaient avec le single &lt;i&gt;Ghost Town&lt;/i&gt; la r&#233;sistance au Thatch&#233;risme avec une subtilit&#233; qui aujourd'hui les rends encore parfaitement cr&#233;dibles. Ils incarnent encore aujourd'hui un courant fort et &#233;cout&#233; de revendications politiques.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;En &lt;strong&gt;Massive Attack&lt;/strong&gt; et la &lt;strong&gt;Wild Bunch&lt;/strong&gt; figurent les successeurs l&#233;gitimes de ces groupes de la g&#233;n&#233;ration punk. Pragmatiques, rigoureux dans leur approche, inflexibles, reconnus pour leur activisme dans les quartiers pauvres de Bristol dont ils sont issus. Massive Attack a port&#233; sur les festivals du monde entier une parole tr&#232;s politique et radicale, construite sur le temps long, de la censure de son 1er album aux concerts constell&#233;s de messages et slogans militants, contre la guerre en Irak ou sur l'&#233;tat de la plan&#232;te. &lt;br class='autobr' /&gt;
On peut cependant s'interroger sur les cons&#233;quences de ces tourn&#233;es mondiales arm&#233;es de quantit&#233; de mat&#233;riel et d'artistes accompagn&#233;s d'un staff de 120 personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le groupe &lt;strong&gt;Radiohead&lt;/strong&gt; s'y est aussi test&#233;, a voulu montrer l'exemple avec ses tourn&#233;es &#233;co compatibles en essayant de diminuer son empreinte carbone. Sans trop faire illusion malheureusement&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Anarchy in the UK.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quel que soit la p&#233;riode, il y a toujours eu en Angleterre des titres politiquement ou socialement provocateurs trustant les premi&#232;res places des charts, aujourd'hui &lt;strong&gt;Slowthai&lt;/strong&gt;, dans les ann&#233;es 70-80 les &lt;strong&gt;Sex Pistols&lt;/strong&gt;, les &lt;strong&gt;Smiths &lt;/strong&gt; (&lt;i&gt;The Queen is dead&lt;/i&gt;), &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;Et dans cette lign&#233;e d'artistes : il parait tout naturel de citer &lt;strong&gt;Billy Bragg&lt;/strong&gt;, baladin profond&#233;ment marqu&#233; politiquement qui a connu un succ&#232;s d'estime et des singles class&#233;s dans les charts dans les ann&#233;es 80 et 90 et qui jouit encore d'une popularit&#233; certaine outre-manche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son sillage de nombreux mouvements, collectifs et communaut&#233;s ont fait de la musique dans le but clairement avou&#233; d'en faire juste un vecteur pour l'expression, la propagation d'id&#233;es, voire d'utopies tr&#232;s radicales, ce qu'ont bien compris des mouvements violents come les skinheads au Royaume-Uni mais aussi en France et ailleurs. Des groupuscules et artistes &#233;voluent alors en dessous des radars, r&#233;fractaires, sans concessions sur leurs prises de position soci&#233;tales essentielles, sur des enjeux locaux, ou pour une cause tr&#232;s identifi&#233;e. Dans ces marges c'est &#224; foison que les groupes et les communaut&#233;s en r&#233;bellion, activistes de terrain se comptent dans les ann&#233;es 70 et 80. &lt;strong&gt;Crass &lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Poison Girl&lt;/strong&gt; en sont les embl&#233;matiques repr&#233;sentants. &lt;strong&gt;Chumbawamba&lt;/strong&gt;, venant des m&#234;mes marges arnacho-punk rencontra bri&#232;vement le succ&#232;s avec un tube international &lt;i&gt;Tubthumping&lt;/i&gt;, et a m&#234;me particip&#233; &#224; de nombreux festivals pop un peu partout dans le monde. Il a surv&#233;cu jusqu'au d&#233;but des ann&#233;es 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'&#233;lectro naissante des ann&#233;es 90, les artistes portant d&#233;j&#224; un discours alarmiste sur le futur de notre plan&#232;te sont nombreux. H&#233;ritiers des utopies des ann&#233;es 60 et des ph&#233;nom&#232;nes comme les travellers, leur sensibilit&#233; &#233;cologique et sociale est significative. Citons les incontournables &lt;strong&gt;Spiral Tribes&lt;/strong&gt;, les activistes de &lt;strong&gt;Future Sound of London&lt;/strong&gt; (cf &lt;a href=&#034;https://www.hydrophone.fr/Tangente-5-On-the-road.html&#034;&gt;Tangente#5&lt;/a&gt;)&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Douce France.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 1985 dans les cours des coll&#232;ges et lyc&#233;es de France, tout le monde chante &#171; la jeunesse emmerde le front national &#187;. Peut-on dire que &lt;strong&gt;B&#233;rurier Noir&lt;/strong&gt; fut un digne rejeton de &lt;strong&gt;Brigitte Fontaine&lt;/strong&gt; ou de &lt;strong&gt;Colette Magny&lt;/strong&gt; ? Cette derni&#232;re porta en tout cas un discours puissant r&#233;volutionnaire et de r&#233;volte, de tous les combats des ann&#233;es 60, anticolonialiste, f&#233;ministe, et d&#233;rangeant pour les m&#233;dias jusqu'&#224; la fin de sa vie. Un peu plus tard &lt;strong&gt;Carte de S&#233;jour&lt;/strong&gt; secoue le Top 50 et cr&#233;e l'&#233;moi parmi nos &#233;lites avec &lt;i&gt;Douce France&lt;/i&gt; de Charles Tr&#233;net.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;En mati&#232;re de radicalit&#233; et jusqu'au boutisme m&#234;me, on ne peut omettre de mentionner les cultissimes &lt;strong&gt;Camera Silens&lt;/strong&gt;. Ce groupe bordelais s&#233;vit au d&#233;but des ann&#233;es 80 et aurait pu connaitre un destin &#224; la Noir D&#233;sir, coll&#232;gues de bureau et rival local du Bordeaux du d&#233;but des ann&#233;es 80. Trop int&#232;gre ou trop d&#233;fonc&#233; et chaotique pour r&#233;ellement y songer, le parcours du groupe aux revendications politiques dures conduit l'un de ses membres &#224; qui la musique ne suffisait pas, au passage &#224; l'acte. Il fr&#233;quentera des milieux interlopes, n'h&#233;sitants pas &#224; commettre divers larcins avant de participer &#224; un braquage retentissant. Apr&#232;s la clandestinit&#233; et l'exil pour destin pendant 30 ans, il finira par se rendre &#224; la justice fran&#231;aise en 2016 pour &#233;coper de 5 ans de prison. Avec sursis.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Black President&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A contrario de ce nihilisme, &#224; travers le monde des artistes perspicaces, &#224; l'engagement politique simple, spontan&#233; et profond pour la d&#233;mocratie et les conditions de vie des populations, ont laiss&#233; des traces ind&#233;l&#233;biles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Australie &lt;i&gt;Beds are Burning&lt;/i&gt; enflamma les charts mondiaux. Ce titre des sydneysiders de &lt;strong&gt;Midnight Oil&lt;/strong&gt; et l'un des premiers hits plan&#233;taires abordant ouvertement les probl&#233;matiques environnementales. Il doit beaucoup &#224; son charismatique, chanteur &lt;strong&gt;Peter Garret&lt;/strong&gt; qui prolongera son engagement jusqu'&#224; devenir ministre de l'environnement entre 2007 et 2010.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;Le r&#244;le du mouvement tropicaliste au Br&#233;sil fut lui pr&#233;pond&#233;rant dans la lutte contre la dictature militaire instaur&#233;e apr&#232;s le coup d'&#233;tat en 1964, en donnant un &#233;cho &#224; la r&#233;pression impitoyable dans leur pays au-del&#224; des fronti&#232;res. Le mouvement n&#233; en 1967 s'inspirant du psych&#233;d&#233;lisme autour de &lt;strong&gt;Tom Z&#232;, Caetano Veloso, Gilberto Gil&lt;/strong&gt; et&lt;strong&gt; Os Mutantes&lt;/strong&gt; d&#233;noncera, soutiendra la r&#233;sistance au r&#233;gime militaire. L'album &lt;i&gt;Tropic&#224;lia &lt;/i&gt; est le manifeste fondateur du mouvement. Certains de ses membres comme Gilberto Gil seront emprisonn&#233;s. Celui-ci deviendra Ministre de La Culture sous la pr&#233;sidence de Lula pendant plusieurs ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fela Kuti&lt;/strong&gt; au Nigeria &#233;tait surnomm&#233; le Black President. R&#233;v&#233;lateur de son engagement visc&#233;ral contre un pouvoir corrompu et dictatorial et apr&#232;s sa rencontre avec des membres des Black Panthers, il ne cessera de lutter tout au long des ann&#233;es 70, avec son groupe et sa musique en porte-voix. Fela cr&#233;ant m&#234;me une r&#233;publique ind&#233;pendante qui n'&#233;tait autre que son studio et sa grande maison accueillante &#233;rig&#233;e en refuge pour les contestataires. Il ira jusqu'&#224; fonder son propre parti politique. Au d&#233;but des ann&#233;es 80, il se pr&#233;sentera aux &#233;lections. Sa tentative &#233;tait vou&#233;e &#224; l'&#233;chec face au pouvoir en place mais sa popularit&#233;, son culte &#233;tait tel, qu'&#224; sa mort en 1997, la dictature militaire ordonna un deuil national de 4 jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pop au Cambodge, le rap en Palestine, la sc&#232;ne m&#233;tal et rap, clandestine en Iran, le rock et le m&#233;tal en URSS durant les ann&#233;es pr&#233;c&#233;dant &#224; la chute de l'empire, le radicalisme provocateur des activistes de Pussy Riots en Russie sous Poutine et &#224; la r&#233;sonnance mondiale bien au-del&#224; des sph&#232;res : d'autres histoires par dizaines, plus singuli&#232;res les unes que les autres rempliraient des livres.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Hong Kong Stars&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;R&#233;cemment les ultra-stars cor&#233;ennes &lt;strong&gt;BTS &lt;/strong&gt; ont lanc&#233; des messages appuy&#233;s pour la libert&#233; d'expression, notamment adress&#233;s aux militants pro-d&#233;mocratie de Hong Kong. Le sont-ils par opportunisme commercial, t&#233;l&#233;guid&#233;s par des strat&#233;gies g&#233;opolitiques et des enjeux &#233;conomiques ? Tr&#232;s possible dans le cas de ces astronomiques pourvoyeurs de devises &#224; la Cor&#233;e du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;On y revient donc : la pop, le rock, comme chambre d'&#233;cho formidable pour les revendications quelles que soient la l&#233;gitimit&#233;, la r&#233;cup&#233;ration ou les r&#233;elles convictions profondes de ses protagonistes. L'impact des prises de paroles et des moindres faits et gestes de ces rois de la k-pop est en tout cas consid&#233;rable et massif aupr&#232;s d'un public jeune et influen&#231;able mais aussi tr&#232;s actif et rod&#233; sur les r&#233;seaux sociaux. La BTS army, c'est son petit nom, a fait parler d'elle lors de la campagne pr&#233;sidentielle aux USA, en transformant les meetings de Trump au Texas, en bides monumentaux gr&#226;ce aux actions coordonn&#233;es de ses adeptes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que &lt;strong&gt;Rage Against the Machine&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;Bono&lt;/strong&gt; n'ont fait qu'effleurer, la communaut&#233; de fans de k-pop &#224; travers cet activisme concret, dans un genre de syncr&#233;tisme d'effluves pop et de jeunesse militante, &#224; partir de tik tok et d'une pop &#233;dulcor&#233;e affranchie comme porte &#233;tendard assum&#233; de la balance commerciale d'un pays, y parviendrait-elle ?&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La s&#233;lection de 40 pochettes de disques : &lt;/h2&gt;&lt;style&gt; .article_owl .owl-slide &gt; .caption { z-index: 100; position: absolute; left: 10%; width: 90%; bottom: 0; } .article_owl .owl-slide &gt; .caption p { margin-bottom: 10px; } @media (max-width: 991px) { .article_owl .owl-slide &gt; .caption { position: relative; left: 0; width: 100%; bottom: 0; } }
&lt;/style&gt;
&lt;div id=&#034;demo&#034; class=&#034;article_owl owl-carousel owl-theme&#034;&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/0884c9f51dc41d9288916c5f38146a-bab44.jpg?1753456745' alt=&#034;d.b.s. / Anti-Flag - North America Sucks !!&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;d.b.s. / Anti-Flag - North America Sucks !!&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/28e57139bb63d2f2dcf497132c256b-4c89c.jpg?1753456745' alt=&#034;Barbara Dane&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Barbara Dane&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/5d2b8ffe96c239acc097b61d835339-c1cfc.jpg?1753456745' alt=&#034;Ani Di Franco&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Ani Di Franco&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/0df9a7ae5064f6bf7cd1575c0434c2-fcdf8.jpg?1753456745' alt=&#034;B&#233;rurier Noir&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;B&#233;rurier Noir&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/8f7814837e3a860e8ce199ad341d90-cf6de.jpg?1753456745' alt=&#034;Bikini Kill&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Bikini Kill&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/8cf26a17f803b62aeca613b83fae53-61b0e.jpg?1753456745' alt=&#034;Billie Holiday&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Billie Holiday&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/0e16cf667d7a06909eea1362c19fd2-a6667.jpg?1753456745' alt=&#034;Black Flag&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Black Flag&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/25788a58fe7bf9e87f4fa61f43c45d-c3ec3.jpg?1753456745' alt=&#034;Bob Dylan&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Bob Dylan&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/7452bed60d65a1a0d526a1fbd80176-780ae.jpg?1753456745' alt=&#034;Camera Silens&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Camera Silens&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/3f825abbf5e538525a6869a833bab3-c7fb2.jpg?1753456745' alt=&#034;Chumbawamba&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Chumbawamba&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/8477188da52af8f297937bee038a47-899ca.jpg?1753456745' alt=&#034;Colette Magny&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Colette Magny&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/82ba29ff1de6894b8432458c80aa4d-a6885.jpg?1753456745' alt=&#034;Crass&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Crass&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/27016ada0e37bc5fb02ab61511d13e-064a0.jpg?1753456746' alt=&#034;Crosby, Stills, Nash and Young&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Crosby, Stills, Nash and Young&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/ddf095e3b11103d4c66b0edf4a36bd-a3510.jpg?1753456746' alt=&#034;Daboor &amp; Shabjdeed&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Daboor &amp; Shabjdeed&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/6e818d3be4d9eb59075451b58545ca-41f98.jpg?1753456746' alt=&#034;Dead Kennedys&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Dead Kennedys&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/7ae722db350b813c8fc06c793bed3c-b4e83.jpg?1753456746' alt=&#034;Fela Kuti&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Fela Kuti&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/678a018374e26291a506414d911dc6-398fc.jpg?1753456746' alt=&#034;Gil Scott-Heron&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Gil Scott-Heron&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/419f697ad09d617ff031616a29a4b8-20efc.jpg?1753456746' alt=&#034;Joan Baez&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Joan Baez&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/af5df18cfbfb5262901e32b519407f-84748.jpg?1753456746' alt=&#034;Joe Hill&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Joe Hill&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/2f90fe388fee68607a13177ff7184e-fffda.jpg?1753456746' alt=&#034;Laibach&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Laibach&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/7341eceb094266e3e1904984cc7c94-26bd2.jpg?1753456746' alt=&#034;Marvin Gaye&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Marvin Gaye&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/589e8e07a44f6a65c91c4609c6d8bf-84a18.jpg?1753456746' alt=&#034;MC5&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;MC5&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/df3f74bfa5d8b9f4fc9c02ec9be42e-1febd.jpg?1753456746' alt=&#034;Midnight Oil&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Midnight Oil&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/da886df4714870502b427128d7c0d7-acc6e.jpg?1753456746' alt=&#034;Minor Threat&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Minor Threat&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/bddfa11e1529408737472960549475-59396.jpg?1753456746' alt=&#034;Peter Seeger&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Peter Seeger&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/adc67683c9ee2f1bcce0fe8b69c49c-fc781.jpg?1753456746' alt=&#034;Phil Ochs&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Phil Ochs&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/22339a0015eff5bc6f1b78bde15e7f-3d014.jpg?1753456746' alt=&#034;Poison Girls&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Poison Girls&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/aacd423aaf2445d51d089bdc621d31-6d1d9.jpg?1753456746' alt=&#034;Public Enemy&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Public Enemy&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/78c58b68aabed254b08395b10b4282-31739.jpg?1753456746' alt=&#034;Billy Bragg&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Billy Bragg&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/4498932956a4d7421f484f31ab3f8a-6243f.jpg?1753456746' alt=&#034;Minutemen&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Minutemen&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/5843d7217c5b64b6a6b2ac83469ffe-1383f.jpg?1753456746' alt=&#034;Rage Against the Machine&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Rage Against the Machine&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/487d352b412a9021ca6b7cf70c6340-091ff.jpg?1753456746' alt=&#034;Slowthai&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Slowthai&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/03f6eb0a512d2f9d84d01644cc38fc-875d3.jpg?1753456746' alt=&#034;The Clash&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;The Clash&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/9716483fafb6ffa279b5d280a5785f-a97ff.jpg?1753456746' alt=&#034;The Last Poets&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;The Last Poets&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/32a239b4b043ae64079a5d7f6e32ef-e9f92.jpg?1753456746' alt=&#034;The Radio Dept.&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;The Radio Dept.&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/aa095dbad97a2c38ea7b9b2122203f-96abe.jpg?1753456746' alt=&#034;The Smiths&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;The Smiths&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/82cd272fea30b9c194ef411a31b4e7-6d77f.jpg?1753456746' alt=&#034;The Wailers&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;The Wailers&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/e7ffb0ef8eeac7c965ff38df299f07-fad53.jpg?1753456746' alt=&#034;The Coup&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;The Coup&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/595d17b6a0478ea8eb75e799b26ef4-bf656.jpg?1753456746' alt=&#034;Caetano Veloso, Os Mutantes et Tom Z&#233;&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Caetano Veloso, Os Mutantes et Tom Z&#233;&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/ac429c8af2a098243168cd8ec5e0b5-27145.jpg?1753456746' alt=&#034;U2&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;U2&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/3acf0eed34e43c3c0734240ef72b8a-ad5f4.jpg?1753456746' alt=&#034;Underground Resistance&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Underground Resistance&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/98dbcec56f31f633bffa194b81e0e0-00462.jpg?1753456747' alt=&#034;Woody Guthrie&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Woody Guthrie&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/8c6f674ff4e61936f14147ee0a1569-4ecf5.jpg?1753456747' alt=&#034;Buffy Sainte-Marie&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Buffy Sainte-Marie&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;base64javascript137974780269da9e0ccc1823.57081718&#034; title=&#034;PHNjcmlwdCB0eXBlPSJ0ZXh0L2phdmFzY3JpcHQiPgpqUXVlcnkoZnVuY3Rpb24oJCl7CiAgICAkKCIjZGVtbyIpLm93bENhcm91c2VsKHsKICAgICAgICBsb29wOnRydWUsCiAgICAgICAgaXRlbXM6IDEsCiAgICAgICAgZG90czp0cnVlLAogICAgICAgIG5hdjpmYWxzZSwKICAgICAgICBhdXRvcGxheTogdHJ1ZSwKICAgICAgICBuYXZUZXh0IDogWyI8IiwiPiJdLC8vIiAiLCIgIgogICAgICAJcmVzcG9uc2l2ZTp7CiAgICAgIAkJMDp7CiAgICAgIAkJIGl0ZW1zOjEKICAgICAgCQl9LAoJCQkJCTUzOTp7CiAgICAgIAkJIGl0ZW1zOjIKICAgICAgCQl9LAoJCQkJCTcxOTp7CiAgICAgIAkJIGl0ZW1zOjMKICAgICAgCQl9LAogICAgICAJCSAgMTEzOTp7CiAgICAgIAkJICAgaXRlbXM6MQogICAgICAJCX0KICAgICAgCX0KICAgIH0pOwp9KTsKCjwvc2NyaXB0Pg==&#034;&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Hydrophone prend la tangente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On plonge dans une th&#233;matique en lien avec l'actualit&#233; (ou non), avec comme terrain de jeu, les musiques actuelles, &#233;videmment.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et puis on &#233;crit, on compile, on fait des playlists, on (re)d&#233;couvre des livres, des films, des albums.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il a suffit, pour ce 7&#232;me &#233;pisode, de se fondre dans l'actualit&#233;.&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Il a suffit d'ouvrir un journal, Insta, ou juste ses oreilles &#224; la terrasse d'un caf&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le r&#233;chauffement climatique, l'&#233;galit&#233; F/H, les femmes afghanes, les Ou&#239;ghours, la gestion de la pand&#233;mie (...) &lt;br class='autobr' /&gt;
La p&#233;riode pr&#234;te &#224; contestation(s). &lt;br class='autobr' /&gt;
Encore, et toujours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore, et toujours, restons dans notre zone de l&#233;gitimit&#233; (et de confort). &lt;strong&gt;Cela donne une petite histoire du rock de la contestation en 3900 mots et 40 pochettes de disques.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Tangente#6 : Alors on danse !</title>
		<link>https://www.hydrophone.fr/Tangente-6-Alors-on-danse.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.hydrophone.fr/Tangente-6-Alors-on-danse.html</guid>
		<dc:date>2021-04-09T15:19:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marion</dc:creator>


		<dc:subject>Tangente</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Hydrophone prend la tangente. On plonge dans une th&#233;matique, avec comme terrain de jeu, les musiques actuelles, &#233;videmment.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.hydrophone.fr/-Magazine-.html" rel="directory"&gt;Magazine&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.hydrophone.fr/+-Tangente-+.html" rel="tag"&gt;Tangente&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton240-1dd27.jpg?1745681646' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour aller danser le jerk.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Je me sens comme ces fonctionnaires qui rentrent d'une journ&#233;e laborieuse et se mettent un &#233;norme track de dance music pour d&#233;coincer leur corps et se comporter comme il est interdit au bureau... &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Brian Eno dans une r&#233;cente interview (Tsugi)&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Catharsis&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il existe des p&#233;riodes o&#249; le besoin de danser se fait visc&#233;ral. Pas besoin de vous faire un dessin, chacun peut, en ce mois d'avril 2021, perdu dans ses pens&#233;es, refugi&#233; dans ses r&#234;ves, se rem&#233;morer ses moments d'extases lors de soir&#233;es occup&#233;es &#224; danser au milieu de la foule et &#224; oublier le fardeau de la semaine. Ces soir&#233;es o&#249; d'un seul coup sans crier gare, apparait l'aube et ses promesses ; ses d&#233;sillusions aussi, sa m&#233;lancolie douce-am&#232;re ou son euphorie apaisante. Le temps a fil&#233;, et viendra rapidement, pour le meilleur ou pour le pire, la lucidit&#233; du lendemain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous vous rappellerez alors ces danseurs sur la piste, en action, joyeux extravagants, exprimant la libert&#233; des corps. Et aussi parfois, ici ou l&#224;, l'un d'entre eux, entrav&#233;, pataud, voir path&#233;tique selon l'heure du flagrant d&#233;lit&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Pendant ce temps, sur les c&#244;t&#233;s, cach&#233;s dans l'ombre, &#233;parpill&#233;s dans les recoins, se sont retrouv&#233;s dans une sorte de solidarit&#233; objective, les timides, les introvertis, t&#233;tanis&#233;s qui n'oseront jamais mettre un pied devant l'autre sur cette satan&#233;e piste, sachant, malgr&#233; les liquides alcoolis&#233;s ingurgit&#233;s, &#224; quel point il serait imprudent de se jeter en p&#226;ture au regard de tous les autres&#8230; Des hommes, majoritairement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pire, ces inadapt&#233;s auront affront&#233; et repouss&#233; gentiment, du moins au d&#233;but, toutes les tentatives de leurs camarades bien attentionn&#233;s mais incr&#233;dules devant tant de r&#233;sistance, &#224; les rejoindre dans l'euphorie ambiante, et ce, jusqu'&#224; la d&#233;livrance du retour solitaire &#224; la maison&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La danse, c'est naturel.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Lors d'un pr&#233;c&#232;dent &#233;pisode de Tangente consacr&#233; &#224; La route, nous &#233;voquions la naissance des free party en Angleterre. Et &#224; ce sujet une anecdote de JD Beauvallet, pierre angulaire des Inrockuptibles, t&#233;moin direct et conteur hors pair des heures de gloire de Manchester, expliquait comment les nuits de transes v&#233;cues &#224; La Hacienda, haut lieu de la culture club mondiale, avaient fa&#231;onn&#233; son &#234;tre musical. Nous faisant vivre par procuration comme si nous y &#233;tions, cette ferveur incommensurable, soudainement et naturellement il nous expliquait que lui l'avait ressentie et v&#233;cue accoud&#233; au bar, en ne mettant jamais un pied sur la piste&#8230; Et l&#224;, certains se reconnaissaient instantan&#233;ment, enfin soulag&#233;s, dans cette position envieuse ou sto&#239;que de celui qui ne danse pas, les pieds coul&#233;s dans le b&#233;ton en se contentant simplement de la vision de ces corps gracieux, de ces pantins d&#233;sarticul&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, parfois certains s'&#233;clipsent discr&#232;tement, de honte, certains refusent les invitations aux mariages ou aux soir&#233;es pour &#233;viter de grands moments de solitude, s'autorisant juste &#224; tenter quelques pas devant son miroir dans sa chambre. D'autres encore proclament leur d&#233;testation par posture, en guise de bouclier. &lt;br class='autobr' /&gt;
Chez les Anglais, un grand d&#233;gingand&#233; du nom de Jarvis Cocker, dans un certain nombre de ses chansons, d&#233;crit parfaitement avec son groupe Pulp toute la gamme des sensations &#233;prouv&#233;es et surtout des affres du s&#233;ducteur trop timide et emprunt&#233; en discoth&#232;que. En France, Etienne Daho, entre autres, s'est lui aussi beaucoup &#233;panch&#233; sur les nuits d'h&#233;sitations et de perdition d'un type intimid&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Des psychiatres ont tent&#233; une explication de ces comportements par la pr&#233;gnance d'un traumatisme r&#233;sultant d'une peur inconsciente de l'autre remontant &#224; la petite enfance et au rapport plus ou moins intense &#224; la m&#232;re dans des jeux de mouvements r&#233;p&#233;titifs et rythm&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais quoi qu'il en soit pour l'immense majorit&#233; de l'humanit&#233;, la danse rel&#232;ve d'un r&#233;el plaisir physique, d'un &#233;lan passionn&#233;, d'un d&#233;foulement indispensable. Du c&#244;t&#233; f&#233;minin surtout (70 % des fran&#231;ais dont 95 % de femmes), et ce, quel que soit l'&#226;ge, la danse, dans les besoins d'activit&#233;s essentielles pr&#233;f&#233;r&#233;es, est class&#233;e, juste apr&#232;s, une partie de jambes en l'air. &#201;videmment, forc&#233;ment, n&#233;cessairement. &lt;br class='autobr' /&gt;
Car &#233;videment l'existence du club est le principal lieu de socialisation festive, de rencontre et donc potentiellement d'union, de mariage, et de survie d'esp&#232;ce. En tout cas jusqu'&#224; l'arriv&#233;e des applis type Tinder, du succ&#232;s massif des s&#233;ances collectives de zumba et des cours de pole dance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne faut donc gu&#232;re s'&#233;tonner du succ&#232;s des dancing retro ou musettes, du retour des guinguettes dans les ann&#233;es 2000, succ&#233;dant au ph&#233;nom&#232;ne des boites de nuit dans les ann&#233;es 70, des bals de villages bien avant, et du clubbing g&#233;n&#233;ralis&#233; dans les m&#233;tropoles du monde &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Danse society&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Et si le premier club de danse s'&#233;tait &#233;tabli dans une grotte de l'Ari&#232;ge ? On y a d&#233;couvert il n'y a pas si longtemps un sorcier dansant peint sur l'une de ses parois et on peut facilement imaginer une poign&#233;e de Cro-Magnons se tr&#233;moussant autour d'un feu pour c&#233;l&#233;brer un &#233;v&#233;nement, les dieux ou conjurer le sort, perdus entre la nuit &#233;toil&#233;e et l'obscure immensit&#233; des for&#234;ts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Evidement la r&#233;alit&#233; est sans doute moins romantique que cela mais les premi&#232;res traces r&#233;elles de danse remontent &#224; environ 14 000 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;La danse est le premier-n&#233; des arts. La musique et la po&#233;sie s'&#233;coulent dans le temps ; les arts plastiques et l'architecture mod&#232;lent l'espace. Mais la danse vit &#224; la fois dans l'espace et le temps. Avant de confier ses &#233;motions &#224; la pierre, au verbe, au son, l'homme se sert de son propre corps pour organiser l'espace et pour rythmer le temps.&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
A partir de cette c&#233;l&#232;bre citation de Curt Sachs, ethno musicologue, d&#233;roulons le fil de l'&#233;volution des formes de la danse.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;Si les c&#233;r&#233;monies de danse avaient une vocation spirituelle, religieuse ou guerri&#232;re aux gestes tr&#232;s codifi&#233;s, elles vont s'en &#233;manciper progressivement. Les premiers mouvements et chor&#233;graphies sont rep&#233;r&#233;es autour de 4 000 ans avant JC en Egypte notamment, puis en Gr&#232;ce. Dans L'Illiade et l'Odyss&#233;e d'Hom&#232;re sont mentionn&#233;es des danses collectives chor&#233;graphi&#233;es et les danses dionysiaques y &#233;taient particuli&#232;rement populaires. En Egypte encore, on danse autour des autels pour figurer les mouvements des astres autour du soleil. Dans l'Ancien Testament les sc&#232;nes de danse sont mentionn&#233;es : Mo&#239;se et Marie sa s&#339;ur, dans&#232;rent et chant&#232;rent apr&#232;s le passage de la mer Rouge. On pense aux danses transgressives des &#034;infid&#232;les&#034; autour du veau d'or. Chez les romains les interdits sont nombreux, les r&#232;gles strictes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par la suite, au Moyen Age des XIV&#232;me et XV&#232;me si&#232;cle, la mode est &#224; la &lt;strong&gt;Carole &lt;/strong&gt; ou Ll &lt;strong&gt;Tresque&lt;/strong&gt;, des danses accompagn&#233;es d'un chanteur repris par la foule. Pratiqu&#233;es par le peuple de fa&#231;on nocturne et cach&#233;e, elles sont consid&#233;r&#233;es comme incitation &#224; la d&#233;bauche et synonyme de p&#233;ch&#233; impardonnable par la toute puissante Eglise, qui, d&#232;s le XII&#232;me si&#232;cle tenta, vainement de les interdire. Sous l'ancien r&#233;gime, la justice sera m&#234;me, en vain, charg&#233;e de veiller au respect les directives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puisque nous sommes sur les temps m&#233;di&#233;vaux, on a coutume, &#224; chaque fois qu'on s'essaye &#224; raconter l'histoire des raves de la naissance de la musique l'&#233;lectronique, d'en situer l'origine &#224; Strasbourg il y a juste un peu plus de 500 ans. Avec un ph&#233;nom&#232;ne qui reste inexpliqu&#233; : William Shakespeare la d&#233;signa comme &#034;the dancing plague&#034; (la peste dansante), plus commun&#233;ment connue comme&lt;strong&gt; l'&#233;pid&#233;mie dansante&lt;/strong&gt;, la danse macabre ou encore le mal des ardents&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Subitement des centaines de personnes se seraient mises &#224; danser fr&#233;n&#233;tiquement comme poss&#233;d&#233;es par le d&#233;mon au point pour certaines d'en mourir. En cette ann&#233;e 1518, la ville avait encha&#238;n&#233; les malheurs : famine, &#233;pid&#233;mie de peste, cholera, l&#232;pre, catastrophes m&#233;t&#233;orologiques. Le d&#233;sespoir comme seul horizon. Au mois de juillet dans la rue du jeu des enfants, une femme se mis &#224; danser sans s'arr&#234;ter pendant des jours, bient&#244;t rejointe par une foule de plus en plus cons&#233;quente. La transe s'&#233;tire sans discontinuer pendant plusieurs semaines. Les autorit&#233;s installent des musiciens pour tenter d'apaiser la foule. Des centaines de personnes en meurent d'&#233;puisement. &lt;br class='autobr' /&gt;
De nombreuses th&#233;ories ont circul&#233; dont celle de l'ergotisme : lorsque le pain de seigle est moisi par un certain type de champignon il provoque des effets proches du LSD (dont la mol&#233;cule est tir&#233;e de cette moisissure). &lt;br class='autobr' /&gt;
Un collectif &#233;lectro s'est donn&#233; pour nom Bassmusic 1518 ou un groupe de m&#233;tal s'est carr&#233;ment nomm&#233; Le Mal des Ardents. Cette forme d'hyst&#233;rie collective n'est pas unique : de nombreux cas sont signal&#233;s entre 1200 et 1600. Le dernier &#233;pisode approchant eu pour cadre un village du Gard, Pont-Saint-Esprit en 1961 pendant quelques semaines. Le boulanger fut mis sur la sellette pour son pain de seigle. On soup&#231;onna r&#233;cemment la CIA d'avoir test&#233; le LSD sur les habitants&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'image de zombies coll&#233;es aux enceintes dans la boue au petit matin joue beaucoup dans ses rapprochements un poil hasardeux mais contribue &#224; une forme de mythification. Un autre &#233;v&#232;nement contribue &#224; cette aura : le tarentisme, une &#233;trange maladie sous forme de l&#233;thargie provoqu&#233;e par la morsure de l'araign&#233;e Lycosa Tarentula. L'unique rem&#232;de r&#233;sidait dans une danse effr&#233;n&#233;e accompagn&#233;e de musiciens jouant tambours et violons pendant plusieurs jours sans discontinuer. Ainsi, la &lt;strong&gt;tarentelle &lt;/strong&gt; (ou pizzica) vit le jour. Elle consistait &#224; reprendre les mouvements de l'araign&#233;e, renvers&#233;e en arri&#232;re, la personne marchait sur ses mains, le dos courb&#233; et se balan&#231;ait comme suspendue &#224; sa toile. Berlioz notamment &#233;crivit des tarentelles. Elle fut pratiqu&#233;e dans les Pouilles jusque dans les ann&#233;es 60.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, de nombreuses danses, la plupart import&#233;es de l'&#233;tranger se sont implant&#233;es entre le 16e et le 18e si&#232;cle : le &lt;strong&gt;menuet&lt;/strong&gt;, la &lt;strong&gt;sarabande&lt;/strong&gt;, la &lt;strong&gt;pavane &lt;/strong&gt; et bien d'autres. Puis vinrent la &lt;strong&gt;gavotte&lt;/strong&gt;, les &lt;strong&gt;ballets de Lully&lt;/strong&gt; tr&#232;s populaires au-del&#224; des cours, la &lt;strong&gt;valse &lt;/strong&gt; demandant, elle, plus de ma&#238;trise et d'esth&#233;tique dans les salons.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les sp&#233;cificit&#233;s r&#233;gionales eurent leurs heures de gloire comme &lt;strong&gt;la farandole du Languedoc, la bourr&#233;e d'Auvergne, la branle de Bretagne.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &lt;strong&gt;ballets Russes&lt;/strong&gt;, &#224; partir du milieu du 19e si&#232;cle, enclench&#232;rent un vaste bouleversement. La danse moderne puis contemporaine au 20e lib&#232;re les corps pour exprimer une cr&#233;ativit&#233; d&#233;complex&#233;e. On assiste alors &#224; l'av&#232;nement, des v&#233;ritables stars de la danse (&lt;strong&gt;Isadora Duncan, Noureev, Nijinski, Martha Graham, Lo&#239;e Fuller, Merce Cunningham, Maurice B&#233;jart, Pina Bausch&lt;/strong&gt;) et d'&#339;uvres monumentales : le &lt;i&gt;Lac des Cygnes&lt;/i&gt;, le &lt;i&gt;Sacre du Printemps&lt;/i&gt; et tellement d'autres. L'&#233;quivalent de l'int&#233;grale de &lt;i&gt;A la recherche du temps perdu&lt;/i&gt; ne suffirait pas &#224; raconter cette histoire...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s la fin du 19e si&#232;cle le &lt;strong&gt;tango&lt;/strong&gt;,all&#233;gorie des jeux amoureux, est sans doute la danse qui fascine le plus. La nostalgie intense du tango se nourrit des amours perdues et des trahisons selon Jacques Lacan, statue du commandeur de la psychanalyse&#8230; Cet op&#233;ra tragique et sensuel aux mouvements emphas&#233;s, cette lutte, n'est pas &#224; la port&#233;e du premier amateur venu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vie intense des nuits de danses endiabl&#233;es, de d&#233;bauche, la boh&#232;me, les cabarets des bas-fonds et les guinguettes parisiennes de Pigalle et Montmartre, le Moulin Rouge et son &lt;strong&gt;French Cancan&lt;/strong&gt;, eurent aussi ses embl&#233;matiques stars : La &lt;strong&gt;Goulue&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Mistinguett &lt;/strong&gt; puis plus tard &lt;strong&gt;Jos&#233;phine Baker&lt;/strong&gt; ont aliment&#233; les fantasmes et les &#339;uvres pendant des d&#233;cennies : Renoir (le c&#233;l&#232;bre tableau du &lt;i&gt;Moulin de la Galette&lt;/i&gt;), Toulouse Lautrec, Hugo, Verlaine&#8230; et fait aussi les affaires de l'industrie du tourisme depuis&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, avec la naissance de l'industrie de la reproduction &#224; la fin du 19e, de nouveau mots apparaissent, tel que &#034;discoth&#232;que&#034; : un meuble pour ranger les disques et recouvrant ou d&#233;signant conjointement ou successivement tout lieu o&#249; se trouvaient d'autres objets r&#233;volutionnaires comme des disques vinyles et des machines domestiques pour les &#233;couter et&#8230; danser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;picentre se d&#233;place alors, dans la premi&#232;re moiti&#233; du 20e vers le nouveau monde et New-York, avec l'immigration massive notamment. Et ce n'est pas un hasard si on retrouve des descriptions magnifiques de sc&#232;nes de f&#234;tes de l'&#233;poque, qu'elles soient aristocratiques ou populaires dans &lt;i&gt;Gatsby le Magnifique&lt;/i&gt; de Fitzgerald ou &lt;i&gt;Manhattan Transfer&lt;/i&gt; de Dos Passos avec son &#233;criture jazz, cette musique toute nouvelle en provenance du sud. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le sociologue Laurent Vidal dans son livre &lt;i&gt;Les hommes lents&lt;/i&gt;, raconte la naissance de la syncope dans les soir&#233;es des Honky Tonk du delta du Mississipi, dans les ports de la Nouvelle Orleans et du Br&#233;sil et sa remont&#233;e vers les m&#233;tropoles industrielles du Nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un peu plus tard, la prohibition des &#171; Roaring Twenties &#187; favorise l'embauche de musicien noirs dans les clubs de Harlem en suppl&#233;ant des musiciens blancs trop frileux refusant de prendre le risque de la clandestinit&#233;. &lt;strong&gt;Le Cotton Club&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;le Kentucky club&lt;/strong&gt; accueillent Armstrong ou Duke Ellington. Ils tracent le sillon, profond, d'une culture club qui essaimera partout ailleurs&#8230; Le &lt;strong&gt;charleston &lt;/strong&gt; triomphe avec &lt;strong&gt;Jos&#233;phine Baker&lt;/strong&gt;. En 1950, la seule 52&#232;me avenue &#224; Manhattan comptera des dizaines de clubs pour s'encanailler &#224; peu de frais. Ce sont l&#224;, dans ces ann&#233;es 20 et 30, les premiers signes d'un ping pong entre l'Europe et New-York, dans lequel les clubs rivaliseront d'inventivit&#233; pour s'assurer le leadership de la hype&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hollywood est d&#233;j&#224; puissante avant-guerre et la danse est rapidement une th&#233;matique de son industrie. L'histoire du cin&#233;ma abonde donc de films et chaque g&#233;n&#233;ration va poss&#233;der son totem du genre : &lt;i&gt;Saturday night fever, Grease, Dirty dancing, Flashdance, Cabaret, West Side Story&lt;/i&gt; ou r&#233;cemment le fade &lt;i&gt;La La Land&lt;/i&gt;. En marge un film, &lt;i&gt;On ach&#232;ve bien les chevaux&lt;/i&gt; de Sydney Pollack, raconte &#224; travers les marathons de danse organis&#233;s dans les ann&#233;es 30, les affres d'un couple pour survivre lors de la grande d&#233;pression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un r&#233;alisateur a su magnifiquement saisir toute la gamme des sentiments et des enjeux li&#233;s au bal, &#224; la danse, &#224; la f&#234;te au sein d'une communaut&#233;. Michael Cimino dans ses deux chefs d'&#339;uvres, &lt;i&gt;The Deer Hunter&lt;/i&gt; (Voyage au bout de l'Enfer) et &lt;i&gt;Heaven's Gate&lt;/i&gt; (La porte du Paradis, avec Isabelle Huppert) inscrit sur pellicule trois longues sc&#232;nes de bal dont l'une sur patins &#224; roulettes, incroyablement &#233;mouvantes, enivrantes et sensibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On revient donc &#224; la f&#234;te dansante comme ciment d'une communaut&#233; : partager des &#233;motions fortes et collectives autour de la danse, au bal mais aussi absorber les substances qui vont bien pour l'exaltation, faire tomber les barri&#232;res et le poids des codifications sociales. Le bal fait surgir les dimensions charnelles et transgressives pour, dans une certaine mesure, mieux canaliser au quotidien les fourmillements et les caprices des esprits et des corps. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il peut parfois aussi &#234;tre consid&#233;r&#233; comme une forme d'acte politique. C'est sans doute pourquoi le ministre Georges Mandel, d&#232;s mai 1940, fait fermer les cabarets, interdit les f&#234;tes et la consommation d'alcool dans toute la France. Les bals clandestins se d&#233;veloppent dans les campagnes. Le ph&#233;nom&#232;ne est massif dans la population sous le choc de la d&#233;b&#226;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces bals vont perdurer avec succ&#232;s apr&#232;s-guerre mais d&#233;j&#224;, balbutiante, la soci&#233;t&#233; de consommation effr&#233;n&#233;e, la soif de libert&#233; et l'&#233;mancipation d'une jeunesse tourn&#233;e vers un avenir qui se veut radieux s'entiche de danses plus individuelles. Les ann&#233;es 60 voient d&#233;barquer le &lt;strong&gt;twist&lt;/strong&gt;, le &lt;strong&gt;jerk&lt;/strong&gt;. La pr&#233;sence d'un partenaire devient superflue et l'on va chercher des contextes plus adapt&#233; &#224; ces nouvelles pratiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but des ann&#233;es 70, bien qu'en Bretagne par exemple, le &lt;strong&gt;fest-noz&lt;/strong&gt; se r&#233;pande et remplace le bal, les clubs et les boites de nuit se d&#233;veloppent parall&#232;lement, sur une courbe qui se croise avec le d&#233;clin des f&#234;tes agricoles dans les r&#233;gions rurales. Les f&#234;tes deviennent des attractions touristiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Partout le clubbing de masse va bient&#244;t r&#233;gner.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Last night a dj saved my life&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#034;Burn down the disco, Hang the blessed DJ, Because the music that they constantly play, It says nothing to me about my life&#034; &#8211; Morrissey - Panic&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant que le dj ne devienne ce que les ann&#233;es 90 en ont fait, c'est-&#224;-dire cet artiste cr&#233;ateur et dieu des platines, il fut longtemps ce type un peu ringard de province alignant les disques et les tubes du moment en alternant un peu m&#233;caniquement slows et disco, suivant les modes, et &#224; qui on venait demander &#233;m&#233;ch&#233; tel ou tel morceau cens&#233; retourner le dancefloor... Et si aujourd'hui &#224; l'inverse on affuble de ce titre de Dj le moindre bip&#232;de qui pousse 3 potards, son &#233;volution est singuli&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un club parisien tr&#232;s pris&#233; mais peu connu en dehors des initi&#233;s, le &lt;strong&gt;Tango&lt;/strong&gt; f&#234;tait derni&#232;rement ses 125 ans. Sans aucun doute l'un des plus vieux du monde occidental qui a vu des milliers de vies s'agiter dans ses murs, vu passer des dizaines de modes, de la musette &#224; la house en passant par le punk, ou le tango justement. Lieu incontournable de la culture gay, devenu rep&#232;re des drag queens, des personnages mythiques comme Serge Kruger, camarade d'Alain Pacadis, LE chroniqueur des soir&#233;es parisiennes branch&#233;es, en on construit la l&#233;gende dans les ann&#233;es 80&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'histoire avec un grand H du clubbing tel qu'on l'entend aujourd'hui d&#233;bute ailleurs : le plus ancien et le premier dj serait un certain &lt;strong&gt;Lucien Lebovitz&lt;/strong&gt; en 1956 dont la fonction exacte &#233;tait en fait op&#233;rateur. C'est du moins ce qu'explique Jean-Yves Leloup, auteur du remarquable ouvrage &lt;i&gt;Global techno&lt;/i&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'histoire commence ainsi : la premi&#232;re discoth&#232;que officielle en France est le &lt;strong&gt;Whisky &#224; gogo&lt;/strong&gt;, fond&#233; en 1947 &#224; Paris, par Paul Pacini. Vient ensuite &lt;strong&gt;Castel&lt;/strong&gt;, o&#249; faune branch&#233;e et interlope, c&#233;l&#233;brit&#233;s et inconnus se m&#234;lent joyeusement. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;R&#233;gine&lt;/strong&gt;, &#224; la t&#234;te du whisky &#224; gogo, r&#233;volutionne alors la nuit : dans ses m&#233;moires elle raconte qu'elle invente le concept de discoth&#232;que. Elle supprime les juke-box car tout le monde choisi surtout des slows pour draguer, et avec deux tourne-disques se met &#224; passer des disques, du cha cha cha notamment. Elle peint des lampes et joue avec leurs interrupteurs pour cr&#233;er des effets. V&#233;rit&#233; ou l&#233;gende mais cela d&#233;crit plus ou moins comment tout cette histoire s'est peu &#224; peu construite c&#244;t&#233; paillettes. Un deuxi&#232;me Whisky &#224; gogo est rapidement mont&#233; sur la Croisette &#224; Cannes et un inconnu, Lucien Lebovitz, donc, se fait connaitre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Passionn&#233; de musique et p&#232;re de 6 enfants, il va, chaque jour officier de 22h &#224; 5 h du matin. Il fera danser les stars du festival sur du rock, du swing, du jazz, des savants dosages de tubes d'ambiance. Il sera le premier &#224; poss&#233;der un cross fader pour alterner entre ses deux platines, pouvant d&#232;s lors enchainer les titres, installant d&#232;s lors un vrai rapport au public en initiant partage et communion autour de ses d&#233;couvertes. Ce sera pendant longtemps le seul personnage connu appr&#233;hendant les soir&#233;es de telle fa&#231;on.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ..&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;C'est pour nous, fran&#231;ais cocardiers en tout cas, le v&#233;ritable point de d&#233;part de la cuture club. Les anglais, incorrigibles, voient &#233;videmment les choses d'une autre fa&#231;on : l'origine de la culture Dj serait due &#224; un personnage du nom de&lt;strong&gt; Jimmy Saville&lt;/strong&gt;, qui fut plus tard le premier pr&#233;sentateur de l'&#233;mission embl&#233;matique Top of the Pops. D&#232;s 1943, catcheur professionnel par ailleurs, il arpenta chaque week-end la campagne anglaise depuis son village d'Otley dans le West Yorkshire arm&#233; d'un &#233;lectrophone et de sa collection de 78 tours. Devant son succ&#232;s croissant, la soci&#233;t&#233; Mecca Ballrooms qui poss&#233;dait des salles de bal un peu partout en Grande Bretagne, le recrute en 1946 pour des tourn&#233;es qui passeront dans des villes comme Manchester ou Leeds. De quoi d&#233;j&#224;, susciter des vocations&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il semble en d&#233;finitive que dans plusieurs endroits d'Europe durant l'entre-deux guerres, sous l'occupation et apr&#232;s-guerre, les malheurs, la r&#233;pression, les trag&#233;dies aient fait naitre de mani&#232;re souterraine une volont&#233; de r&#233;sister la barbarie. Ainsi Peter Shapiro dans &lt;i&gt;Turn the Beat Around&lt;/i&gt;, superbe ouvrage de r&#233;f&#233;rence sur l'histoire de la disco, situe dans l'Allemagne nazie les premi&#232;res soir&#233;es clandestines les swingjugend, o&#249; l'on vient poser sur les platines des disques de swing et de jazz interdits car consid&#233;r&#233;s comme art d&#233;g&#233;n&#233;r&#233;&#8230; Sont pareillement &#233;voqu&#233;s les zazous et un lieu &#224; Paris, la discoth&#232;que, o&#249; l'on &#233;coute du jazz pendant l'occupation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A New-York donc, &#224; Paris &#224; Londres, ailleurs l'expansion des clubs est sans limite. A partir du d&#233;but des ann&#233;es 60, les clubs se cr&#233;ent et se d&#233;font au gr&#233; des hypes musicales et vestimentaires plus ou moins &#233;ph&#233;m&#232;res. On connait par c&#339;ur le swinging London. Le &lt;strong&gt;Marquee &lt;/strong&gt; sera incontournable pour tout clubber qui se respecte&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Des noms restent : Le &lt;strong&gt;Golf Drouot&lt;/strong&gt;, le &lt;strong&gt;Bus Palladium&lt;/strong&gt; pour le rock en France ; plus tard le &lt;strong&gt;Queen&lt;/strong&gt;, le &lt;strong&gt;Palace&lt;/strong&gt;, le &lt;strong&gt;Blow Up&lt;/strong&gt; &#224; Munich.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais d'autres clubs vont avoir une influence consid&#233;rable et plus profonde. Ils poss&#232;dent comme certains clubs de foot, des fans et ce suppl&#233;ment d'&#226;me qui fait tout. Ils seront les lieux de diffusion de nouveaux courants musicaux qui trouvent, dans la p&#233;nombre, le moyen d'expression id&#233;al. Ils fa&#231;onneront m&#234;me les esprits, agiront comme r&#233;v&#233;lateurs d'envies et de conqu&#234;tes de libert&#233;, d'utopies, en &#233;cho aux politiques plus ou moins r&#233;pressives en mati&#232;re de m&#339;urs et d'identit&#233; en fonction de l'&#233;poque, jusqu'&#224; faire changer radicalement des destins ou devenir des raisons de vivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De France on m&#233;connait ou m&#234;me on m&#233;prise un courant appel&#233; &lt;strong&gt;Northern Soul&lt;/strong&gt; qui connut ses heures de gloire du milieu des ann&#233;es 60 au d&#233;but des ann&#233;es 80 mais qui reste vivace et impr&#232;gne toujours la culture musicale du nord de l'Angleterre. Style construit autour d'une forme de nostalgie instantan&#233;e autour de la soul, de la Motown, de Stax et de la multiplicit&#233; de ses obscurs labels et 45 tours plus ou moins rares, il s'est peu export&#233; et reste une sp&#233;cificit&#233; r&#233;gionale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des villes de bords de mer, futures zones sinistr&#233;es dans les ann&#233;es 80, en furent les symboles : Blackpool et Preston, fr&#233;quent&#233;es par les classe populaires et ouvri&#232;res de Manchester et Liverpool. Pile entre ce deux villes, Wigan, va connaitre des heures de folies avec la naissance en 1973 du &lt;strong&gt;Wigan Casino&lt;/strong&gt;. De nombreux clubs se livrent alors &#224; une f&#233;roce concurrence dans toute la r&#233;gion. La r&#233;putation d'un club et de son dj tient a peu de choses, &#224; la diffusion d'un disque hors propos parfois&#8230; Des milliers de jeunes vont danser tous les week-ends. Le Wigan Casino sera le point de ralliement de toute la faune nocturne du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l'autre c&#244;t&#233; de l'Atlantique, &#224; New-York, autre ville financi&#232;rement &#224; l'agonie au milieu des seventies, certains quartiers sont quasi &#224; l'abandon, et la fr&#233;quentation de Time Square se fait &#224; ses risque et p&#233;rils. Dans les marges et les bas-fonds, sous l'impulsion de la population gay, le disco &#233;merge et va faire l'effet d'une d&#233;ferlante. La lib&#233;ration sexuelle est totale pour le meilleur puis h&#233;las pour le pire ensuite avec l'arriv&#233;e du SIDA&#8230; C'est aussi le moment charni&#232;re o&#249; le hip hop avec &lt;strong&gt;Dj Kool Herc&lt;/strong&gt; se mat&#233;rialise. Les croisements des styles musicaux, quelques personnalit&#233;s fortes, militantes et curieuses (&lt;strong&gt;David Mancuso, Larry Levan et Frankie Knuckles&lt;/strong&gt; sont encore des noms &#233;vocateurs) font de New-York, une fois de plus, le nouvel eldorado du clubbing. On entend parler partout de ces lieux, cependant tr&#232;s selects, que sont le &lt;strong&gt;Loft&lt;/strong&gt;, le &lt;strong&gt;Paradise Garage&lt;/strong&gt; puis le &lt;strong&gt;Tunnel&lt;/strong&gt;, mythifi&#233;s dans les r&#233;cits m&#234;me les plus gla&#231;ants (&lt;i&gt;American Psycho&lt;/i&gt; de Bret Eston Ellis). Qui ne connait pas le &lt;strong&gt;Studio54 &lt;/strong&gt; ? Pendant une poign&#233;e d'ann&#233;es &#224; la fin des ann&#233;es 70, il deviendra le centre de l'univers pour toute la jet-set et la faune underground, gay, disco, punk, internationale se retrouvera &#224; danser sous le regard d'Andy Warhol balan&#231;ant ses sentences d&#233;finitives. Le physionomiste Steve Rubell fait r&#233;gner une loi impitoyable. &#034;Une d&#233;mocratie sur le dance-floor mais une dictature &#224; la porte d'entr&#233;e&#034; dira Andy. 2000 personnes s'y pressent chaque soir pendant ses ann&#233;es d'apoth&#233;oses...&lt;/p&gt;
&lt;bloc&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Places to be&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Frankie Knuckles avant d'officier &#224; New-York fit danser Chicago au sein de la &lt;strong&gt;Warehouse&lt;/strong&gt;, dont le style musical tir&#233; de son nom la house, sera surtout due &#224; Ron Hardy qui lui succ&#233;da aux platines. La house music puis l'acid-house vont gagner New-York et se diffuser &#224; travers le monde bien apr&#232;s sa fermeture en 1987 rebaptis&#233;e &lt;strong&gt;Music Box&lt;/strong&gt; en 1982.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas tr&#232;s loin, &#224; Detroit la techno suit un destin similaire. Dans les entrep&#244;ts abandonn&#233;s de la cit&#233; de Tamla Motown et de l'industrie automobile d&#233;clinante, Juan Atkins, Derrick May et Kevin Saunderson comme fondateurs et l'Underground Resistance de Mike Banks, Jeff Mills et Robert Hood comme fer de lance politique, enflamment un lieu alternatif le &lt;strong&gt;Music Institute&lt;/strong&gt;. La techno, tel un tsunami, va envahir les clubs et avoir un impact consid&#233;rable sur la musique pop dans un aller-retour spectaculaire entre Europe et Etats Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;bloc&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
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&lt;p&gt;Apr&#232;s ces folles ann&#233;es am&#233;ricaines, les aventures se poursuivent ailleurs et cette fois-ci le nord de l'Angleterre va prendre toute la lumi&#232;re. On connait l'histoire. Apr&#232;s les ann&#233;es sombres et post-punk de Joy Division, Tony Wilson accompagn&#233; de la joyeuse troupe de New Order met tout sa fortune dans un club, &lt;strong&gt;L'Hacienda&lt;/strong&gt;, en mai 1982. L&#224; aussi un vieil entrep&#244;t, am&#233;nag&#233; par Peter Saville. Le groupe qui lors de ses tourn&#233;es am&#233;ricaines fr&#233;quente les boites est impressionn&#233; par ce qui s'y d&#233;roule&#8230; Blue Monday sort, explose les charts&#8230; Le lien est fait. Bient&#244;t tout ce qui se fait de mieux dans l'underground musical se produit &#224; L'Hacienda. Ensuite c'est Ibiza, l'ecstasy, les summers of love, la notori&#233;t&#233; plan&#233;taire, la violence, la faillite etc etc&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, un jeune homme, sous le nom de Dj Pedro, plus connu sous son vrai nom Laurent Garnier, &#224; son retour en France fera des passages remarqu&#233;s dans une boite de nuit de Dijon qui poss&#232;de encore aujourd'hui sa petite aura mythique et p&#232;sera sur l'&#233;volution des musiques &#233;lectroniques en France : &lt;strong&gt;L'An-Fer&lt;/strong&gt;, c'est son nom. Fr&#233;d&#233;ric Dum&#233;lie en est &#224; l'origine. Il r&#233;cup&#232;re la boite de nuit p&#233;p&#232;re de province tenu par sa famille et lui fait faire un virage radical. Hors de Paris, ses choix artistiques audacieux en feront un lieu indispensable pour tout fan de musiques &#233;lectroniques des ann&#233;es 90.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Passage oblig&#233; : Berlin. Apr&#232;s la chute du mur, une autre r&#233;volution se met en marche dans la capitale allemande. Dans les friches autour du mur, des soir&#233;es peu &#224; peu s'organisent, des clubs improvis&#233;s s'installent, le &lt;strong&gt;UFO&lt;/strong&gt;, le &lt;strong&gt;Tr&#233;sor&lt;/strong&gt; sont r&#233;put&#233;s bien s&#251;r, mais surtout au d&#233;but des ann&#233;es 2000 est fond&#233; le graal de toute de vie de noctambule du 21&#232;m si&#232;cle : le &lt;strong&gt;Berghain&lt;/strong&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour ses adeptes, y aller repr&#233;sente beaucoup plus qu'un lieu de f&#234;te, il est presque une philosophie de vie h&#233;doniste et libre. Comme une secte, le Berghain se vit comme une exp&#233;rience &#224; la fois collective et intime en respectant scrupuleusement ses r&#232;gles. Le son est incroyable, l'atmosph&#232;re magique, les meilleurs DJs du monde se succ&#232;dent autour de Ben Klock ou Marcel Dettmann. Ses 2400 places, son Panorama Bar sont pris d'assaut. Aucune photo de l'int&#233;rieur n'est autoris&#233;e permettant ainsi de cultiver le myst&#232;re qui entoure cette grande b&#226;tisse. Le couperet du refus d'entrer dans le sanctuaire techno peut tomber apr&#232;s avoir patient&#233; dans la file d'attente, sans trop savoir pourquoi. Et alors que la pand&#233;mie de Covid met &#224; terre toute la vie nocturne, le Berghain a r&#233;ussi &#224; cr&#233;er l'&#233;v&#233;nement avec une s&#233;rie d'expositions, d'installations et de performances remarquables dont tout le monde parle.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;D'autres clubs, innombrables, de la Colombie &#224; la Russie au Br&#233;sil, en Inde, partout, racontent d'autres l&#233;gendes, d'autres mythes. L'histoire est in&#233;puisable et elle nous convainc que de la p&#233;riode actuelle de frustrations, naitront de nouvelles formes de socialisation o&#249; le rituel de la danse s'exprimera &#224; nouveau.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hydrophone prend la tangente.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On plonge dans une th&#233;matique en lien avec l'actualit&#233; (ou non), avec comme terrain de jeu, les musiques actuelles, &#233;videmment.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et puis on &#233;crit, on compile, on fait des playlists, on (re)d&#233;couvre des livres, des films, des albums.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans ce 6&#232;me &#233;pisode, on pousse les meubles, on roule le tapis dans un coin, on remet la main sur cette satan&#233;e boule &#224; facettes. Alors, on met du son.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, enfin, on danse dans son salon (faute de mieux).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Tangente#5 : On the road.</title>
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		<dc:date>2021-02-05T10:05:25Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marion</dc:creator>


		<dc:subject>Tangente</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Hydrophone prend la tangente. On plonge dans une th&#233;matique, avec comme terrain de jeu, les musiques actuelles, &#233;videmment.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.hydrophone.fr/+-Tangente-+.html" rel="tag"&gt;Tangente&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L150xH81/arton223-9c1c5.jpg?1745681646' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='81' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;On the road again. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne cesse d'entendre cette sempiternelle petite rengaine du groupe&lt;strong&gt; Canned Heat&lt;/strong&gt;, &#233;cul&#233;e et crispante pour certains, par exemple en fond sonore d'un petit reportage sur France T&#233;l&#233;vision. Vous voyez bien : lorsqu'un motard chevronn&#233; prenant la route des vacances (si la moto est une Harley l'illustration sonore sera &lt;i&gt;Born to be Wild&lt;/i&gt;) pour &#233;viter les embouteillages ente Pontivy et Port Barcar&#232;s alors que comme tout bon breton il aurait d&#251; prendre son voilier, &#233;videmment.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;Prendre la route, vu comme &#231;&#224;, cela a donc l'air d&#233;suet &#224; une &#233;poque o&#249; l'on s'extasie devant les appendices portables, montres connect&#233;es, t&#233;l&#233;phones et autres accessoires &#224; qui nous confions le contr&#244;le de nos vies et qui nous confortent dans nos trajets cuisine-canap&#233; ou nos courses &#224; pied dans les bois coll&#233;s aux applis forme et sant&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'une des premi&#232;res mesures du nouveau pr&#233;sident des Etats-Unis, Joe Biden, fut de stopper la construction du fameux et sinistre mur d&#233;cid&#233; par son pr&#233;d&#233;cesseur pour marquer son territoire, &#224; la fronti&#232;re avec le Mexique, cens&#233; mettre fin &#224; l'immigration ill&#233;gale. En Europe les fermetures de fronti&#232;res et les tentations d'un repli sur soi n'ont jamais &#233;t&#233; aussi pr&#233;sentes dans les esprits depuis la fin de la deuxi&#232;me guerre mondiale. &lt;br class='autobr' /&gt;
Or souvent contraints, pour des raisons tragiques de simple survie pour beaucoup de migrants, mais aussi tout simplement, pour &#233;chapper &#224; un destin tout trac&#233;, s'&#233;manciper, l'homme depuis toujours scrute le chemin au bout du village, le suit pour voir ce qui se passe de l'autre c&#244;t&#233; du bois, prend le bateau sur le quai, jusqu'&#224; la route vers un autre continent en r&#234;vant d'une vie meilleure. Eprouver l'indispensable alt&#233;rit&#233; qui constitue la v&#233;ritable identit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
La route au-del&#224; de sons sens litt&#233;ral, correspond essentiellement &#224; ce besoin de ressentir le lien vital, qui nous r&#233;unit ou nous s&#233;pare tous, en transcende la condition humaine. La s&#233;dentarit&#233; n'&#233;tant d'ailleurs que tr&#232;s r&#233;cente dans l'histoire.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Silk Road&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La civilisation du p&#233;trole touche &#224; sa fin et la batterie &#233;lectrique nous conduit pour le moment dans une impasse &#233;cologique. Reviendra-t-on plus vite qu'on ne le croit &#224; la marche &#224; pied, aux chevaux et aux chameaux ? Pendant des mill&#233;naires, on s'en contenta en tout cas sur des routes tr&#232;s fr&#233;quent&#233;es dont les souvenirs sont encore bien vivaces.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;La route de la soie, symbole s'il en est des &#233;changes qui ont fa&#231;onn&#233; notre monde, joua un r&#244;le pr&#233;pond&#233;rant dans la diffusion des objets et des id&#233;es et favorisa grandement une porosit&#233; des cultures. Bien avant notre &#233;poque pliant sous le poids des produits manufactur&#233;s, nous consommions des produits venus d'Asie, d'Afrique et d'ailleurs comme les &#233;pices, la soie, les textiles puis plus tard la porcelaine. Et si nous parlons de relocalisation, de territoire &#224; pr&#233;server, ayons &#224; l'esprit que tout &#231;a ne sont que des &#233;l&#233;ments d'un vaste balancier de l'histoire : le d&#233;veloppement de la filature et du textile en Europe au 18&#232;me, sous l'impulsion funeste de la traite atlantique, a priv&#233; de travail des millions d'artisans en Inde et en Asie.&lt;br class='autobr' /&gt;
La musique forcement accompagna tous ces voyageurs au sein des caravanes, qui se crois&#232;rent sur les march&#233;s dans les caravans&#233;rails. Ils apport&#232;rent leur lot d'instruments de musique, de repr&#233;sentations et de pratiques, influenc&#232;rent largement la musique europ&#233;enne au cours des si&#232;cles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire des instruments de musique s'av&#232;re ainsi passionnante, du moment o&#249; bien avant la parole et le chant, le sifflement chez l'humain fut certainement le premier langage commun, inspir&#233; du son du vent dans les roseaux &#224; celui qui le conduira &#224; fabriquer une flute ? Ou comment se sont t&#233;lescop&#233;s les premiers instruments et le rythme des percussions sur peaux tendues aux hasards de rencontres et de voyages jusqu'&#224; prendre les formes domestiques actuelles ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prenons le violon omnipr&#233;sent en Europe depuis le 17&#232;me si&#232;cle. Il apparait sous sa forme moderne chez nous en Italie au 16&#232;me si&#232;cle. Il y eu auparavant, dans l'Antiquit&#233; et au Moyen-Age, la lyre. Mais les versions plus proches du violon actuel apparaissent dans l'empire chinois, l'empire byzantin et dans le monde arabo-musulman aux m&#234;mes &#233;poques au Xe si&#232;cle. Ces instruments sont frott&#233;s &#224; l'aide d'un archet, &#233;labor&#233; &#224; partir de crin de cheval, compagnon de route comme partout dans le monde. Le &#171; rebab &#187; est notamment l'instrument consid&#233;r&#233; sp&#233;cifiquement comme l'anc&#234;tre du violon. Il deviendra par la suite la vielle, appel&#233;e &#171; vihuela &#187; en Espagne et &#171; viuola &#187; en italien, puis viole puis violon mentionn&#233; pour la 1&#232;re fois autour de 1520.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre instrument tr&#232;s actuel : la guitare. Elle serait &#226;g&#233;e de 3500 ans. Les premiers instruments &#224; cordes connus des arch&#233;ologues sont la harpe-bol et le &#171; tamb&#251;r &#187;, qui d&#233;signent une famille de luths &#224; manche long, r&#233;pandus en Chine, en Ouzb&#233;kistan, au Kazakhstan, en Inde, en Afghanistan, en Iran, en Irak, en Azerba&#239;djan, en Turquie. Une chanteuse &#233;gyptienne &lt;strong&gt;Har-Mose&lt;/strong&gt; aurait, pendant le r&#232;gne de la reine Hatchepsout en 1503 avant JC, utilis&#233; cette harpe-bol comme instrument. Ce type primitif de guitare devint tr&#232;s populaire et fut introduit en Europe par les &#201;gyptiens et les M&#233;sopotamiens, puis a travers&#233; le Moyen &#194;ge. Beaucoup de ces instruments &#224; cordes ont surv&#233;cu jusqu'&#224; l'&#233;poque moderne sous une forme presque indemne et sous diff&#233;rents noms. Ils sont encore utilis&#233;s aujourd'hui, tels que le &#171; saz &#187; turc &#224; manche, la &#171; tamburitsa &#187; slave, le &#171; set&#226;r &#187; iranien, le &#171; panchtar &#187; afghan et le bouzouki grec.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Orient&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En plus des &#233;changes commerciaux, les croisades ont &#233;t&#233; une source d'enrichissement pour l'occident. La d&#233;couverte, en 1704, des &lt;i&gt;Contes des Mille et Une Nuits&lt;/i&gt; vont faire fantasmer plusieurs g&#233;n&#233;rations d'artistes. La musique du XVIIIe si&#232;cle est ainsi truff&#233;e de r&#233;f&#233;rences &#224; l'Orient, des berceuses jusqu'aux marches fun&#232;bres. &lt;strong&gt;Camille Saint-Sa&#235;ns&lt;/strong&gt; avec &lt;i&gt;Sanson et Dalila&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Suites Alg&#233;riennes&lt;/i&gt; voyagea lui-m&#234;me en Orient. D'autres illustres personnages firent de leur vision de l'Orient des &#339;uvres majeures : &lt;strong&gt;Hector Berlioz&lt;/strong&gt; avec &lt;i&gt;La Captive&lt;/i&gt;, &lt;strong&gt;Giuseppe Verdi &lt;/strong&gt; avec &lt;i&gt;A&#239;da&lt;/i&gt;, ou bien encore le Divan Occidental-Oriental de &lt;strong&gt;Franz Schubert &lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Orientalisme va aller jusqu'&#224; en modifier la texture musicale. &lt;strong&gt;Claude Debussy&lt;/strong&gt; fut fortement impressionn&#233; et inspir&#233; par la musique de Bali et de Java d&#233;couverte lors de l'Exposition Universelle de Paris en 1889. Les compositeurs russes, g&#233;ographiquement plus perm&#233;ables, ont largement contribu&#233; au d&#233;veloppement d'un courant orientaliste comme ces &lt;i&gt;Sh&#233;h&#233;razade &lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Nikola&#239; Rimski-Korsakov&lt;/strong&gt; ou de &lt;strong&gt;Maurice Ravel&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Trans sib&#233;rien &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au m&#234;me titre que L'Orient Express, ligne ferroviaire l&#233;gendaire et autour de laquelle on ne compte plus les romans et les films qui en font leur d&#233;cor, Le Transsib&#233;rien relie Moscou &#224; Vladivostok et dessert pr&#232;s de 1000 gares sur 9000 km. Il passe un peu au-dessus de Ulan Bator, embl&#233;matique &#233;tape des routes de la soie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le musicien &#233;lectronique fran&#231;ais &lt;strong&gt;Thylacine&lt;/strong&gt;, confront&#233; aux affres de la cr&#233;ation, coinc&#233; dans son statut de producteur dont la discographie se construit au fin fond de son home studio, a &#233;prouv&#233; le d&#233;sir retrouver le go&#251;t du r&#233;el, pour peut-&#234;tre mieux r&#233;investir ensuite dans son cocon. Dans un &#233;lan instinctif, il a peut-&#234;tre voulu renvoyer la balle aux musiciens russes du 19&#232;me. Toujours est-il qu'il a subitement d&#233;cid&#233; d'embarquer son mat&#233;riel et de faire le trajet pour composer, fl&#226;ner, se perdre dans l'horizon, enregistrer les sons du roulement des trains sur les rails, de la nature et des &#233;l&#233;ments, de la vie aper&#231;ue &#224; travers les fen&#234;tres. Il a fait de ces p&#233;r&#233;grinations un album contemplatif, onirique et &#233;vocateur, accompagn&#233; d'un documentaire en guise de carnet de voyage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pense &#233;videmment &#224; &lt;strong&gt;Steve Reich&lt;/strong&gt; et son &#339;uvre magnifique &lt;i&gt;Diff&#233;rent Trains&lt;/i&gt; en 1988 &#224; propos de ses voyages de petit gar&#231;on juif de divorc&#233;s entre New-York et Los Angeles au d&#233;but des ann&#233;es 40 et d'autres trains en Europe. Ou encore cet intriguant et percutant &lt;i&gt;Last train to Krasnodar&lt;/i&gt; d'&lt;strong&gt;Arnaud Rebotini&lt;/strong&gt; en digne successeur du &lt;i&gt;Trans Europe Express&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Kratwerk&lt;/strong&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Son rapport &#224; la musique s'est profond&#233;ment modifi&#233; tant et si bien que Thylacine a ensuite renouvel&#233; l'exp&#233;rience avec l'album &lt;i&gt;Roads &lt;/i&gt; sur le m&#234;me principe mais cette fois-ci &#224; bord d'une caravane am&#233;nag&#233;e en studio sur un autre continent, l'Am&#233;rique du Sud, des bords de mers, aux hautes altitudes de la Cordill&#232;re des Andes. Les bandes sons de la route du 21&#232;me si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus familier de notre quotidien en ces temps de confinement, Burial et Four Tet nous offrent une autre vision d'un trajet en m&#233;tro ...&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Road 66&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Avant le Word Wide Web, comme objet de toutes nos attentions avec par exemple une chasse aux Pok&#233;mons dans les bois voisins comme Saint-Graal, l'&#232;re industrielle eue son Wild Wild West comme terre promise ultime : l'Am&#233;rique et sa travers&#233;e au c&#339;ur de tous les r&#234;ves. La libert&#233; dans toute son acceptation comme horizon, en r&#233;alit&#233;, h&#233;las, trompeuse et cruelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La route, plus qu'un trac&#233; reliant un point &#224; un autre, est une id&#233;e, une image mythifi&#233;e par Hollywood et des romans enflamm&#233;s. Elle se forge de d&#233;cennies en d&#233;cennies en parall&#232;le avec la d&#233;mocratisation des moyens de transports individuels et d'une forme de tourisme correspondant &#224; l'id&#233;al occidental de la libert&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
La c&#233;l&#232;bre Route 66, bien ancr&#233;e dans un coin de la t&#234;te de chaque rocker qui se respecte, entre dans sa 75&#232;me ann&#233;e. Elle fut en effet inaugur&#233;e le 11 novembre 1926. Simple chemin de terre au d&#233;but, partant de Chicago et traversant l'Illinois, le Missouri, le Kansas, l'Oklahoma, le Texas, le Nouveau-Mexique et l'Arizona (sur pr&#232;s de 4000 km) avant de se terminer &#224; Santa Monica, en Californie elle fut la premi&#232;re autoroute enti&#232;rement goudronn&#233;e ou pav&#233;e en 1938. Peu sauraient indiquer pr&#233;cis&#233;ment o&#249; elle se situe, traduisant en d&#233;finitive une aura qui se perp&#233;tue, en allant au-del&#224; de sa simple fonction et dont le levier est sans doute le roman de John Steinbeck &lt;i&gt;Les raisins de la col&#232;re&lt;/i&gt; qui la surnomma Mother Road. En 1946, un certain &lt;strong&gt;Bobby Troup&lt;/strong&gt; apr&#232;s un road trip en fait une chanson qui deviendra un hit gr&#226;ce &#224; &lt;strong&gt;Nat king Cole&lt;/strong&gt;. Plus tard, elle sera reprise par &lt;strong&gt;Chuck Berry, les Rolling Stones, Brian Setzer, Depeche Mode, Guitar Wolf&lt;/strong&gt; &#8230; &lt;strong&gt;Eddy Mitchell &lt;/strong&gt; et jusqu'aux pires clich&#233;s, dans les pubs notamment, et dans la France de Johnny Halliday.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;Deux films, m&#234;me si l'action de ces films ne se d&#233;roule pas pr&#233;cis&#233;ment sur cette route, &lt;i&gt;L'&#233;quip&#233;e sauvage&lt;/i&gt; (the Wild One, 1953), avec l'irradiant Marlon Brando en cuir perfecto sur sa moto Triumph a la t&#234;te de son gang, puis l'ind&#233;passable &lt;i&gt;Easy Rider&lt;/i&gt; (1969) point d'orgue de la contre-culture am&#233;ricaine de Californie, vont terminer de classer la route 66, dans une autre dimension au panth&#233;on de la culture populaire am&#233;ricaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philip Kaufman, d'ob&#233;dience disons classique, r&#233;alisateur du remarqu&#233; &lt;i&gt;L'&#233;toffe des H&#233;ros&lt;/i&gt; en 1983, &#224; propos des d&#233;buts de la conqu&#234;te spatiale, n'avait gu&#232;re pr&#234;t&#233; attention au milieu des ann&#233;es 60, aux arguments de Dennis Hooper, expliquant que le h&#233;ros ultime serait un motard hippie lorsqu'il lui proposa le scenario de&lt;i&gt; Easy Rider&lt;/i&gt;. Les chevauch&#233;es p&#233;taradantes de Peter Fonda au son de &lt;i&gt;Born to be wild &lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Steppenwolf&lt;/strong&gt; boulevers&#232;rent et pr&#233;figur&#232;rent le nouvel Hollywood en acc&#233;l&#233;rant l'arriv&#233;e aux manettes de la jeunesse hippie. Elles ont aussi pr&#233;cipit&#233; sur les routes des tas d'occidentaux, tendance qui r&#233;sonne encore dans les ann&#233;es 2010, avec des charters d'europ&#233;ens en p&#232;lerinage. &lt;i&gt;Bagdad Caf&#233;&lt;/i&gt;, symptomatique de l'esth&#233;tique pub du cin&#233;ma des ann&#233;es 80, alimenta le mythe, avec son titre ent&#234;tant sur les ondes en France notamment &lt;i&gt;Calling you&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Jevetta Steele&lt;/strong&gt;. &lt;i&gt;Duel &lt;/i&gt; de Steven Spielberg et sa musique angoissante, &lt;i&gt;Cars &lt;/i&gt; et le tube de &lt;strong&gt;Sheryl Crow&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Real gone&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Paris, Texas&lt;/i&gt; et la guitare de &lt;strong&gt;Ry Cooder&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;Little Miss Sunshine &lt;/i&gt; et sa B.O pop-indie, &lt;i&gt;Thelma &amp; Louise, Forrest Gump, Les Blues Brothers&lt;/i&gt;&#8230; &lt;i&gt;Le salaire de la peur &lt;/i&gt; et des dizaines de s&#233;ries B ou Z..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si aujourd'hui les gangs de motards n'ont plus rien &#224; voir avec Brando ou Fonda. Si les Hells Angels un peu poussi&#233;reux ressemblent surtout &#224; des gangs de vieux r&#233;acs, des &#339;uvres de ce d&#233;but de 21&#232;me si&#232;cle, &lt;i&gt;Boulevard de la mort, Jackie Brown&lt;/i&gt; de Tarantino sont d'autres incarnations de la route ou du comportement parfois d&#233;viant (ou carr&#233;ment psychopathe) de l'individu moderne au volant de sa voiture, tout comme &lt;i&gt;Drive &lt;/i&gt; sur une B.O planante, sombre, hypnotique et pr&#233;gnante de Cliff Martinez avec &lt;strong&gt;Kavinsky&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;College &lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Chromatics &lt;/strong&gt; entre autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;Lost Highway&lt;/i&gt;, le g&#233;n&#233;rique d'ouverture le &lt;i&gt;I'm Deranged&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;David Bowie &lt;/strong&gt; suffit pour nous montrer &#224; quel point la route peut repr&#233;senter notre attirance pour le danger, la terreur, les t&#233;n&#232;bres, le diable, tout au bout de cette langue de bitume, s'enfon&#231;ant dans la nuit noire &#224; toute allure. Et ce, jusqu'au film &lt;i&gt;La route&lt;/i&gt; tir&#233;e du roman apocalyptique de Cormack McCarthy, dont la B.O est sign&#233;e par Nick cave et Warren Ellis, o&#249; pour Vigo Mortensen et son fils, il n'est plus question de partir &#224; l'aventure mais d'&#233;chapper aux d&#233;sastres et &#224; la chute de la civilisation industrielle et errer sur les routes, angoisses de notre temps ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait en faire des kilom&#232;tres de phrases et elles existent les ex&#233;g&#232;ses &#224; propos de la route, de la libert&#233;, des grands espaces. Les playlists, les titres d'albums, les vid&#233;os, il en existe en pagaille sur nos sites de streaming mais celui qui en a fait LA bande-son est sans aucun doute Jack Kerouac.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Beatniks &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;S'il y a bien un nom qui personnifie l'id&#233;e d'attraper son baluchon, tout plaquer et partir sur les routes c'est ce totem incontournable, &lt;strong&gt;Jack Kerouac&lt;/strong&gt;. En &#233;crivant cette fulgurance qu'est le roman &lt;i&gt;Sur la Route&lt;/i&gt; dans les ann&#233;es 50, il d&#233;clenche donc cette douce musique intemporelle et enivrante incitant &#224; tout quitter. Une bible pour beaucoup, le livre va rassembler la fameuse &#171; Beat g&#233;n&#233;ration &#187; (au d&#233;part bande li&#233;e par la litt&#233;rature autour des Allan Ginsberg et autre William Burroughs). Ils en font leur manifeste et son impact apparait comme un souffle fondateur d'au moins 50 ans de culture populaire am&#233;ricaine.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;Jack Kerouac se compare constamment &#224; un joueur de jazz. Il a d&#233;clar&#233; un jour : &#171; je veux &#234;tre consid&#233;r&#233; comme un saxophoniste qui pousse son chorus dans un apr&#232;s-midi chaud d'&#233;t&#233; &#187; pour parler de son &#233;criture. &lt;br class='autobr' /&gt;
D'ailleurs m&#234;me si son origine est soumise &#224; interpr&#233;tations, le terme beat renvoie au rythme du jazz, mais aussi &#224; la sensation d'&#234;tre au bout du rouleau apr&#232;s de r&#234;veuses et bouleversantes errances, d'exc&#232;s en tout genre lors des p&#233;riples de ces clochards c&#233;lestes. On &#233;voque m&#234;me la &#171; b&#233;atitude &#187; en fran&#231;ais dans le texte, que Kerouac - d'origine fran&#231;aise - aimait laisser dire. &lt;br class='autobr' /&gt;
S'il s'inspire du jazz c'est parce qu'il a fr&#233;quent&#233; et appr&#233;cie, ces musiciens dans les clubs de Harlem : &lt;strong&gt;Charlie Parker, Thelonious Monk, Count Basie, Lester Young, Dizzie Gillespie&lt;/strong&gt;, soit la quintessence du jazz et de sa libert&#233; d'apr&#232;s-guerre. La r&#233;volution du bebop en marche, transcende Kerouac.&lt;br class='autobr' /&gt;
On imagine bien, &#224; posteriori, en quoi ils alimentent l'&#339;uvre de Kerouac les sons des saxophones, des trompettes, le beat, les pulsations de la batterie, sur le style de vie boh&#232;me dissolue et sulfureux, ce sentiment d'extase et de libert&#233; qu'il exprime dans son roman.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kerouac sera donc musicien &#224; sa mani&#232;re, remplissant son rouleau d'une &#233;criture fr&#233;n&#233;tique et musicale sur fond visuel de grands espaces, ce cylindre de papier long de 35 m&#232;tres ressemblant finalement aux premiers supports sonores du 19&#232;me.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il ira jusqu'&#224; enregistrer des lectures de ses textes, de sa po&#233;sie, accompagn&#233;s de musiciens choisis. Certains titres sont d&#233;di&#233;s aux jazzmen comme Charlie Parker. Ces albums sont in&#233;gaux mais le dernier d'entre eux, en 1960, est publi&#233; par le prestigieux label Verve qui poss&#232;de dans son catalogue nombre d'&#339;uvres de ses idoles&#8230; On pourra aussi reconnaitre notamment son empreinte dans les films de Cassavetes et les slams fondateurs des &lt;strong&gt;Last Poets&lt;/strong&gt; et de &lt;strong&gt;Gil Scot Heron.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kerouac a r&#233;&#233;crit au milieu du 20&#232;me si&#232;cle nos imaginaires de voyages, et m&#234;me aujourd'hui, standardis&#233;s, il subsiste toujours un moment o&#249; le parfum de la libert&#233;, ce rythme qui pourrait tout faire basculer, vient nous fr&#244;ler et nous entraine.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Fast cars &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La fin du 20&#232;me si&#232;cle a vu le processus de domestication s'acc&#233;l&#233;rer. L'humain a parcouru et termin&#233; de dompter la plan&#232;te en une poign&#233;e de d&#233;cennies.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour nous, simples mortels, l'excitation de l'aventure a laiss&#233; place &#224; la vie moderne, structur&#233;e aux normes de la vie de banlieue, aseptis&#233;e et oppressante, et &#224; la verticalit&#233; du b&#233;ton des villes. Mais comme le d&#233;crit Baudrillard dans &lt;i&gt;Cool Memories&lt;/i&gt;, sentir le vertige, seul sur l'autoroute, rien qu'une fois, en partant pour ses quatre semaines de cong&#233;s pay&#233;s dans la voiture familiale au son de l'autoradio, n'est-elle pas toujours et encore-la, la quintessence de nos vies transform&#233;es en fuite pour ressentir ce sentiment d'&#233;ph&#233;m&#232;res instants aventureux ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;En tout cas, preuve en est, l'humanit&#233; en poursuivant sa qu&#234;te effr&#233;n&#233;e de nouvelles voies vers l'infini et au-del&#224;, a vu l'un de ses plus fantasques repr&#233;sentants, le patron de Space X, Elon Musk, y exp&#233;dier une voiture avec un mannequin baptis&#233; Starman au volant avec des chansons de Bowie &lt;i&gt;Space Oddity&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Life on Mars&lt;/i&gt; passant en boucle dans l'autoradio de la Tesla.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On estime qu'un am&#233;ricain passe 4 heures par jour dans a voiture &#224; 6km/h de moyenne : largement le temps de s'ennuyer et de tripoter l'autoradio.&lt;br class='autobr' /&gt;
On ne saura jamais jusqu' &#224; quel point ces voyages, ces transhumances estivales, ont fa&#231;onn&#233; notre imaginaires, nos go&#251;ts musicaux et les orientations de nos vies mais qui n'a pas son anecdote sur tel ou tel titre entendu, provoquant &#233;merveillement ou abjection en resurgissant soudain de ses souvenirs ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Encore r&#233;cemment lors d'une &#233;mission &#224; la radio, la chanteuse pop &lt;strong&gt;Yelle&lt;/strong&gt;, &#233;voquait le titre qu'il l'avait marqu&#233;e, sur la route des vacances dans la voiture familiale. Ce titre &lt;i&gt;Running up that Hill&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Kate Bush&lt;/strong&gt;, l'avait profond&#233;ment inspir&#233;e, pas tant les paroles qu'elle peinait &#224; comprendre gamine, que la force et la d&#233;termination qu'elle d&#233;gageait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui n'est pas concern&#233; par ces souvenirs &#233;mus parfois d&#233;cisifs ? D'ailleurs le film d'Alain Resnais &lt;i&gt;On connait la chanson&lt;/i&gt; co-sc&#233;naris&#233; par le regrett&#233; Jean-Pierre Bacri retranscrit l'empreinte laiss&#233;e par les chansons populaires, volontairement ou non, horripilantes ou euphorisantes, souvent t&#233;moins du temps qui passe, de m&#233;lancolie et de nostalgie. Elles apparaissent alors comme ciments souterrains d'une nation. Combien d'entre elles ont &#233;t&#233; entendues et r&#233;-entendues en voiture ? On ne saurait le dire exactement et on pourrait lancer une &#233;tude psycho-sociologique approfondie, pour d&#233;crire l'impact qu'a eu sur des g&#233;n&#233;rations le fait de subir ou d'adorer ces morceaux attrap&#233;s au gr&#233; des variations de la bande FM ou du lecteur &#224; cassettes. Peut-&#234;tre que le rejet &#233;prouv&#233; &#224; l'&#233;coute de l'int&#233;grale de &lt;strong&gt;Georges Brassens&lt;/strong&gt; ou du tube f&#233;d&#233;rateur &#224; la mode ont pu fa&#231;onner &#224; jamais nos oreilles le temps d'un embouteillage&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le neurologue am&#233;ricain Dean Burnett donne une analyse du m&#233;canisme de l'exp&#233;rience d'&#233;couter de la musique en voiture qui nous rendrait d&#233;pendant de ces chansons : il explique que notre cerveau est tr&#232;s sensible &#224; la musique et met nos sens en alerte. Sur l'autoroute le bruit de fond caus&#233; par le ronronnement du moteur, et le vent frappant les vitres est constant, ce qui rend le cerveau particuli&#232;rement r&#233;ceptif en offrant une sorte de point de comparaison fonctionnel en &#034;concurren&#231;ant&#034; la chanson qu'on &#233;coute : il nous rend plus r&#233;actifs &#224; elle.&lt;br class='autobr' /&gt;
De m&#234;me selon lui avec &#171; l'excitation du d&#233;placement &#187;, le cerveau croit que l'on va mourir et d&#233;clenche une brusque mont&#233;e d'adr&#233;naline puis une r&#233;action de type &#034;combat-fuite&#034;. Il est alors particuli&#232;rement sensible et r&#233;agit donc beaucoup mieux aux stimuli. Tout ce qui peut se nourrir de ce sentiment de danger, comme de la musique &#233;cout&#233;e &#224; fort volume, semblera plus excitant par comparaison, parce que le cerveau est d&#233;j&#224; dans un &#233;tat d'excitation. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et ce n'est pas tout : le trajet en voiture oblige notre cerveau &#224; essayer d'int&#233;grer quantit&#233; d'informations sensorielles : les panneaux d'indication, les feux, la position des autres voitures, etc. Cet effort implique alors un besoin de d&#233;foulement et nous fournit donc un bon pr&#233;texte pour chanter &#224; tue-t&#234;te &lt;i&gt;Etienne Etienne &lt;/i&gt; comme &lt;strong&gt;Guesh Patty&lt;/strong&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dean Burnett ajoute une dimension &#233;motionnelle. &#171; La route donne un sentiment combin&#233; de libert&#233; et de contr&#244;le. C'est quelque chose de positif et le cerveau associe cette sensation avec la musique &#233;cout&#233;e &#187;. Voil&#224; tout est dit, il faut donc bien choisir sa radio, comme dans toute situation exceptionnelle, tel ce moment de la chanson marquante d'un couple, associ&#233;e &#224; une acm&#233; lors d'une parade amoureuse par exemple sur la piste de danse. &lt;strong&gt;Partenaires particuliers&lt;/strong&gt;, ce genre ...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Nationale 7 &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Imprimer profond&#233;ment l'inconscient m&#233;lodique, &lt;strong&gt;Charles Trenet&lt;/strong&gt; y a contribu&#233; avec son ode joyeuse &#224; la &lt;i&gt;Nationale 7&lt;/i&gt;, h&#233;las depuis belle lurette remplac&#233;e par une autoroute triomphante. Ce titre a construit la l&#233;gende de cette route. L'une des routes nationales qui, apr&#232;s-guerre, gr&#226;ce aux progr&#232;s sociaux spectaculaires de 1936 (et l'obtention 3 semaines de cong&#233;s pay&#233;s) seront assidument fr&#233;quent&#233;es par de nouvelles classes de touristes red&#233;couvrant le pays tout en se pr&#233;cipitant sur les plages de la M&#233;diterran&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;Elles ont depuis &#233;t&#233; vant&#233;es, ces routes de France, ses paysages, ses villages travers&#233;s, et c&#233;l&#233;br&#233;s chaque jour dans le 13h de Jean-Pierre Pernault. Elles sont magnifi&#233;es par l'embl&#233;matique Tour de France chaque ann&#233;e et m&#234;me de fa&#231;on inattendue par les allemands de &lt;strong&gt;Kraftwerk&lt;/strong&gt; avec leur titre &lt;i&gt;Tour de France&lt;/i&gt; robotique.&lt;br class='autobr' /&gt;
La Nationale 7 exerce, &#233;tonnamment ou pas, un certain attrait nostalgique. Il y a quelques ann&#233;es le magazine Gonza&#239; dans son num&#233;ro 26 de juillet 2018 racontait avec d&#233;lice, la qu&#234;te des vestiges des stations, des restaurants aujourd'hui en d&#233;cr&#233;pitude, et pour certains de se rappeler ainsi des bandes sons per&#231;ues lors des pauses d&#233;jeuner dans le brouhaha de l'excitation des d&#233;parts en vacances. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les autoroutes ont elles aussi leurs aficionados. On connait tous ces fans d'aires d'autoroutes, qui les connaissent par c&#339;ur, qui en font des classements, l'architecture des aires de pique-nique, des restaurants aux volumes fantaisistes et aux couleurs surann&#233;es. Et justement, le magazine en ligne Musique Journal rebondissait r&#233;cemment sur la cr&#233;ation d'un &lt;i&gt;Atlas des r&#233;gions naturelles&lt;/i&gt;, comprenant 12000 photos class&#233;es, crit&#233;ris&#233;es et regroup&#233;es sans autre forme sur un site absolument prodigieux. Le photographe &lt;strong&gt;Eric Tabuchi&lt;/strong&gt;, ancien musicien, et la plasticienne Nelly Monnier ont recens&#233; les paysages naturels mais aussi les &#233;quipements, les ruines, panneaux routiers, b&#226;timents de toutes sortes. On pourrait se construire son propre voyage po&#233;tique et s'y perdre, contemplatif, pendant des ann&#233;es et en y ajoutant, comme le propose Musique Journal, une bande son routi&#232;re id&#233;ale comme compagne de voyage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On en revient &#224; &lt;strong&gt;Kraftwerk&lt;/strong&gt;, avec &lt;i&gt;Autobahn &lt;/i&gt; relatant l'hypnotique po&#233;sie de la conduite automobile. Fondateur et inspirateur d'une &#233;lectronique industrielle, ambient, d'un soundscape urbain et de ses incursions en b&#233;ton, fantomatiques dans nos douces campagnes. On pourrait y associer ces ronds-points et l'&#233;tude compar&#233;e qui fascine par leur laideur ou par le g&#233;nie incompris qui se cache derri&#232;re ses &#339;uvres : l'aventure au bout du rond-point.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'am&#233;ricain &lt;strong&gt;Daniel Lopatin&lt;/strong&gt;, star underground, sculpteur sonore hors pair et producteur entre autres de &lt;strong&gt;The Week End&lt;/strong&gt; exp&#233;rimente sous le pseudonyme de &lt;strong&gt;Oenohtrix Point Never&lt;/strong&gt; une forme hybride de pop du futur. Son dernier album se nomme &lt;i&gt;Magic Oneohtrix Point Never&lt;/i&gt; du nom complet de la station de radio de Boston (106.7) &#224; laquelle il &#233;tait constamment suspendu dans ses jeunes ann&#233;es dans le Massachussetts que ce soit dans sa chambre ou dans sa voiture. Cet album audacieux dans sa texture dans sa construction entre ambient &#233;lectronica et m&#233;lop&#233;e pop, folk et effets de saturations et de glitchs divers et vari&#233;s refl&#232;te &#224; la perfection la carte et le territoire de ses pens&#233;es notamment avec cet envoutant &lt;i&gt;Long road home.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre fa&#231;on de voir la route : du c&#244;t&#233; des musiciens et de la vie de tourn&#233;e, par exemple, plus roots, avec cet article d'&lt;strong&gt;Anouck Eychenne&lt;/strong&gt; intitul&#233; &#171; Sur la route avec Radix &#187; et son pendant en &#233;pisodes podcast&#233;s &#171; On the road again &#187; dans le remarquable et riche num&#233;ro 1 du fanzine f&#233;minin Ventoline.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Free music for free people : Travelers &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Tout comme un peu partout en Europe, il existe une cat&#233;gorie de population d&#233;sign&#233;e de fa&#231;on g&#233;n&#233;rique comme &#171; gens du voyage &#187; ; elle est plus ou moins accept&#233;e, plus ou moins stigmatis&#233;e. Dans les pays anglo-saxons et &#224; l'origine surtout en Irlande, les travellers sont une communaut&#233; pr&#233;sente depuis le moyen-&#226;ge, vivant en marge mais sous la bienveillante excentricit&#233; britannique. D&#233;clinante, elle connut un regain &#224; la fin des ann&#233;es 60 avec les hippies en rupture de soci&#233;t&#233; qui adopt&#232;rent ce mode de vie autour de roulottes, de campements itin&#233;rants, et organis&#232;rent des rassemblements mystico-new &#226;ges de retour &#224; la nature, notamment &#224; Stonehenge dans le sud de l'Angleterre.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;Mais le ph&#233;nom&#232;ne traveller s'engagea dans une tout autre direction au tout d&#233;but des ann&#233;es 90. En 1986, les anglais bien connus pour leur assiduit&#233; touristique dans les Bal&#233;ares sont d&#233;sar&#231;onn&#233;s par de nouveaux sons, de nouveaux rythmes, se lancent dans des embard&#233;es fr&#233;n&#233;tiques sur les pistes d'Ibiza. Ce nouveau ph&#233;nom&#232;ne, la house music en provenance directe de Chicago, des dj comme &lt;strong&gt;Paul Oakenfold &lt;/strong&gt; vont imm&#233;diatement se l'approprier et rapidement la diffuser dans les clubs. La Hacienda &#224; Manchester, le club de &lt;strong&gt;New Order&lt;/strong&gt; o&#249; officie d'ailleurs sous le nom de &lt;strong&gt;DJ Pedro&lt;/strong&gt; le tout jeune fran&#231;ais &lt;strong&gt;Laurent Garnier &lt;/strong&gt; en devient le temple avant que cette musique ne se propage jusqu'&#224; Londres. L'acid house explose en Angleterre lors de soir&#233;es plus ou moins clandestines dans les fameux entrep&#244;ts, les warehouses comme &#224; D&#233;troit, dans les suburbs londoniens. Un enthousiasme massif et d&#233;bordant envahit l'Angleterre, bien aid&#233; par un autre facteur d'importance en provenance d'Ibiza, l'Ecstasy. Avec ces pilules de l'amour euphorisantes, les attitudes violentes tr&#232;s pr&#233;sentes en cette fin des ann&#233;es 80 dans les soir&#233;es, les concerts, les stades, se transforment en fraternisation spontan&#233;e entre les hooligans, les skinheads et autres communaut&#233;s sympathiques. D'un seul coup, en transe, ils se veulent du bien sur les dancefloors &#8230; et jusque dans les champs pour ces &#233;t&#233;s magiques des raves au cours des inoubliables summers of love. Un d&#233;nomm&#233; &lt;strong&gt;Mark Harisson&lt;/strong&gt; n'en perd pas une miette, lui qui a habit&#233; &#224; quelques pas de l'Hacienda.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; ce d&#233;ferlement, une fois de plus d&#233;pass&#233;es par les soubresauts de sa jeunesse, les autorit&#233;s conservatrices du royaume prennent peur, tout comme elles furent d&#233;sar&#231;onn&#233;es par les punks ou les hippies. Ne supportant pas de voir tout ce petit monde &#233;chapper &#224; son contr&#244;le, des mesures coercitives sont rapidement adopt&#233;es par le gouvernement Thatcher. Parall&#232;lement, &#224; Londres et dans les grandes villes les loyers deviennent prohibitifs, les pauvres sont chass&#233;s. Mark Harrison, vivant dans des squats, a d&#233;j&#224; connu quelques aventures avec les travellers de la g&#233;n&#233;ration pr&#233;c&#233;dente, a crois&#233; le fer avec la police et d&#233;cide avec quelques amis adeptes de faire des soir&#233;es clandestines. Ils songent &#224; s'extirper d'un mode de vie consum&#233;riste dans lequel ils ne se reconnaissent pas. Leur message n'est plus revendicatif face aux politiques mais la tentation est plut&#244;t de s'en d&#233;tourner totalement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mark est graphiste, et apr&#232;s s'&#234;tre amus&#233; avec une photo d'un coquillage en forme de spirale, le collectif cr&#233;e &lt;strong&gt;Spiral Tribe&lt;/strong&gt; en 1990. Celui-ci prend la route, fuit la r&#233;pression et la froideur du b&#233;ton des banlieues &#224; bords de camions o&#249; sont embarqu&#233;s des soundsystems puissants et vont c&#244;toyer les communaut&#233;s travellers et vite commencer &#224; organiser des f&#234;tes avec d'autres collectifs comme &lt;strong&gt;Bedlam&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;UFO&lt;/strong&gt; en misant sur une &#233;conomie plus ou moins bas&#233;e sur la gratuit&#233; ou le don, d'autres &#224; vocation plus mercantile. Dans un jeu du chat et de la souris des convois de camions se rallient de f&#234;tes en f&#234;tes, durement r&#233;prim&#233;es par Scotland Yard. Ces &#171; free party &#187; font face &#224; l'adversit&#233;, la morosit&#233; et la brutalit&#233; du gouvernement conservateur. Le point d'orgue en sera la rave de Castelortone en 1992. Elle r&#233;unit 40 000 personnes. La police intervient, le mat&#233;riel est confisqu&#233; les &lt;strong&gt;Spiral Tribes&lt;/strong&gt; et les autres sont arr&#234;t&#233;s pour &#171; conspiration en vue de cr&#233;er un trouble &#224; l'ordre public &#187;. Avec leur proc&#232;s tr&#232;s m&#233;diatis&#233;, les anglais se divisent en deux camps distincts mais la Criminal Justice and Public Order Act est vot&#233;e en 1994. Elle prohibe entre autres les rassemblements de plus de dix personnes autour de &#171; musiques r&#233;p&#233;titives &#187; ... Les Spiral Tribes d&#233;cident de s'exiler charg&#233;s de leurs gigantesques syst&#232;mes sons. Ils d&#233;barquent d'abord en France, organisent le premier teknival&#8230; et inspirent de nombreux collectifs de Marseille &#224; Brest : les &lt;strong&gt;Heretik, Nomad, Metek, Kraken&lt;/strong&gt; et beaucoup d'autres font vivre la teuf &#224; la fran&#231;aise pendant une dizaine d'ann&#233;es intenses. Le ph&#233;nom&#232;ne s'implante en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne dans les pays de l'Est qui aspirent &#224; profiter de leur libert&#233; retrouv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La musique &#233;lectronique gagne en popularit&#233;, envahit les charts, connait un succ&#232;s commercial immense, produit au travers de styles tr&#232;s disparates des &#339;uvres discographiques emballantes et quelques classiques de l'histoire de la musique. Le mouvement des raves se scinde d&#233;finitivement en deux. Refusant les compromissions, une n&#233;buleuse de teuffeurs subsiste alors en s'&#233;loignant progressivement de l'euphorie artistique et politique des d&#233;buts et en tentant de pr&#233;server un id&#233;al entre individualisme, incompr&#233;hension, pr&#233;carit&#233; et manque de moyens ou app&#226;t du gain d&#251; au trafics et aux drogues omnipr&#233;sentes. La musique a chang&#233;, elle est devenue plus dure, plus radicale, la hard tek domine. Avec l'&#226;ge beaucoup rentrent dans le rang. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le ph&#233;nom&#232;ne, au cours des ann&#233;es 2000 va prendre une forme hybride. Les free party deviennent finalement l'&#233;chappatoire, l'exutoire tribal et salvateur le temps du week-end, en opposition &#224; une vie norm&#233;e et rang&#233;e quelquefois morne et sans perspective v&#233;cue pendant la semaine, comme d'autres vont en boite de nuit ou dans les tribunes des stades pour se transcender. L'activisme s'est essouffl&#233;, les teufs sont globalement moins nombreuses mais connaissent des r&#233;surgences r&#233;guli&#232;res sur des p&#233;riodes dures comme actuellement. Les Spiral Tribes, eux, font parler d'eux &#233;pisodiquement sous le nom de &lt;strong&gt;SP 23&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Seven Seas&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Enfin si ces toutes routes existent et sont emprunt&#233;es, elles le doivent aux millions de travailleurs et de pionniers qui les ont &#233;difi&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un chant au nom de &lt;i&gt;Wellerman&lt;/i&gt; d&#233;riv&#233; des chants des travailleurs des champs et des poseurs de rails am&#233;ricains au 19&#232;me si&#232;cle chant&#233; par un certain &lt;strong&gt;Nathan Evans&lt;/strong&gt; a capella, a enflamm&#233; le petit dernier des r&#233;seaux sociaux Tiktok. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'appel du large et des travers&#233;es maritimes, et de la libert&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Again and again ...&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/5S9RsYPZf0w&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;Kevin Morby - Wander&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sources&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;nav-arrow-link-icon&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://journals.openedition.org/methodos/2481l&#034;&gt;Andr&#233; Schaeffner et les origines corporelles de l'instrument de musique par Anne Boissi&#232;re &lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;br&gt;
&lt;div class=&#034;nav-arrow-link-icon&#034;&gt; &lt;a href=&#034;http://emission-electrophone.fr/jack-kerouac-et-le-jazz/&#034;&gt;Jack Kerouac et le Jazz - Electrophone &lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;br&gt;
&lt;div class=&#034;nav-arrow-link-icon&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://pitchfork.com/thepitch/1525-music-sounds-better-in-a-fast-carheres-why/&#034;&gt;Music Sounds Better in a Fast Car&#8212;Here's Why - Mark Hogan - Pitchfork &lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;br&gt;
&lt;div class=&#034;nav-arrow-link-icon&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.lyonne.fr/auxerre-89000/loisirs/musique-film-documentaire-ce-que-la-voiture-vous-inspire_13132447/&#034;&gt;Musique, film, documentaire... Ce que la voiture vous inspire - L'Yonne R&#233;publicaine &lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;br&gt;
&lt;div class=&#034;nav-arrow-link-icon&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://ventoline.octavie.club/&#034;&gt;Ventoline #1 &lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;br&gt;
&lt;div class=&#034;nav-arrow-link-icon&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.traxmag.com/le-guide-de-survie-du-traveller-par-mask-gravos-dj-en-free-party/&#034;&gt;Le guide de survie du traveller par Mask Gravos, DJ en free party - Trax &lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;br&gt;
&lt;div class=&#034;nav-arrow-link-icon&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.liberation.fr/musique/2020/10/09/french-teuf_1801934//&#034;&gt;French Teuf - Lib&#233;ration &lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hydrophone prend la tangente.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On plonge dans une th&#233;matique en lien avec l'actualit&#233; (ou non), avec comme terrain de jeu, les musiques actuelles, &#233;videmment.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et puis on &#233;crit, on compile, on fait des playlists, on (re)d&#233;couvre des livres, des films, des albums.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans ce 5&#232;me &#233;pisode, on taille la route, on prend le large et le train, &#224; dos de chameaux, sur une Harley ou dans un Falcon. On avale les kilom&#232;tres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu importe la monture, tant qu'on a l'autoradio.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Tangente#4 : Le football, l'amour et la musique.</title>
		<link>https://www.hydrophone.fr/Tangente-4-Le-football-l-amour-et-la-musique.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.hydrophone.fr/Tangente-4-Le-football-l-amour-et-la-musique.html</guid>
		<dc:date>2020-11-27T14:04:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marion</dc:creator>


		<dc:subject>Tangente</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Hydrophone prend la tangente. On plonge dans une th&#233;matique, avec comme terrain de jeu, les musiques actuelles, &#233;videmment.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.hydrophone.fr/-Magazine-.html" rel="directory"&gt;Magazine&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.hydrophone.fr/+-Tangente-+.html" rel="tag"&gt;Tangente&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L150xH98/arton201-42948.jpg?1745681646' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='98' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans les stades : le football, l'amour et la musique.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous vous souvenez certainement de la version cin&#233;matographique d'un roman &#224; succ&#232;s de l'auteur britannique Nick Hornby, &lt;i&gt;Haute-Fid&#233;lit&#233;&lt;/i&gt;, avec John Cusack et Jack Black narrant les angoisses existentielles d'un disquaires ind&#233;pendant, et de ses acolytes, de passionn&#233;s et paum&#233;s adultescents coinc&#233;s entre r&#234;ves et destins contrari&#233;s. On connait moins son &#233;quivalent footballistique : &lt;i&gt;Carton Jaune&lt;/i&gt; sans doute l'un des livres qui relate le mieux le football, son essence au-del&#224; du jeu, au travers de l'amour immod&#233;r&#233; de l'auteur pour son club de foot Arsenal, &#224; l'&#233;poque o&#249; le club jouait encore dans son antre d'Highbury &#224; Londres. Le &#034;boring&#034; Arsenal du milieu des ann&#233;es 70 d'avant l'arriv&#233;e du messie Ars&#232;ne Wenger, celui qui ne gagnait presque jamais rien, mais qui &#233;tait entour&#233; d'une ferveur et d'un attachement immense comme tous les clubs de la m&#234;me ville, parfois situ&#233;s &#224; quelques encablures. Les &lt;strong&gt;Who&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Roger Daltrey&lt;/strong&gt;, son chanteur sur pile &#233;lectrique (&lt;i&gt;Won't get fooled again&lt;/i&gt;), grand fan du club, le savait, lui qui chantera et &#233;crira un titre &#224; la gloire du stade et du club lorsque celui-ci quittera Highbury &lt;i&gt;The home of football&lt;/i&gt; pour le stade plus adapt&#233; &#224; l'&#232;re industrielle et financi&#232;re du football que sera l'Emirates Stadium. Il aura lui pour surnom la cath&#233;drale, symbolisant la passion anesth&#233;si&#233;e par un nouveau public plus format&#233; de consommateurs...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce diptyque romanesque refl&#232;te parfaitement comment au Royaume-Uni, berceau du football, la musique, le foot sont intimement li&#233;s, autour d'une qu&#234;te sisyph&#233;enne de la m&#233;lodie, du single ou de l'album parfait d'une part et d'une victoire d'un moment de gloire, d'une &#233;piphanie momentan&#233;e de l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Rule, Britannia !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le football, ce n'est pas une question de vie ou de mort. C'est bien plus important que cela. &#187; disait Bill Shankly le mythique coach de Liverpool.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Morrissey &lt;/strong&gt; chanteur des &lt;strong&gt;Smiths &lt;/strong&gt; et fan de Manchester UTD alors que le guitariste Johnny Marr est plut&#244;t Manchester City, s'adresse s&#232;chement &#224; l'entraineur mythique de Liverpool sur &lt;i&gt;Frankly, Mr. Shankly&lt;/i&gt; pour en fait &#233;voquer Geoff Travis le patron de son label Rough Trade. Morrissey pars&#232;me sa discographie depuis toujours d'allusions au football.&lt;br class='autobr' /&gt;
Celui-ci devient populaire tr&#232;s t&#244;t en Angleterre, son berceau, au milieu du XIX&#232;me si&#232;cle, et touche progressivement et profond&#233;ment les strates de toute la soci&#233;t&#233; mais surtout les classes populaires. D&#232;s les ann&#233;es 1870, les &#233;diles politiques, le clerg&#233;, et le patronat ont bien compris l'int&#233;r&#234;t de ce sport codifi&#233; &#224; partir des diff&#233;rents jeux de balle issus du moyen &#226;ge.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;Pendant que les &#233;tudiants de l'aristocratie jouent au rugby &#224; Eton ou Oxford, et pour occuper et contr&#244;ler les samedis d&#233;s&#339;uvr&#233;s de leurs ouailles, de la communaut&#233;, de la famille, les samedi apr&#232;s-midi, mais aussi aiguiller les discussions sur le futile dans les pubs, on recrute les ouvriers comme footballeurs professionnels dans les ann&#233;es 1880. Les entreprises cr&#233;ent les premiers clubs (comme Arsenal &#034;les gunners&#034;) pour un public de plus en plus nombreux. Les patrons n'ont pas anticip&#233; cependant que le foot participera en d&#233;finitive au d&#233;veloppement d'une conscience de classe et de r&#233;sistance face &#224; un ordre &#233;tabli). Le c&#233;l&#232;bre historien Eric Hobsbawm d&#233;crit le foot de l'&#233;poque comme &#034;une religion la&#239;que du prol&#233;tariat britannique&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le football va ensuite se r&#233;pandre &#224; travers l'empire &#224; vitesse exponentielle notamment en Am&#233;rique du Sud, en Argentine puis au Br&#233;sil surtout, o&#249; les migrants et les colons britanniques implantent les premiers clubs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les premi&#232;res traces des liens marquants entre foot et musique populaire apparaissent dans les ann&#233;es 20 et 30. Citons le &lt;i&gt;Manchester Football Double (Song)&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Lord Kitchener &amp; Fitzroy Coleman Band&lt;/strong&gt; et en Argentine, o&#249; le foot se d&#233;veloppe rapidement prenant une place importante dans les quartiers populaires, &lt;strong&gt;Carlos Gardel&lt;/strong&gt; et &lt;i&gt;Mi primer Gol &#8211; Tango&lt;/i&gt;. En Russie &lt;strong&gt;Chostakovitch &lt;/strong&gt; compose une ode &#224; la gloire du foot avec &lt;i&gt;L'&#226;ge d'or&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Swinging London &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est apr&#232;s la guerre que l'identification des clubs avec leur population devient massive avec en m&#234;me temps que l'av&#232;nement d'une v&#233;ritable culture pop.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En juillet 1966, l'Angleterre remporte enfin une finale de coupe du monde face &#224; l'Allemagne dans son stade de Wembley. Le public chante le refrain d'un titre des &lt;strong&gt;Kinks &lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Sunny afternoon&lt;/i&gt; : &#171; Cause I love to live so pleasantly, live this life of luxury, lazing on a sunny afternoon... In the summertime... &#187;. Le single vient de sortir et devient la bande son de cet &#233;t&#233; en l&#233;vitation pour les anglais. Un film sorti en 2006 &lt;i&gt;Ma finale 66&lt;/i&gt; se fait l'&#233;cho de cette effervescence et de cette atmosph&#232;re l&#233;g&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;L'Angleterre vivra une &#233;pop&#233;e similaire avec son &#233;quipe nationale en 1990. La fin sera moins heureuse mais le &lt;i&gt;World In Motion&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;New Order&lt;/strong&gt; et son fameux &lt;i&gt;E for England&lt;/i&gt; fera vibrer la jeunesse britannique entre deux raves d'un &#233;ni&#232;me summer of love. Pas le meilleur titre du groupe mais l'un des meilleurs hymnes officiels de l'histoire du foot. Dans le refrain le E est &#233;videment une allusion &#224; l'ecstasy. La respectable F&#233;d&#233;ration anglaise a fait mine de ne rien voir et l'&#233;quipe de foot fut, l&#224; aussi, en harmonie avec son &#233;poque&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; partir de la deuxi&#232;me moiti&#233; des ann&#233;es 60, les rencontres et les croisements avec les nouvelles c&#233;l&#233;brit&#233;s de la pop music se cr&#233;ent naturellement. Le Swinging London, la mode, la musique, les f&#234;tes rassemblent ces pop stars des deux mondes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les journalistes &#233;crivent alors : &#034;les &lt;strong&gt;Beatles &lt;/strong&gt; fournirent la musique et Georges Best la chor&#233;graphie.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;dacteur en chef actuel de L'Equipe, Vincent Duluc, explique parfaitement et avec romantisme commet tout se m&#234;le, dans son essai &lt;i&gt;George Best, le cinqui&#232;me Beatles&lt;/i&gt;. Cette star immense du football tout autant connue pour son prodigieux talent que pour ses frasques et sa vie de rock star, fit les beaux jours de Manchester au moment m&#234;me o&#249; Les Beatles r&#233;volutionnaient la musique, en Angleterre et dont le d&#233;clin s'amor&#231;ait d&#233;j&#224;.&lt;br class='autobr' /&gt;
La l&#233;gende du personnage, adepte des punchlines d&#233;vastatrices (&#034;J'ai d&#233;pens&#233; tout mon argent en filles, en verres et en voitures. Tout le reste je l'ai gaspill&#233;&#034;), reste tenace et resurgit r&#233;guli&#232;rement. Le groupe &lt;strong&gt;Wedding Present&lt;/strong&gt; nomma l'un de ses albums &lt;i&gt;George Best&lt;/i&gt; au milieu des ann&#233;es 80 avec une c&#233;l&#232;bre photo du joueur sur la pochette. Un titre des Mancuniens de New Order s'intitule &lt;i&gt;Best &amp; Marsh&lt;/i&gt; en r&#233;f&#233;rence &#224; une &#233;mission lors de laquelle Georges Best intervenait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si &lt;strong&gt;Mick Jagger&lt;/strong&gt; a toujours affich&#233; sa pr&#233;f&#233;rence pour Arsenal, le 1er clin d'&#339;il au football, notable de la part des Beatles se trouve lui sur la pochette de &lt;i&gt;Sergent Peppers&lt;/i&gt; (Albert Stubin). Ils citent Matt Busby sur &lt;i&gt;Dig it&lt;/i&gt; extrait de &lt;i&gt;Let it be&lt;/i&gt;, entraineur de Georges Best et lui aussi l&#233;gende de Manchester United. Or les Beatles sont de Liverpool&#8230; Le groupe n'a jamais affich&#233; clairement de pr&#233;f&#233;rence footballistique mais en 2019 encore, a &#233;t&#233; &#233;voqu&#233; dans la presse une pol&#233;mique sur le fait que &lt;strong&gt;Paul McCartney&lt;/strong&gt; aurait des ann&#233;es avant soutenu Liverpool FC plus qu'Everton, l'autre club de la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les chansons des Beatles vont &#234;tre reprises lors des matchs &#224; Liverpool &#224; partir de 1962. Le public va ainsi s'habituer &#224; s'&#233;poumoner sur d'autres succ&#232;s du top 10.&lt;br class='autobr' /&gt;
D'o&#249; le succ&#232;s ensuite de &lt;i&gt;You'll Never Walk Alone&lt;/i&gt;, reprise d'un classique de la com&#233;die musicale reprise par les liverpuldiens de &lt;strong&gt;Gerry &amp; The Pacemakers&lt;/strong&gt;. Il na&#238;t alors dans le Spion Kop, nom d'une tribune du stade d'Anfield Road. &#192; l'origine, une colline, terrain d'une bataille en Afrique du Sud, o&#249; un r&#233;giment de Liverpool se fit an&#233;antir. Le Kop est devenu en Europe, le nom de toute tribune o&#249; se regroupent les plus fervents ou chauds supporters d'une &#233;quipe. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le son du public d'Anfield chantant ce titre est pr&#233;sent sur un morceau des &lt;strong&gt;Pink Floyd&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;Fearless &lt;/i&gt; sur l'album &lt;i&gt;Meddle &lt;/i&gt; en 1971. &lt;strong&gt;Lana Del Rey&lt;/strong&gt;, pop star am&#233;ricaine qui assite r&#233;guli&#232;rement aux matchs de Liverpool, vient d&#8216;en proposer une reprise &#224; capella pour un documentaire sur le club.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Dame de Fer &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin des ann&#233;es 70, les travaillistes apathiques devant la crise, laissent la place aux conservateurs qui eux, ont hach&#233; menu la r&#233;sistance des ouvriers face au lib&#233;ralisme impitoyable de Margaret Thatcher. La violence des skinheads et autres hooligans dans les stades et les salles de concerts se propage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec les punks, puis le post-punk, les groupes et les musiciens revendiquent de plus en plus leur fid&#233;lit&#233; &#224; un club, d&#233;fendant par-l&#224; une identit&#233; en perdition. Les accointances de certains avec des clubs sulfureux comme West Ham Chelsea ou Millwall r&#233;put&#233;s &#224; travers l'Europe pour la violence de leurs hooligans, sont r&#233;elles. Certains membres du groupe Madness ont fr&#233;quent&#233; les &#034;terraces&#034; chant&#233;es par le groupe punk &lt;strong&gt;Sham 69&lt;/strong&gt;. Dans la culture punk du DIY, les fanzines sont souvent distribu&#233;s &#224; l'entr&#233;e des stades et m&#233;langent foot et musique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Baptis&#233; d'apr&#232;s un titre des &lt;strong&gt;Undertones&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;When saturday comes&lt;/i&gt;, un fanzine devenu magazine incontournable de la culture foot reste encore aujourd'hui une r&#233;f&#233;rence. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il a d'ailleurs grandement inspir&#233; en France le magazine So Foot qui va, &#224; son tour, r&#233;volutionner l'approche du foot en France. Il traite, met en perspective, et relie cette &#034;culture pop&#034;, le foot et ses ancrages sociaux, avec le d&#233;calage, le second degr&#233;, l'ironie indispensable pour appr&#233;hender le ph&#233;nom&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Cool Britannia &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Depuis les ann&#233;es 90, les artistes britanniques n'h&#233;sitent plus &#224; afficher leurs couleurs. &lt;strong&gt;Damon Albarn&lt;/strong&gt;, leader de &lt;strong&gt;Blur&lt;/strong&gt;, s'affiche en une des journaux, m&#234;me en France pour les Inrocks, avec son maillot de Chelsea, en pleine rivalit&#233; exacerb&#233;e avec les fr&#232;res Gallagher d'&lt;strong&gt;Oasis&lt;/strong&gt;, fans inconditionnels de Manchester City. Les frangins, avant l'arriv&#233;e des p&#233;trodollars &#233;miratis, voudront racheter le club. Comme avant eux &lt;strong&gt;Elton John&lt;/strong&gt;, premi&#232;re pop star milliardaire &#224; devenir propri&#233;taire d'un club, Watford, au d&#233;but des ann&#233;es 80.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;Vincent Duluc, toujours, n'oublie jamais dans ses articles d'&#233;voquer, non sans nostalgie, les stades, les contextes sociaux, les l&#233;gendes, les artistes et les groupes qui font la bande son d'une ville autour de son &#233;quipe. &#192; Manchester, Leeds ou Liverpool, on pense aux &lt;strong&gt;Stones Roses&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Oasis&lt;/strong&gt;, aux &lt;strong&gt;Kaiser Chiefs&lt;/strong&gt;, ou &#224; &lt;strong&gt;Echo &amp; the Bunnymen&lt;/strong&gt; ou m&#234;me John Peel, rouage important de la diffusion de la musique pop au Royaume Uni. Celui-ci d&#233;clara dans une interview au mensuel les Inrocks, que son plus grand plaisir &#233;tait de monter sur la grande sc&#232;ne du festival de Reading pour annoncer les r&#233;sultats des matchs du week-end, mais aussi que son meilleur souvenir de Paris se trouve sur un trottoir en face du Parc des Princes en train de f&#234;ter la victoire de Liverpool en finale de coupe d'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres journalistes ayant baign&#233; dans cette m&#234;me culture foot, tel Pierre-Etienne Minonzio prennent la rel&#232;ve et saisissent bien ce zeitgeist footballstico-pop en essayant de transposer cette approche pour la France. C'est plus compliqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Footix &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Oui, la France est championne du monde de foot. Mais cette France qui s'enflamme tous les 4 ans pour la coupe du monde et les bleu(e)s, est-elle une r&#233;elle terre de foot ? Les Daft Punk triomphent aux Grammy Awards et font partie des plus grandes stars plan&#233;taires. Aya Nakamura est actuellement dans le top 10 des ventes streaming dans le monde. Mais les meilleurs joueurs fran&#231;ais courent vers les eldorados de l'Angleterre, de l'Espagne ou de l'Italie. Les artistes fran&#231;ais atteignent la cons&#233;cration quand ils se pr&#233;sentent sur la sc&#232;ne de Coachella aux USA.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;Certes, le facteur &#233;conomie joue pleinement. Les salaires pratiqu&#233;s &#224; l'&#233;tranger n'ont aucune commune mesure avec ceux pratiqu&#233;s en France, d&#233;j&#224; hors normes. Mais la puissance &#233;conomique du football dans ces pays s'av&#232;re &#234;tre tr&#232;s sup&#233;rieure. C'est aussi parce que la popularit&#233; du foot est-elle-m&#234;me sans &#233;quivalent. Les joueurs du monde entier r&#234;vent de jouer dans des clubs prestigieux, les stades et les ambiances britanniques ou espagnoles. La comparaison est valable pour la musique pop, ses foules, ses festivals et ses ventes de disques que ce soit en streaming ou en vinyle.&lt;br class='autobr' /&gt;
La France est fi&#232;re de confier &#224; &lt;strong&gt;Johnny Hallyday&lt;/strong&gt; l'hymne officiel de la coupe du monde 2002, le tr&#232;s p&#233;nible &lt;i&gt;Tous ensemble&lt;/i&gt;, mais il n'est pas le seul exemple h&#233;las. En 1998, le &lt;i&gt;I will Survive&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Gloria Gaynor&lt;/strong&gt; est lui venu directement du vestiaire de l'&#233;quipe de France et fait la diff&#233;rence, cr&#233;ant un rapprochement imm&#233;diat avec le public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lien entre pop musique et football reste toutefois assez anecdotique ou superficiel. Les chansons sur commande par les clubs ou la f&#233;d&#233;ration pour les comp&#233;titons internationales, sont globalement des naufrages. On se souvient juste de &lt;i&gt;Allez les Verts&lt;/i&gt; en 1976. Peut-&#234;tre que parce que au-del&#224; du sport en lui-m&#234;me, qu'on peut aimer ou d&#233;tester, c'est entendu, un m&#233;pris longtemps omnipr&#233;sent, affich&#233;s par les &#233;lites intellectuelles fran&#231;aise (sport de beauf imbib&#233;s, violents, etc&#8230;) inhiberait les &#233;ventuelles volont&#233;s des aficionados. Ce m&#233;pris perdure encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France est d'ailleurs n&#233; le concept de Footix. Ce n'est sans doute pas l&#224; non plus un hasard. La vision et l'approche grand public, du supporter volant au secours du succ&#232;s d&#233;finit sommairement le footix en toute m&#233;connaissance des codes et ce qui sous-tend la cuture foot, la culture des tribunes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Citons cependant &lt;strong&gt;Miossec &lt;/strong&gt; et le stade Brestois avec son touchant &lt;i&gt;Evoluer en 3&#232;me division &lt;/i&gt; ou son &lt;i&gt;Stade Brestoa&lt;/i&gt; ; le &lt;strong&gt;Kraftmen Club&lt;/strong&gt; qui r&#233;sonne au Stade de France pour l'En Avant Guingamp. Voir l'&#233;motion tr&#232;s perceptible des fans du RC Lens avec &lt;i&gt;Les Corons&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Pierre Bachelet&lt;/strong&gt; au stade Bollaert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En remontant dans les ann&#233;es 70, nous croisons &lt;strong&gt;Alain Barri&#232;re&lt;/strong&gt;, premi&#232;re star de la chanson &#224; afficher ses pr&#233;f&#233;rences avec &lt;i&gt;Allez Rennes&lt;/i&gt; en 1971.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Marseille, la passion populaire s'av&#232;re plus forte. L'OM draine des foules cons&#233;quentes. On y retrouve cette ferveur, cette communion bouillonnante, et toute m&#233;diterran&#233;enne &#233;quivalente &#224; celle de Naples, Madrid ou d'Am&#233;rique du Sud. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et les groupes de rap forcement, venus des quartiers nords de Marseille, clament &#224; travers leurs morceaux leur amour pour l'OM. &lt;strong&gt;IAM&lt;/strong&gt; (&lt;i&gt;Le feu&lt;/i&gt;), &lt;strong&gt;Soprano&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Jul&lt;/strong&gt;, tous ont v&#233;cu les matchs des virages du stade V&#233;lodrome (rebaptis&#233; aujourd'hui, signe des temps, Orange V&#233;lodrome)&#8230; Le club vient m&#234;me de cr&#233;er un label consacr&#233; aux musiques urbaines. &lt;strong&gt;Manu Chao&lt;/strong&gt; et la &lt;strong&gt;Mano Negra&lt;/strong&gt; choisissent d'y tourner le clip de leur magnifique hommage au dieu du football et digne h&#233;ritier de George Best en rock star des ann&#233;es 80, &lt;i&gt;Santa Maradona&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La Main de Dieu &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Si l'aura de joueurs hors du commun ont enflamm&#233; les imaginations d'artistes et de musiciens par leur talent, leur &#233;l&#233;gance sur le terrain, leur po&#233;sie du dribl&#233; ou de la passe, comme Johan Cruyff, P&#233;l&#233;, ou r&#233;cemment, Zidane pour le groupe &#233;cossais &lt;strong&gt;Mogwai&lt;/strong&gt;, seuls des personnalit&#233;s fantasques ou en marge du syst&#232;me ont vraiment &#233;t&#233; adopt&#233;es par les musiciens pop. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cantona et Best &#224; Manchester, mais surtout Diego Maradona, icone pop, rock star du foot issue des bidonvilles argentins et d&#233;fenseur du peuple et des pauvres, engag&#233; politiquement. Tout comme Georges Best mort de ses exc&#232;s &#224; 59 ans et comme Jim Morrison, ou Amy Winehouse en idole sacrificielle, il aurait pu dire comme John Lennon qu'il &#233;tait plus c&#233;l&#232;bre que J&#233;sus.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Manu Chao&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Emir Kusturica&lt;/strong&gt;, notamment, ont chant&#233; ses louanges, ont lanc&#233; des incantations au Dieu du foot, mais des dizaines d'autres ont chant&#233; Maradona. Il &#233;tait en Argentine, le tango, &#224; la fois g&#233;nie, com&#233;die et trag&#233;die.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et avec qui il se trouva des atomes crochus chez les ennemis anglais ? Les&lt;strong&gt; fr&#232;res Gallagher&lt;/strong&gt; de Manchester&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Br&#233;sil, la musique est omnipr&#233;sente autour des stades, avec l'&#233;l&#233;gante bossa nova et la samba permanente au Maracana Rio de Sao Paulo. On associe constamment le football br&#233;silien et la samba.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;poooooo po-po-po-po poo poooo&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mais le football moderne a chang&#233; le rapport aux tribunes depuis le d&#233;but du XX&#232;me si&#232;cle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il existe de nos jours une nette diff&#233;rence, un foss&#233; entre ce que propose aujourd'hui le football business, son marketing autour de ses &#233;quipes nationales, ses ligues, son overdose de matchs, avec le foot, ses codes, son histoire, sa dimension populaire et sa culture des tribunes en voie de disparition.&lt;br class='autobr' /&gt;
La vision et l'approche grand public, formate l'ambiance des stades, et pas uniquement au football. Des hymnes diffus&#233;s &#224; fonds en surfant sur les modes du moment de mani&#232;re assez artificielle, sont repris par les foules encourag&#233;s par les speakers (le poooooo po-po-po-po poo poooo &lt;i&gt;Seven Nation Army&lt;/i&gt; des &lt;strong&gt;White Stripes&lt;/strong&gt;, repris dans tous les stades comme un gimmick mais tournant un peu &#224; vide, le &lt;i&gt;Go West&lt;/i&gt; des &lt;strong&gt;Pet Shop Boys&lt;/strong&gt; et aussi l'horrible &lt;i&gt;We are the champions&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Queen&lt;/strong&gt;). Verrons-nous un jour en Europe le public applaudir &#224; la demande des hymnes de club sponsoris&#233;s par une marque en la citant dans les couplets, comme aux USA dans les stades de baseball ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On le voit &#224; longueur de retransmissions t&#233;l&#233;vis&#233;es, en ce moment : le football sans le public et la passion n'est rien. Certes, pendant la pand&#233;mie le spectacle sportif continue mais les matchs nous proposent juste un ersatz de ce qu'est le football. Dans les stades vides et tristes, nous ressentons vraiment, m&#234;me &#224; distance, l'importance que peut avoir un public de fans et ses chants, &#224; la fois pour cr&#233;er de l'enthousiasme, mettre un peu de pression, justifier tout simplement l'envie de courir derri&#232;re la baballe plus vite que l'adversaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette p&#233;riode agit comme r&#233;v&#233;lateur de ce qui anime fondamentalement ce sport et esp&#233;rons-le sera &#224; l'origine de sa r&#233;surrection populaire et musicale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hydrophone prend la tangente.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On plonge dans une th&#233;matique en lien avec l'actualit&#233; (ou non), avec comme terrain de jeu, les musiques actuelles, &#233;videmment.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et puis on &#233;crit, on compile, on fait des playlists, on (re)d&#233;couvre des livres, des films, des albums.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce 4&#232;me &#233;pisode nous plonge dans l'ambiance des stades, leurs hymnes et leurs ic&#244;nes, footballistiques et pop.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Tangente#3 : Mondes parall&#232;les et autres imaginaires</title>
		<link>https://www.hydrophone.fr/Tangente-3-Mondes-paralleles-et-autres-imaginaires.html</link>
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		<dc:date>2020-11-20T11:33:46Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marion</dc:creator>


		<dc:subject>Tangente</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Hydrophone prend la tangente. On plonge dans une th&#233;matique, avec comme terrain de jeu, les musiques actuelles, &#233;videmment.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.hydrophone.fr/-Magazine-.html" rel="directory"&gt;Magazine&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.hydrophone.fr/+-Tangente-+.html" rel="tag"&gt;Tangente&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L150xH118/arton199-d17b9.jpg?1745681646' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='118' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le podcast&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une salle de concert et des studios ferm&#233;s au public, pendant de longues semaines, c'est un monde parall&#232;le en soi. Des micros abandonn&#233;s, une r&#233;gie d'enregistrement esseul&#233;e, une &#233;quipe qui refuse de tourner en rond et qui choisit de prendre la tangente. Cela donne un podcast o&#249; l'on parle musique forc&#233;ment, et puis jeux-vid&#233;o, cin&#233;ma, et m&#234;me cuisine avec une bande son de foufou. Bonne &#233;coute !&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;100%&#034; height=&#034;120&#034; src=&#034;https://www.mixcloud.com/widget/iframe/?hide_cover=1&amp;light=1&amp;feed=%2FHYDROPHONE_podcast%2Ftangente-le-podcast-by-hydrophone-les-mondes-parall%C3%A8les%2F&#034; frameborder=&#034;0&#034; &gt;&lt;/iframe&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mondes parall&#232;les, virtuels et lointains, une br&#232;ve histoire des imaginaires &#224; travers la pop music.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait en avril dernier. &#192; l'&#233;poque nous utilisions des expressions comme &#034;monde d'avant&#034;, &#034;monde d'apr&#232;s&#034;. &#201;tait-ce le commencement d'une de ces dystopies qu'on nous promet &#224; travers la litt&#233;rature ou le cin&#233;ma depuis d&#233;j&#224; tant de d&#233;cennies ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne voyageons pas encore dans le futur, nous ne nous aventurerons pas &#224; lancer des hypoth&#232;ses ; mais ce qui est s&#251;r c'est qu'en cette fin du mois avril nous n'en pouvions d&#233;j&#224; plus de ces live Facebook ou Instagram qui inondaient nos vies confin&#233;es, &#224; nos corps d&#233;fendants. Pl&#233;thore d'artistes aux d&#233;gaines n&#233;glig&#233;es, aux coiffures hirsutes plus ou moins &#233;tudi&#233;es, portant des t-shirts de 25 ans d'&#226;ge, donnaient des concerts improvis&#233;s dans leur salon avec leur mug pos&#233; sur la table basse&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Imaginez &lt;strong&gt;David Bowie&lt;/strong&gt; en chaussettes et cale&#231;on dans son canap&#233; reprenant &lt;i&gt;Life on Mars&lt;/i&gt; ? Non. Et d'ailleurs, lui, l'alpha et l'om&#233;ga de la vision pop, s'il &#233;tait toujours des n&#244;tres, n'y aurait probablement pas particip&#233;. Il aurait &#233;t&#233; ailleurs, en train d'explorer un autre monde, en parall&#232;le, ou le r&#234;ve et l'audace sont encore possibles. Ce qu'il avait d'ailleurs anticip&#233;, d&#232;s 1999, en entrouvrant la porte sur un monde num&#233;rique encore balbutiant et abstrait...&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Avatar &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Car en ce fameux mois d'avril 2020, le 23, un jeudi pr&#233;cis&#233;ment, des jeunes gens d&#233;sign&#233;s par leurs a&#238;n&#233;s comme la g&#233;n&#233;ration Z, succ&#233;dant aux &#034;millennials&#034; d&#233;j&#224; obsol&#232;tes, rassemblaient par dizaines de millions leurs avatars sur le jeu en ligne, &lt;i&gt;Fortnite&lt;/i&gt; pour acclamer le rappeur US &lt;strong&gt;Travis Scott&lt;/strong&gt;. Au moment m&#234;me o&#249; le monde de la culture se d&#233;sesp&#233;rait des salles vides, o&#249; nous nous sentions d&#233;sempar&#233;s &#224; l'id&#233;e de ne pouvoir sortir voir un concert, de nombreux ados, entre autres lorientais, avaient donc ordonn&#233; &#224; leur smartphone de les r&#233;veiller en pleine nuit pour &#234;tre au rendez-vous de l'&lt;i&gt;Astronomical&lt;/i&gt;, nom donn&#233; &#224; ce concert.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, autour d'un g&#233;ant, tel un Gulliver chez les lilliputiens, d&#233;boulant d'une plan&#232;te artificielle descendue du ciel, l'avatar de &lt;strong&gt;Travis Scott&lt;/strong&gt;, star interplan&#233;taire, chantait, et jouait avec les &#233;l&#233;ments dans un d&#233;luge d'artifices num&#233;riques, fantasmagoriques et psych&#233;d&#233;liques, de couleurs criardes, de feux d'artifices, sous les acclamations des avatars-fans-spectateurs &#224; ses pieds. &lt;br class='autobr' /&gt;
Certes il n'&#233;tait pas le premier, le Dj &lt;strong&gt;Marshmello &lt;/strong&gt; l'avait pr&#233;c&#233;d&#233; dans le m&#234;me jeu. Si on pratique l'arch&#233;ologie num&#233;rique, il y eu m&#234;me dans les ann&#233;es 2000 un concert de &lt;strong&gt;U2 &lt;/strong&gt; mais con&#231;u, celui-ci par les fans dans &lt;i&gt;Second Life&lt;/i&gt;, premi&#232;re tentative de monde virtuel global. Est- ce donc l&#224;, l'avenir de la musique et des concerts live ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-on le voir comme un symbole et un basculement vers un monde virtuel comme &#233;chappatoire ? D&#233;finitif, comme l'imagine Steven Spielberg dans &lt;i&gt;Ready player one&lt;/i&gt; ? C'est en tout cas l'&#233;v&#233;nement qui a, jusqu'&#224; pr&#233;sent, eu le plus de retentissement notamment m&#233;diatique en 2020&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Fortnite &lt;/i&gt; est donc un jeu en ligne communautaire de battle. Les participants choisissent un avatar mod&#233;lis&#233; sur un certain nombre de crit&#232;res comme c'est d&#233;j&#224; le cas depuis longtemps avec les &lt;i&gt;SIMS&lt;/i&gt; notamment. C'est ce qu'on appelle un metavers, (contraction de meta universe, en fran&#231;ais m&#233;ta-univers) comme le sont aussi les tout aussi populaires &lt;i&gt;Minecraft &lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Animal Crossing&lt;/i&gt;. Ces lieux de sociabilit&#233; et d'&#233;change, ces &#034;tiers lieux&#034; virtuels accueillent aujourd'hui nombre de confin&#233;s dans cet &#224; c&#244;t&#233; empli de r&#233;f&#233;rences pop. La musique et son industrie ne pouvaient rester en marge&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; peu pr&#232;s au m&#234;me moment que Travis Scott, &lt;strong&gt;Courier Club&lt;/strong&gt; un groupe post-punk am&#233;ricain, d&#233;cide d'organiser sur &lt;i&gt;Minecraft &lt;/i&gt; un festival &#233;v&#233;nement. Ses membres ont grandi avec le jeu. L'id&#233;e leur semble tout &#224; fait naturelle. Le &lt;i&gt;Block by Blockwest&lt;/i&gt; (BXBW, r&#233;f&#233;rence au festival &lt;i&gt;South by Southwest&lt;/i&gt; &#224; Austin au Texas) nait et on voit dans le jeu, semaine apr&#232;s semaine, avec la collaboration &#224; travers le monde de la communaut&#233; &lt;i&gt;Minecraft &lt;/i&gt; se construire un espace, des sc&#232;nes comme pour un festival en plein air. Ce festival se d&#233;roulera sur une dur&#233;e de 7h avec quarante concerts r&#233;partis sur trois sc&#232;nes. Des groupes de l'underground, de la sc&#232;ne ind&#233; mais aussi les &lt;strong&gt;Pussy Riots&lt;/strong&gt; et m&#234;me &lt;strong&gt;Massive Attack&lt;/strong&gt; doivent participer. Devant le succ&#232;s et les dizaines de milliers de connexions les serveurs l&#226;chent&#8230; Le festival se tiendra finalement le 16 mai 2020.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un autre m&#233;tavers, &lt;strong&gt;Gorillaz&lt;/strong&gt;, pr&#233;curseur dans l'utilisation d'avatars anim&#233;s au sein de son propre univers, pr&#233;sente son nouvel album en exclusivit&#233; dans un talk-show virtuel au succ&#232;s &#233;norme dans le non moins fameux &lt;i&gt;Animal Crossing&lt;/i&gt;. Alexandria Ocasio-Cortez (l'une des s&#233;natrices les plus populaires et grand espoir d&#233;mocrate pour le futur des Etats-Unis) faisant m&#234;me des pieds et des mains, sans succ&#232;s pour l'instant, pour y apparaitre et rencontrer les membres-avatars&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce processus, acc&#233;l&#233;r&#233; bien s&#251;r par la pand&#233;mie, peut paraitre vertigineux, abyssale, c'est selon, voir un choc de civilisation pour certains.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Virtuellement votre.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Tout comme pouvaient l'&#234;tre, dans le monde d'avant et en provoquant d'interminables pol&#233;miques, il n'y a pas si longtemps, ces quelques tentatives inverses : en int&#233;grant du virtuel dans le r&#233;el, de la r&#233;alit&#233; augment&#233;e, le lointain fantasme de l'industrie musicale, prom&#233;th&#233;en, de l'hologramme ressuscitant les idoles du pass&#233;, &#233;tait en passe de se r&#233;aliser. En 2012 lors du &lt;i&gt;Coachella&lt;/i&gt;, un concert de &lt;strong&gt;Dr Dre&lt;/strong&gt; et de &lt;strong&gt;Snoop Dog&lt;/strong&gt; cr&#233;ait le buzz puisque l'hologramme de &lt;strong&gt;2Pac&lt;/strong&gt;, d&#233;c&#233;d&#233; en 1996, chantait en leur compagnie sur sc&#232;ne. L'illusion &#233;tait bluffante mais certains des mots qui sortirent de la bouche de son hologramme n'auraient pas pu &#234;tre prononc&#233;s de son vivant. D'o&#249; la pol&#233;mique.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;Des tentatives ont eu lieu avec &lt;strong&gt;Micha&#235;l Jackson&lt;/strong&gt; et en France avec &lt;strong&gt;Dalida &lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;Claude Fran&#231;ois&lt;/strong&gt; mais le proc&#233;d&#233; reste imparfait techniquement et provoque le malaise. Pour le moment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien avant que nous soyons confront&#233;s &#224; ces fronti&#232;res floues entre r&#233;alit&#233; et vie num&#233;rique, &#224; la fin du XX&#232;me si&#232;cle, la pr&#233;histoire donc,&lt;strong&gt; David Bowie&lt;/strong&gt;, toujours lui, en 1999 pr&#233;cis&#233;ment, se voit solliciter pour l'utilisation d'un &#233;dit de son titre &lt;i&gt;Heroes &lt;/i&gt; pour un jeu vid&#233;o, &lt;i&gt;The Nomad Soul&lt;/i&gt;. Il refuse et retorque qu'il veut cr&#233;er une B.O. sp&#233;cialement pour le jeu. David Cage, d&#233;butant dans la cr&#233;ation d'un jeu &#224; l'&#233;poque, et personnalit&#233; incontournable aujourd'hui ajoute un avatar &#224; son effigie dans le jeu. Bowie a d&#233;j&#224; tout compris&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors, les multinationales du disques anticipent plus ou moins selon le degr&#233; de clairvoyance, des accords avec les soci&#233;t&#233;s de jeux vid&#233;o. Les pontes de cette toute nouvelle industrie aussi. Et les bandes sons des jeux vid&#233;o deviennent des enjeux strat&#233;giques&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
On ne sait ce qu'il adviendra de tout &#231;&#224; mais au-del&#224; de cette instantan&#233;it&#233;, de cette virtualit&#233; interactive et &#233;ph&#233;m&#232;re, de profonds bouleversements de nos habitudes sont en cours sans que l'on ne s'en aper&#231;oive vraiment&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La nuit des temps &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D'autre mondes, d'autres futurs, l'humain en r&#234;ve depuis la nuit des temps et la musique a toujours &#233;t&#233; un vecteur formidable pour errer, vagabonder dans l'espace-temps, le cosmos. &#192; quoi r&#234;vait Pythagore, 600 avant notre &#232;re, quand il d&#233;crivait des astres en rotation immobile jouant une gamme musicale compl&#232;te ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant longtemps la religion, les dieux, les anges, les d&#233;mons occupaient invariablement les &#339;uvres et les divagations musicales des artistes. Au XIX&#232;me si&#232;cle, l'&#233;poque romantique le fantastique et le surnaturel, la magie, les esprits viennent en contrepoint du rationnel dominant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec le progr&#232;s des sciences, l'av&#232;nement de la philosophie des Lumi&#232;res, puis l'industrialisation croissante, la technique de plus en plus omnipr&#233;sente et centrale envahit les esprits des artistes et ce n'est plus Dieu mais l'homme qui se retrouve au centre. Apr&#232;s avoir dompt&#233; la nature, les hommes veulent d&#233;sormais s'attaquer &#224; l'univers, partir &#224; la conqu&#234;te de lointaines plan&#232;tes, voyager dans d'autres dimensions.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Tout l'Univers&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La technologie, l'&#233;lectricit&#233;, influent grandement sur le d&#233;veloppement des musiques populaires et, c'est flagrant, apr&#232;s la seconde guerre mondiale. L&#8216;amplification, les guitares, les ordinateurs arrivent, les bandes magn&#233;tiques, les collages aussi. La musique &#233;lectronique, les synth&#233;tiseurs. Les laborantins vont tr&#232;s doucement faire place aux cr&#233;ateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1956, &lt;strong&gt;Bebe &lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Louis Barron&lt;/strong&gt;, parmi les premiers &#224; s'aventurer dans les bidouillages, &#224; la demande d'un producteur d'Hollywood qui trouve que leur musique le transporte dans une autre dimension, r&#233;alisent la B.O. d'un film pi&#232;ce maitresse du cin&#233;ma de science-fiction aujourd'hui, &lt;i&gt;Forbidden Planet&lt;/i&gt;. Cette bande originale va laisser son empreinte sur tout un tas de de teenagers, et ce pendant plusieurs d&#233;cennies, et jouer un r&#244;le ind&#233;niable dans la propagation et la popularisation des musiques &#233;lectroniques. Ils ne seront d'ailleurs, &#224; l'&#233;poque, pas cr&#233;dit&#233;s comme musiciens mais dans la cat&#233;gorie &#034;sound-effect&#034; &#224; la demande des syndicats de musiciens professionnels. L'album de la B.O. ne sortira officiellement que pr&#232;s de 20 ans plus tard en 1977.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;En 1970, le c&#233;l&#232;bre auteur de science-fiction Robert Silverberg dans son roman&lt;i&gt; Les Monades urbaines&lt;/i&gt; donne naissance &#224; un personnage, Dillon, auteur d'une musique &#233;lectronique planante. Quelques mois auparavant &lt;strong&gt;David Bowie&lt;/strong&gt; donne forme &#224; son c&#233;l&#232;bre alter ego Major Tom dans &lt;i&gt;Space Oddity&lt;/i&gt; inspir&#233; par&lt;i&gt; 2001, L'Odyss&#233;e de l'Espace&lt;/i&gt; de Kubrick. Lui succ&#233;deront Ziggy et ses Spiders From Mars. La chanson devient embl&#233;matique puisqu'elle sert de g&#233;n&#233;rique &#224; la BBC lors de la &lt;br class='autobr' /&gt;
retransmission de l'alunissage d'Apollo 11 en juillet 1969. Le personnage comme une f&#233;tiche ou balise ultime interrogera constamment les productions d'un tas d'auteurs &#224; l'instar encore derni&#232;rement de la jeune popstar anglaise &lt;strong&gt;Declan McKenna&lt;/strong&gt;, son odyss&#233;e interstellaire, &lt;i&gt;The key to life on earth&lt;/i&gt; et ses &#233;videntes accointances revendiqu&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rock progressif, puis la musique new age, les B.O. synth&#233;tiques au kilom&#232;tre vont inonder les ann&#233;es 70 et 80. On fera beaucoup appel dans les ann&#233;es 70 aux groupes planants de musique &#233;lectro comme &lt;strong&gt;Tangerine Dream&lt;/strong&gt; et ses clones pour illustrer la multiplicit&#233; des s&#233;ries B ou Z de SF. Les B.O &#224; l'image des films apparaissent souvent boursoufl&#233;es et kitch&#8230; Une com&#233;die musicale parodique et grandiloquente le &lt;i&gt;Rocky Horror Picture Show&lt;/i&gt; r&#233;ussit en 1975 &#224; se hisser hors de ce gloubi-boulga.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques autres grandes r&#233;ussites s'extraient de la masse aujourd'hui. C'est le cas tr&#232;s notable d'&lt;i&gt;Alien&lt;/i&gt; ou du chef d'&#339;uvre r&#233;cent de Christopher Nolan, &lt;i&gt;Interstellar &lt;/i&gt; (&lt;strong&gt;Hans Zimmer&lt;/strong&gt;) dont les bandes originales contribuent largement aux climats anxiog&#232;nes et hors des mondes connus de ces films.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Heureusement, en pleine guerre froide au milieu des ann&#233;es 70, un groupe allemand, &lt;strong&gt;Kraftwerk &lt;/strong&gt; sera le grand architecte et le guide &#233;lectronique parfait pour une toute nouvelle g&#233;n&#233;ration &#224; partir des ann&#233;es 80. Les sons &#233;lectroniques et la mati&#232;re pop produite par le groupe de D&#252;sseldorf conduiront une multitude d'artistes &#224; se saisir des ordinateurs d&#232;s que les avanc&#233;es technologiques rendront possible leur utilisation domestique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kraftwerk avec &lt;i&gt;Autobahn &lt;/i&gt; ou&lt;i&gt; Computer World&lt;/i&gt; s'attelle &#224; la critique du monde et la description d'un devenir d'une humanit&#233; empathique envers la machine et les robots. Les musiciens de Detroit entre autres, auront leur propre lecture de la r&#233;alit&#233; et de son &#233;chappatoire fictionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Au pays des merveilles&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le progr&#232;s scientifique, c'est aussi l'afflux massif des drogues notamment de synth&#232;se. Celles-ci en plus de surgir dans des studios d&#233;j&#224; embrum&#233;s, d&#233;sinhibent les cerveaux et sont responsables de quelques-unes, pour ne pas dire toutes, des &#339;uvres les plus remarquables de l'histoire du rock.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s leur rencontre avec le livre de Timothy Leary, &lt;i&gt;The Psychedelic Exp&#233;rience&lt;/i&gt;, les &lt;strong&gt;Beatles &lt;/strong&gt; cr&#233;ent &lt;i&gt;Sergent Pepper's&lt;/i&gt;, abordent presque ouvertement des effets de la drogue (&lt;i&gt;Lucy in the Sky with Diamonds&lt;/i&gt;, plus tard &lt;i&gt;Come Together&lt;/i&gt;) et embarquent dans un &lt;i&gt;Yellow Submarine&lt;/i&gt;. La quasi-totalit&#233; des artistes rock op&#232;rent ce basculement dans les mondes merveilleux apr&#232;s 1966, r&#233;sultats de nuits, de semaines enti&#232;res en haute altitude. Certains ne se souviennent de rien de ce qu'ils ont bien pu y fabriquer&#8230;&lt;strong&gt; Jim Morrison&lt;/strong&gt; donne le nom &lt;strong&gt;The Doors&lt;/strong&gt; &#224; son groupe en r&#233;f&#233;rence aux &lt;i&gt;Portes de la Perception&lt;/i&gt;, livre de Aldous Huxley, auteur de la dystopie Le meilleur des mondes relatant son exp&#233;rience avec les drogues. Ce que Lewis Carrol d&#233;crivait d&#233;j&#224; dans &lt;i&gt;Alice au pays des merveilles&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;O combien la consommation des drogues a radicalement transform&#233; les ann&#233;es 60... Tout le spectre de la pop culture d'apr&#232;s-guerre y a touch&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Apres l'euphorie viendront les exc&#232;s, les addictions, les morts et musicalement les baudruches d&#233;gonfl&#233;es succ&#232;deront aux folles &#233;chapp&#233;es magiques et exub&#233;rantes. &lt;strong&gt;Bowie &lt;/strong&gt; lui-m&#234;me dans &lt;i&gt;Ashes to Ashes&lt;/i&gt; en 1980 sonnera le glas et prononcera ses paroles terribles &#034;We know Major Tom is a junkie&#034;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;DUNE&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pendant que Philipp K. Dick et sa parano&#239;a s'abreuvait aux sons de &lt;strong&gt;Mozart &lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;Bach &lt;/strong&gt; et s'enfon&#231;ait sous les substances illicites dans des romans dystopiques et psych&#233;d&#233;liques. Alejandro Jodorowsky tentait d'adapter le chef d'&#339;uvre fascinant de la SF de Franck Herbert, &lt;i&gt;Dune&lt;/i&gt;. Le projet, colossal, en compagnie de Moebius, n'aboutit pas. La musique devait occuper une place de choix pour d&#233;peindre ce monde imaginaire total bien avant le succ&#232;s commercial et mainstream de&lt;i&gt; Star Wars&lt;/i&gt; et sa c&#233;l&#233;brissimes musique symphonique de &lt;strong&gt;John Williams&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;Dans le &lt;i&gt;Dune &lt;/i&gt; de 1984, le choix du groupe FM &lt;strong&gt;Toto &lt;/strong&gt; ne fut en revanche pas la plus g&#233;niale des id&#233;es de David Lynch, mais presque tout fut rat&#233; dans cette adaptation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Jodorowski lui, fit appel &#224; des grands adeptes des fameux m&#233;dicaments : &lt;strong&gt;Tangerine Dream&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Magma&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Mike Oldfield&lt;/strong&gt; et surtout &lt;strong&gt;Pink Floyd&lt;/strong&gt;. L'&#233;pice, au centre de l'intrigue du roman, comme le r&#233;p&#232;te &#224; l'envie Paul Atr&#233;ides, le fils du Duc et futur Kwisatz Haderach, substance indispensable repliant l'espace afin de permettre les voyages intersid&#233;raux, n'est-elle pas une m&#233;taphore de la consommation des drogues ? Il n'en reste malheureusement rien si ce n'est deux albums d'un membre de Tangerine Dream, &lt;strong&gt;Klaus Schults&lt;/strong&gt;. Dans son dixi&#232;me album ce dernier fait r&#233;f&#233;rence sur deux titres majeurs au roman et &#224; ses personnages. Il sortira en 1979 un 11&#232;me album du nom de &lt;i&gt;Dune&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreux essais ont &#233;t&#233; produits, notamment ceux de &lt;strong&gt;Richard Pinhas&lt;/strong&gt;, des plus obscures groupes tels &lt;strong&gt;Z&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;Eros &lt;/strong&gt; et m&#234;me de &lt;strong&gt;Iron Maiden&lt;/strong&gt; dont un titre de leur album &lt;i&gt;Piece of mind&lt;/i&gt; fait r&#233;f&#233;rence directe &#224; Paul Atr&#233;ides le h&#233;ros du roman.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le monde d'avant, nous serions aujourd'hui dans une attente fr&#233;n&#233;tique du &lt;i&gt;Dune &lt;/i&gt; de Denis Villeneuve cens&#233; sortir en ce mois de novembre 2020. Dans le monde d'apr&#232;s, on se consolera en visionnant le trailer du film avec le titre &lt;i&gt;Eclipse &lt;/i&gt; de &#8230;&lt;strong&gt;Pink Floyd&lt;/strong&gt; en guise de bande son et d'hommage &#224; Jodorowski.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un magnifique livre graphique propos&#233; par le remarquable magazine Rockyrama et accompagn&#233; d'une non moins g&#233;niale compilation de titres orignaux inspir&#233;s par &lt;i&gt;Dune &lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Gaspard Aug&#233; (Justice), Rob, Bernard Szajner (Zed), &#201;tienne Jaumet (Zombie Zombie), Mondkopf&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Ivort &lt;/strong&gt; devrait continuer &#224; entretenir le culte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment ne pas faire un tour par le Japon et son cin&#233;ma d'animation, son avant-gardisme technologique. &#192; la fin des ann&#233;es 90 la musique &#233;lectronique commence concr&#232;tement &#224; pr&#233;dominer. Les enfants ayant pass&#233; leur apr&#232;s-midi devant les dessins anim&#233;s japonais dans les ann&#233;es 80 expriment leur attachement et leur nostalgie vis-&#224;-vis des maitres es de l'animation et du manga. &lt;strong&gt;Daft Punk&lt;/strong&gt; rend directement hommage &#224; &lt;i&gt;Albator&lt;/i&gt; en signant le sc&#233;nario et la bande son du film &lt;i&gt;Interstella 5555 : The Story of the Secret Star System&lt;/i&gt; dont la r&#233;alisation est confi&#233;e &#224; Kazuhisa Takenouchi le cr&#233;ateur d'&lt;i&gt;Albator&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Daft Punk&lt;/strong&gt; montrera aussi sa passion pour les jeux vid&#233;o et la science-fiction en travaillant pour Disney sur la B.O. du second volet du film &lt;i&gt;Tron&lt;/i&gt;, qui fit sensation &#224; l &#8216;&#233;poque en 1982 dans l'utilisation des images de synth&#232;se au cin&#233;ma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut au passage se demander ce qu'auront pour r&#233;sultat, les dizaines d'heures que passent les adolescents avec les sons ent&#234;tants de Super Mario ou de Legend of Zelda dans les oreilles&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Abysses &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans la droite ligne donc du courant mystique afro-futuriste, &lt;strong&gt;James Stinson&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Gerald Donald&lt;/strong&gt; forment &#224; D&#233;troit le duo &lt;strong&gt;Drexciya &lt;/strong&gt; en 1989. Ils &#233;mergent &#224; la m&#234;me p&#233;riode que leurs camarades de &lt;strong&gt;Underground Resistance&lt;/strong&gt; sur des aspects artistiques un poil diff&#233;rents. Ces derniers &#233;tant plus attir&#233;s par l'espace. Les identit&#233;s des deux membres du groupe resteront d'ailleurs secr&#232;tes jusqu'en 2001. Autour des musiques &#233;lectroniques, et des premi&#232;res galettes de &lt;strong&gt;Juan Atkins&lt;/strong&gt; et de &lt;strong&gt;Cybotron&lt;/strong&gt;, ils ont tout le loisir de construire un univers entier et &#233;volutif pendant une dizaine d'ann&#233;es. Leurs premi&#232;res traces discographiques se situent en effet en 1992.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir du &lt;i&gt;Tim&#233;e &lt;/i&gt; de Platon et du mythe de L'Atlantide qui attise les fantasmes depuis deux mill&#233;naires, &lt;strong&gt;James Stinson&lt;/strong&gt; raconte une l&#233;gende qui d&#233;bute pendant la p&#233;riode de la traite atlantique. Les f&#339;tus des femmes esclaves jet&#233;es &#224; la mer, en raison de leur grossesse lors de la travers&#233;e, s'approprient la fameuse cit&#233; engloutie abandonn&#233;e, et la nomment &lt;strong&gt;Drexcya&lt;/strong&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sur une musique entre nappes &#233;lectroniques minimales, techno, &#233;lectrofunk, pop douce et liquide, chaleureuse ou inqui&#233;tante, rapp&#233;e de spiritualit&#233;, de technologie, de culture noire, et fortement marqu&#233; par le black power. Au fil de sorties discographiques, une utopie sonore et instrumentale, sugg&#233;r&#233;e plus que d&#233;crite se met en place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En s'enfon&#231;ant dans les contr&#233;es subaquatiques, dans les abysses, &lt;strong&gt;Drexciya &lt;/strong&gt; permet tout : c'est le noir des profondeurs et ses angoisses, mais aussi la limpidit&#233;, la fraicheur, la puret&#233;, la luminosit&#233; des rayons du soleil sous la surface, et rappelle &#233;videmment le rassurant liquide amniotique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Drexciya&lt;/strong&gt; d&#233;passe aujourd'hui largement le statut de secret underground. Une communaut&#233; bien vivante sur toute la plan&#232;te, &#233;change et se retrouve pour faire vivre la l&#233;gende. James Stinson, d&#233;c&#233;d&#233; en 2002, jouera aussi sous le nom de &lt;strong&gt;The other people place&lt;/strong&gt; et Gerald Donald sous ceux de &lt;strong&gt;Arpanet &lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Dopplereffekt&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Drexciya &#233;tait port&#233; par la volont&#233; d'&#233;tablir la complexit&#233; d'un rapport au monde, d'exposer ses &#233;motions, ses r&#233;voltes, exprimer sa r&#233;volte face aux injustices politiques, sociales et &#233;conomique... Le format id&#233;al &#233;tant pour eux, &#224; travers une uchronie et un vecteur en prise directe avec son temps, de le transformer en objet pop, en une &#339;uvre comme mati&#232;re &#224; dialoguer, &#224; briser une r&#233;alit&#233; trop triviale &#224; supporter.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Cosmos &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait sans doute ce genre de consid&#233;ration qui animait aussi leur illustre et incontournable pr&#233;d&#233;cesseur : &lt;strong&gt;Sun Ra&lt;/strong&gt;, son &lt;strong&gt;Arkestra&lt;/strong&gt;, et son &#339;uvre monumentale. N&#233; dans l'Alabama, pas le meilleur endroit pour s'&#233;panouir en tant que personne de couleur, il sera, tr&#232;s jeune, membre d'une loge ma&#231;onnique noire et sera l'un des premiers objecteurs de conscience noir. N&#233; Herman Blount, devenu musicien de jazz, il se nomme rapidement Sun Ra (sun : soleil en anglais et Ra le dieu &#233;gyptien du soleil).&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s une carri&#232;re de musicien jazz assez classique, il fonde donc l'Arkestra &#224; Chicago en 1953. D&#232;s lors il se laisse partir sur des contr&#233;es que seul lui peut tenter d'apprivoiser. De son cerveau, les temp&#234;tes et les fulgurances cosmiques vont alimenter plus de 200 albums.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au be-bop des d&#233;buts, succ&#232;dent claviers &#233;lectroniques, musique concr&#232;te, psych&#233;d&#233;lisme. Il exp&#233;rimente de fa&#231;on totalement libre et touche &#224; tout, port&#233; par une mystique personnelle dont il est l'ange, impr&#233;gn&#233; par la mythologie &#233;gyptienne et la science-fiction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il pr&#233;tend avoir &#233;t&#233; captur&#233; par les extra-terrestres en 1936 et sur Saturne, il aurait eu pour mission de vaincre le chaos par la musique. Un film sorti en 1974 &lt;i&gt;Space in the place&lt;/i&gt; raconte son histoire : les personnages y visitent une plan&#232;te destin&#233;e &#224; &#234;tre la terre refuge des afro-am&#233;ricains. Ce film est consid&#233;r&#233; comme fondateur de l'afro-futurisme. Sur sc&#232;ne, il apparait d&#232;s lors affubl&#233; de costumes extravagants, avec des casques m&#233;talliques le reliant au cosmos, ou en dieu Ra. Son aura est immense aujourd'hui. Il a ouvert les voies et les esprits pour l'immense majorit&#233; des esth&#233;tiques musicales contemporaines et son imagerie, du free jazz, du funk bien s&#251;r, mais du punk, du rock ind&#233; de l'&#233;lectro, de la pop mainstream jusqu'&#224; &lt;strong&gt;Lady Gaga&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Solange&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On ne peut s'emp&#234;cher de faire le lien et de voir &#224; travers ces deux tentatives une forme de r&#233;ponse comme refuge fictionnel face &#224; l'hostilit&#233; du monde ext&#233;rieur rencontr&#233; par Marcus Garvey, le Mo&#239;se Noir, qui militait pour le retour des descendants d'esclaves en Afrique et qui a inspir&#233; le rastafarisme.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Horizons&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De l'autre c&#244;t&#233; de l'Atlantique, en Europe, sans doute fortement nourrit par &lt;strong&gt;Drexciya&lt;/strong&gt;, le duo &lt;strong&gt;Global Communication&lt;/strong&gt; (&lt;strong&gt;Mark Pritchard&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Tom Middleton&lt;/strong&gt;) produit sous le pseudo &lt;strong&gt;Reload&lt;/strong&gt;, cet album &lt;i&gt;A collection of short stories&lt;/i&gt;. Pass&#233; relativement inaper&#231;u en 1993 mais objet d'un culte souterrain tenace aujourd'hui, le disque accompagn&#233; d'un livret contenant une nouvelle de l'&#233;crivain Dominic Fripp pour chaque morceau, a entrain&#233; des nuits de r&#234;veries cotonneuses et cosmiques pour un certain nombres de ses auditeurs. &lt;br class='autobr' /&gt;
Avec sa musique ambient &#233;lectro futuriste, &lt;strong&gt;Reload &lt;/strong&gt; est un stimulant extraordinaire pour les horizons lointains, les voyages sid&#233;raux et autres failles spatio-temporelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces derniers mois, l'&#233;crivain d'anticipation &lt;strong&gt;Alain Damasio&lt;/strong&gt;, proposait en bonus de son livre &lt;i&gt;Les Furtifs&lt;/i&gt;, alternative de ce &#034;monde d'apr&#232;s&#034;, avec le guitariste &lt;strong&gt;Yann P&#233;chin&lt;/strong&gt;, une bande son &lt;i&gt;Entrer dans la couleur&lt;/i&gt; qui se prolongera d'ailleurs sur sc&#232;ne un jour, peut &#234;tre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hydrophone prend la tangente.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On plonge chaque semaine dans une th&#233;matique en lien avec l'actualit&#233; (ou non), avec comme terrain de jeu, les musiques actuelles, &#233;videmment.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et puis on &#233;crit, on compile, on fait des playlists, on (re)d&#233;couvre des livres, des films, des albums.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le troisi&#232;me &#233;pisode s'int&#233;resse aux mondes parall&#232;les, &#224; leurs initiateur&#183;rice&#183;s et retrace une br&#232;ve histoire des imaginaires &#224; travers la pop music.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Tangente#2 : Pionni&#232;res et h&#233;ro&#239;nes, une autre histoire du rock'n'roll</title>
		<link>https://www.hydrophone.fr/Tangente-2-Pionnieres-et-heroines-une-autre-histoire-du-rock-n-roll.html</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.hydrophone.fr/Tangente-2-Pionnieres-et-heroines-une-autre-histoire-du-rock-n-roll.html</guid>
		<dc:date>2020-11-13T11:32:44Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marion</dc:creator>


		<dc:subject>Tangente</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Hydrophone prend la tangente. On plonge dans une th&#233;matique, avec comme terrain de jeu, les musiques actuelles, &#233;videmment.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.hydrophone.fr/-Magazine-.html" rel="directory"&gt;Magazine&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.hydrophone.fr/+-Tangente-+.html" rel="tag"&gt;Tangente&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L150xH103/arton194-d9c93.jpg?1745681646' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='103' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Sans Nico que serait devenu le velvet ? &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette petite provocation facile ne trouvera jamais de r&#233;ponse irr&#233;futable &#233;videmment, mais peut pourtant nous engager &#224; envisager sous un autre angle cette histoire lin&#233;aire du rock qu'on nous sert habituellement, d'en explorer les tr&#233;fonds, de sortir des limbes la gen&#232;se de cette musique qui nous trotte quotidiennement dans la t&#234;te depuis bient&#244;t un si&#232;cle&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi si quelques musiciennes et chanteuses sont connues, reconnues et quelquefois en sont les stars absolues jusqu'&#224; la caricature, d'autres, innombrables, sont rest&#233;es dans l'ombre ou se sont trouv&#233;es effac&#233;es des manuels d'histoires par un syst&#232;me qui n'a voulu leur laisser pour place qu'un strapontin bienveillant&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Good old times&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette s&#233;lection de 40 pochettes (en bas de page) essentiellement consacr&#233;e &#224; la musique dites populaire, est centr&#233;e autour au rock'n'roll, de ses anc&#234;tres et de sa descendance jusqu'&#224; ses &#233;volutions les plus pertinentes en ce d&#233;but de XXI&#232;me si&#232;cle. Mais quelques destins de femmes du XIX&#232;me si&#232;cle m&#233;ritent qu'on s'y attarde, car r&#233;v&#233;lateurs pour (souvent) le pire et (parfois) le meilleur de ce que seront ensuite pour les femmes les fondements du d&#233;veloppement marchand et industriel de la musique.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;Jouer de la musique n'&#233;tait pas l'apanage des hommes au XVII&#232;me et XVIII&#232;me si&#232;cles. Savoir en jouer faisait partie de la panoplie indispensable de la femme d'abord dans l'aristocratie, puis dans la haute bourgeoisie mais exclusivement dans le cadre de la sph&#232;re priv&#233;e. On consid&#233;r&#226;t rapidement malgr&#233; des talents &#233;vidents qu'elles ne devaient pas en faire commerce. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, &lt;strong&gt;Clara Schumann&lt;/strong&gt; : si elle n'est pas totalement inconnue aujourd'hui, n'est que rarement associ&#233;e aux grands noms de la musique classique du XIX&#232;me. Quand on prononce le nom de Schumann, on pense &#224; Robert, son &#233;poux. Mais &#224; l'&#233;poque, elle fut pourtant tr&#232;s c&#233;l&#232;bre et consid&#233;r&#233;e comme un g&#233;nie par ses pairs comme Mendelssohn, Paganini ou Chopin. Elle &#233;crivit de multiples &#339;uvres majeures, fit courir les foules &#224; ses concerts. Et puis, elle rencontra son futur mari, abandonna la musique, pour se plonger comme il se doit dans la vie de famille, aida Robert, qui la jalousait, &#224; acc&#233;der &#224; la post&#233;rit&#233;. A la mort de celui-ci, elle retrouvera un peu de splendeur en prenant sous son aile et en propulsant la carri&#232;re d'un jeune compositeur du nom de Brahms&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre destin symptomatique et annonciateur des comportements et attitudes qui fabriqueront les l&#233;gendes des c&#233;l&#233;brit&#233;s, leur grandeur et leur d&#233;cadence : celui de &lt;strong&gt;Alma Malher&lt;/strong&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
En cette fin de XIX&#232;me d&#233;but du XX&#232;me si&#232;cle, on est encore loin des premi&#232;res &#233;pop&#233;es du rock'n'roll. A Paris, Londres, Berlin, on se prosterne devant un totem du nom de Beethoven, personnage incarnant &#224; lui seul le nouveau statut du compositeur dans la soci&#233;t&#233;. Il a compl&#232;tement transform&#233; le rapport &#224; la musique en Europe. Ses partitions sont vendues en nombre, son visage est connu, c'est une star. Et beaucoup veulent acc&#233;der &#224; la m&#234;me gloire. Les rivalit&#233;s cantonn&#233;es pr&#233;c&#233;demment aux cours et alc&#244;ves de l'aristocratie se multiplient. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans la foisonnante Vienne intellectuelle et artistique, les balbutiements d'une r&#233;volution musicale voire m&#234;me d'un futur star-system sont donc &#224; l'&#339;uvre. Comme le d&#233;crira Adorno, les m&#233;canismes qui se d&#233;velopperont de fa&#231;on acc&#233;l&#233;r&#233;e et qui pr&#233;vaudront d&#232;s le d&#233;but du XX&#232;me si&#232;cle, se mettent en place avec l'arriv&#233;e de la technologie, les enregistrements, les moyens de diffusion et de production. Les compositeurs entrent en comp&#233;tition, on construit des salles pour accueillir le public friand et de plus en plus massif, m&#234;me s'il ne concerne qu'une &#233;lite bourgeoise. On y produit des formations de plus en plus cons&#233;quentes dans des salles de plus en plus grandes&#8230; Et le quatuor devient orchestre symphonique pl&#233;thorique afin de s'adapter &#224; la demande...&lt;br class='autobr' /&gt;
A partir de la deuxi&#232;me moiti&#233; du XVIII&#232;me, on veut du spectacle, les egos s&#8216;affirment, la critique se r&#233;pand, la presse surench&#233;rit, se fait f&#233;roce, on d&#233;fend les prodiges nationaux : des hommes. Exclusivement&#8230; Forc&#233;ment : les Mahler, les Sch&#246;nberg&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant l'&#233;pouse de l'une de ces stars va personnifier dans l'ombre ce que seront plus tard les &lt;strong&gt;Madonna&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Beyonc&#233;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Patti Smith&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;Courtney Love&lt;/strong&gt;, la femme dans la musique : la sorci&#232;re, la sulfureuse h&#233;ro&#239;ne, la scandaleuse, la po&#233;tesse maudite, la femme &#233;plor&#233;e, l'intrigante ou l'ombre fatale qui jalonnera l'histoire de la pop tout au long du XX&#232;me si&#232;cle et jusqu'&#224; aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alma Mahler, femme du tr&#232;s respectable et prestigieux compositeur et chef d'orchestre, s'efface d'un commun accord avec son mari derri&#232;re la carri&#232;re de celui-ci. Elle compose des lieder, peint mais ne retient d&#232;s lors gu&#232;re l'attention. Elle c&#244;toie depuis son adolescence le monde artistique, &#224; une amourette avec Klimt et r&#234;ve de gloire. A la mort de Mahler, elle fr&#233;quente assidument les artistes, et devient entre autres conqu&#234;tes la femme de Walter Gropius (le futur fondateur du Bauhaus), maitresse du peintre Oskar Kokoschka et du romancier Franz Werfel. Elle se veut la muse de tout ce petit monde et derri&#232;re un temp&#233;rament tour &#224; tour excentrique ou d&#233;pressif mais aussi ind&#233;pendant, &#233;nergique, passionn&#233;, narcissique, elle se r&#234;ve faiseuse de roi, manipule et arrive &#224; ses fins en se trouvant au centre de l'attention. Elle fuit &#224; travers l'Europe avant l'arriv&#233;e des nazis et, apr&#232;s la guerre, elle s'exile d&#233;finitivement aux USA, d'abord &#224; Los Angeles o&#249; elle acquiert le m&#234;me statut qu'en Europe. Elle y est surnomm&#233;e la &#171; veuve des quatre arts &#187; puis file &#224; New-York, devient l'&#233;g&#233;rie de la communaut&#233; intellectuelle et artistique, conseille L&#233;onard Bernstein entre autres, continue d'avoir une vie agit&#233;e et comment&#233;e. Elle restera dans l'imaginaire comme cette &#171; star &#187;, cette femme puissante et redout&#233;e du show biz, qui pourrait &#234;tre le mod&#232;le lointain d'une Madonna, d'une Beyonc&#233; ou d'une Victoria Beckham&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Print the legend&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'histoire nous le r&#233;p&#232;te &#224; l'envie : le blues sera consacr&#233; au d&#233;but des ann&#233;es 30 gr&#226;ce &#224; Robert Johnston lors de sa fameuse rencontre avec le diable &#224; la crois&#233;e de 2 routes&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Soit ... Sauf qu'en r&#233;alit&#233; depuis d&#233;j&#224; le d&#233;but des ann&#233;es 20 ce blues &#233;tait d&#233;j&#224; port&#233; par des personnages comme &lt;strong&gt;Mamie Smith&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Ma Rainey&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Bessie Smith&lt;/strong&gt; avec un propos autrement plus subversif et revendicatif et au comportement disons-le &#034;punk&#034; avant l'heure. Elles remplissaient les salles, vendaient des disques par camions et &#233;taient de v&#233;ritables c&#233;l&#233;brit&#233;s avant que leur histoire soit progressivement gomm&#233;e&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;Quinze ans avant Robert Johnston, &lt;strong&gt;Mamie Smith&lt;/strong&gt; encha&#238;ne les blues aux revendications f&#233;ministes, enregistre le premier blues afro am&#233;ricain, Et &lt;strong&gt;Ma Rainey&lt;/strong&gt; s'affirme comme une femme libre au discours subversif, en d&#233;non&#231;ant le machisme, les violences conjugales, d&#233;fendant l'homosexualit&#233;, la diff&#233;rence des genres. Elle m&#232;ne une vie transgressive et dissolue que ne renierait ni &lt;strong&gt;Cardi B&lt;/strong&gt; ni &lt;strong&gt;Miley Cyrus&lt;/strong&gt;. Avec le m&#234;me temp&#233;rament sulfureux et des titres au caract&#232;re sexuel sans ambigu&#239;t&#233;&lt;strong&gt; Bessie Smith&lt;/strong&gt; de son c&#244;t&#233; vend 700000 exemplaires de son premier 45t &lt;i&gt;Down Hearted Blues&lt;/i&gt; et sera l'artiste noire la mieux pay&#233;e de son &#233;poque. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les artistes f&#233;minines de blues sont d'ailleurs l&#233;gions et dominent quasi exclusivement le march&#233; du disque entre 1920 et 1927.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les producteurs, financeurs, diffuseurs, critiques et programmateurs, eux sont des hommes. L'arriv&#233;e des artistes masculins &#224; partir de 1929, va red&#233;finir la teneur des textes. Ceux-ci vont se transformer en histoires d'amours larmoyantes, alcoolis&#233;es et rat&#233;es Les revendications f&#233;ministes disparaissent pour partir &#224; la conqu&#234;te d'un public plus large&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette histoire du blues naissant et de ses extravagantes interpr&#232;tes poss&#232;de aussi l'air de rien quelques similitudes avec celle d'une personnalit&#233; forte et hors du commun de ce c&#244;t&#233;-ci de l'Atlantique : une certaine Jeanne Bourgeois connue sous le nom de &lt;strong&gt;Mistinguett&lt;/strong&gt;, pr&#233;sente sur les planches des 1894 en compagnie de son amant Maurice Chevalier, au destin &#233;pique d'espionne amoureuse, devient l'idole des parisiens au d&#233;but du XX&#232;me si&#232;cle. Bient&#244;t son aura traversera l'Atlantique &#224; tel point que son titre &lt;i&gt;Mon homme&lt;/i&gt;, chanson blues &#224; la fran&#231;aise de 1920 sera reprise par &lt;strong&gt;Billie Holiday&lt;/strong&gt;. Mistinguett deviendra c&#233;l&#232;bre entre 2 guerres aux Etats Unis dans les cabarets et revues de Music-Hall...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vont bient&#244;t acc&#233;der &#224; la post&#233;rit&#233; cette &lt;strong&gt;Billie Holiday&lt;/strong&gt;, sa vie erratique, ses boires et d&#233;boires, puis plus tard &lt;strong&gt;Nina Simone&lt;/strong&gt;. Mais les th&#233;matiques f&#233;ministes s'effacent parfois derri&#232;re celles tragiques du racisme end&#233;mique dans le pays (Billie Holiday t&#234;te d'affiche des soir&#233;es devait entrer par la porte de service r&#233;serv&#233;e aux noirs) ou plus existentielles pour Nina Simone.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pionni&#232;res&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Bis repetita, quelques ann&#233;es plus tard avec la v&#233;ritable naissance du Rock'n'roll. Elvis le King, r&#232;gne, on peut &#233;voquer du bout des l&#232;vres Bill Haley, d'autres l&#233;gendes, mais qui connait aujourd'hui &lt;strong&gt;Sister Rosetta Tharpe&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;Big Mamma Thornton&lt;/strong&gt; ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce sont tout simplement de r&#233;elles pionni&#232;res, admir&#233;es par leurs pairs masculins comme Little Richard, Muddy Waters ou Elvis Presley, populaires jusque dans les ann&#233;es 60 au Royaume-Uni notamment, mais tomb&#233;es dans l'oubli ensuite.&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;Si Erline Harris, &#224; 17 ans, en 1949 signe le 1er titre comportant le terme &#8216;rock'n'roll', &lt;strong&gt;Sister Rosetta Tharpe&lt;/strong&gt;, the Godmother of rock &#8216;n'roll, par le style musical, l'utilisation des solos de guitare et le comportement sur sc&#232;ne en dessine les contours. Elle est la premi&#232;re &#224; ajouter de la guitare &#233;lectrique au gospel, ce qui choque &#224; l'&#233;poque. Un peu comme le fera Bob Dylan branchant sa guitare lors du fameux festival folk de Newport. Elle enregistre un titre nomm&#233; &lt;i&gt;Rock me&lt;/i&gt;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Big Mama Thornton&lt;/strong&gt;, elle, fut en 1952, num&#233;ro 1 des charts pendant 7 semaines avec le titre &lt;i&gt;Houndog&lt;/i&gt;, manifeste f&#233;ministe, et 1er morceau que les musicologues ont qualifi&#233; d'authentique rock&#8216;n'roll. Elvis Presley rependra le titre en 1956 en &#233;dulcorant nettement les paroles, pour en faire un hymne adress&#233; aux teenagers dragueurs de drive-in. Il en vend en quelque mois 5 millions d'exemplaires. Le rock'n'roll est d&#233;sormais en pleine lumi&#232;re&#8230; bye bye Rosetta et Big Mama.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la m&#234;me &#233;poque, &lt;strong&gt;Maybelle Carter&lt;/strong&gt; prend son ind&#233;pendance vis &#224; vis de la Carter Family et se fait connaitre avec son fameux jeu de picking venu des Appalaches. Il impr&#233;gnera quasiment toutes les ramifications de la musique populaire am&#233;ricaine ensuite. Des aventuri&#232;res comme &lt;strong&gt;Bonnie &#8216;guitare' Buckingham&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Ella Mac Horse&lt;/strong&gt; vont creuser les sillons des fusions entre les genres country rhythm'n'blues et rock'n'roll. Les producteurs dans l'ombre observent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Globalement le m&#234;me sch&#233;ma que pour les d&#233;buts du blues, implacable, se reproduit : un effacement (une censure ?) des revendications et des affirmations f&#233;minines. Avec un facteur suppl&#233;mentaire l'av&#232;nement d'une nouvelle classe d'&#226;ge, la jeunesse, en tant que cible de consommation qui va s'approprier pleinement cette nouvelle musique. Et pour vendre des disques &#224; cette jeunesse, il faut bien entendu lisser le discours et le rendre le plus accessible possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Wanda Jackson&lt;/strong&gt;, peu farouche, insoumise et contestataire sur la condition f&#233;minine est, avant Elvis, &lt;i&gt;the first lady of rockabilly&lt;/i&gt;, la reine du Rock'n'roll dont le 1er titre, la propulse, encore mineure, au firmament des nouvelles idoles de la jeunesse alors que le futur King pointe &#224; peine le bout de son nez. Celui-ci, comme ses camarades Carl Perkins ou Jerry Lee Lewis s'inspire et redoute beaucoup celle qui l'accompagne en tourn&#233;e. En 1954, elle remporte autant de succ&#232;s que lui, mais Elvis finit par prendre l'ascendant aupr&#232;s du public. Cependant les jeunes adolescentes am&#233;ricaines s'identifient pour la premi&#232;re fois &#224; une chanteuse de leur g&#233;n&#233;ration. Wanda ne r&#233;siste pas &#224; la pression, se laisse embarquer par les producteurs et polisse ses chansons pour plaire au plus grand nombre et rentre dans le rang. Wanda Jackson est r&#233;apparue en 2011 aupr&#232;s de Jack White...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres pionni&#232;res telles que&lt;strong&gt; Janis Martin&lt;/strong&gt; aussi surnomm&#233;e &#034;the female Elvis&#034; de mani&#232;re pour le moins p&#233;jorative et condescendante, et Brenda Lee, talentueuse et en pleine ascension, se trouveront barr&#233;es par leur grossesse... On ne les reverra quasiment plus. Parall&#232;lement on consid&#232;re que la premi&#232;re chanson rock est l'&#339;uvre d'une fran&#231;aise, &lt;strong&gt;Magalie No&#234;l&lt;/strong&gt; avec &lt;i&gt;Fais-moi mal Johnny&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la fin des ann&#233;es 50, le statut des femmes n'&#233;volue qu'au rythme de la tortue. Les artistes f&#233;minines restent largement en dessous des radars. Le d&#233;veloppement commercial de la pop culture n&#233;cessite encore plus une &#233;dulcoration de propos trop en d&#233;calage avec la morale et le conformisme. Les titres doivent avant tout refl&#233;ter les affres de banales histoires d'amours adolescentes d&#233;&#231;ues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre d&#233;tail est r&#233;v&#233;lateur de la place des femmes : sur les pochettes de disques souvent n'apparaissent, pour les hommes, que leur visage en gros plan. Pour les femmes c'est le corps en entier, plus ou moins d&#233;v&#234;tue avec les poses suggestives de circonstances, alimentant les fantasmes des jeunes hommes. Seul Elvis, dont le fameux d&#233;hanch&#233;, symbole de virilit&#233; faisait au minimum chavirer les filles, et exploser les salles de concerts se retrouve expos&#233; de la m&#234;me fa&#231;on. Mais l&#224; aussi, petit d&#233;tail : il a tout piqu&#233; &#224; ...une femme, l'une de ses conqu&#234;tes, une certaine Tura Satana, qui le lui a enseign&#233;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Strapontins &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les premi&#232;res ann&#233;es des ann&#233;es 60 voient enfin prendre forme une timide &#233;volution. Les femmes dans les pays anglo-saxons commencent &#224; acc&#233;der &#224; quelques strapontins, et &#224; obtenir un peu d'autonomie.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;On n'en est pas encore l&#224; avec les tr&#232;s populaires et tr&#232;s consensuels &#034;Girls group&#034; inspir&#233;s des artistes femmes de Broadway dans les ann&#233;es 20. Elles sont les instruments de producteurs comme le control-freak Phil Spector et son incroyable &#034;wall of sound&#034; ou Berry Gordy de la Motown. Des castings de chanteuses interchangeables enregistrent &#224; la chaine des tubes dont quelques-uns sont des classiques absolus (&lt;i&gt;Be my Baby, Stop in the name of love&#8230;&lt;/i&gt;). Ces chanteuses sont surtout consid&#233;r&#233;es comme des com&#232;tes corv&#233;ables &#224; merci qui ne feront que rarement carri&#232;re au-del&#224; de quelques tubes hormis &lt;strong&gt;Diana Ross&lt;/strong&gt; qui a su ne pas plier. &lt;br class='autobr' /&gt;
En parall&#232;le, &lt;strong&gt;Florence Greenberg&lt;/strong&gt; r&#233;ussit &#224; se faire une place au soleil, en cr&#233;ant son label. Productrice quittant son statut de femme au foyer &#224; 45 ans, elle propulsera les &lt;strong&gt;Shirelles &lt;/strong&gt; en t&#234;te du billboard. Ce sera le premier groupe afro-am&#233;ricain &#224; y parvenir. Ce succ&#232;s est aussi celui de &lt;strong&gt;Carole King&lt;/strong&gt;, auteure compositrice talentueuse et prolifique qui obtiendra ensuite un succ&#232;s consid&#233;rable avec son album tr&#232;s personnel &lt;i&gt;Tapestry &lt;/i&gt; au d&#233;but des ann&#233;es 70.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin d&#232;s 1962 on commence &#224; voir &#233;merger ce qu'on appelle (c'est tout nouveau pour l'&#233;poque) des &#034;all female band&#034;, soit des groupes enti&#232;rement compos&#233;s de musiciennes (sous la forme de quatuor pop rock guitare, basse, batterie, chant) alors qu'elles n'&#233;taient pr&#233;c&#233;demment cantonn&#233;es qu'au chant ou au rang de faire valoir. Les &lt;strong&gt;Shangri-las&lt;/strong&gt; sont les premi&#232;res &#224; connaitre plus qu'un succ&#232;s d'estime tout d'abord aux USA puis en Europe. Elles s'habillent de combinaisons de cuir noir, chantent la gloire du chef de meute (le tube &lt;i&gt;The leader of the pack&lt;/i&gt;). En 1966, moins dociles, elles sont les premi&#232;res depuis la guerre &#224; faire entrer un titre qui &#233;voque frontalement le viol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au m&#234;me moment, les Beatles se retrouvent soudainement devant des hordes de fans hyst&#233;riques Mais sur leurs deux premiers albums, ils reprennent quantit&#233; de titres d'artistes f&#233;minines. L'influence d'Elvis puis des Rolling Stones qui &#233;rotisent le rock (&lt;i&gt;(I can't get now) satisfaction&lt;/i&gt;) ne remet toutefois rien en cause de la domination masculine, mais elle participe de la lib&#233;ration sexuelle de toute une g&#233;n&#233;ration qui explosera d&#232;s la deuxi&#232;me partie des ann&#233;es 60. Et par la m&#234;me offre aux jeunes femmes la possibilit&#233; de s'exprimer ouvertement de la m&#234;me mani&#232;re que les hommes. Le rock se noie malgr&#233; tout rapidement dans un conformisme musical et tend vers le mainstream. Il faudra attendre la fin de la d&#233;cennie pour commencer &#224; voir apparaitre des groupes rocks f&#233;minins underground et f&#233;ministes revendiqu&#233;s, radicaux et militants comme &lt;strong&gt;Ace of Cups&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Empowerment &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au mitan des ann&#233;es 60 du c&#244;t&#233; des afro-am&#233;ricaines &#233;mergent quelques fortes personnalit&#233;s, aux c&#244;t&#233;s de l'incontournable &lt;strong&gt;Aretha Franklin&lt;/strong&gt; et son fracassant &lt;i&gt;Respect&lt;/i&gt;. Des artistes comme &lt;strong&gt;Nina Simone&lt;/strong&gt; bien s&#251;r, &lt;strong&gt;Rusty Warren&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Roberta Flack&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Etta James&lt;/strong&gt; portent haut les couleurs des femmes et des revendications, pas seulement f&#233;minines. Elles interrogent aussi le racisme de l'Am&#233;rique au moment o&#249; la lutte pour les droits civiques s'organise.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Odetta&lt;/strong&gt;, symbolise cette lutte des droits civiques et de l'&#233;mancipation f&#233;minine. Elle chante l'un de ses morceaux phares lors de la grande marche de Washington en 1963, va participer au festival de Newport. Elle ouvre ainsi une autre voie moins perceptible que la pop, aux fronti&#232;res du blues, de la country, du jazz et de la folk music, avec des songwriteuses subtiles &#224; l'instar de &lt;strong&gt;Joan Baez&lt;/strong&gt;. Cette derni&#232;re au caract&#232;re et &#224; l'ind&#233;pendance affirm&#233;e, n'a plus peur de s'affranchir des codes en vigueur. &lt;br class='autobr' /&gt;
Joan Baez va contribuer &#224; conscientiser, politiser, et mettre du relief, de la po&#233;sie dans ses aspirations. Au passage elle chaperonne en ce sens Bob Dylan. Elle montera seule sur sc&#232;ne devant les gigantesques foules dans les plus grands festivals dont le point d'orgue sera Woodstock en 69.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces &#034;folkeuses&#034; prendront de plus en plus d'importance montrant le chemin et cr&#233;ant des vocations multiples autour de personnalit&#233;s tr&#232;s fortes et farouchement libres. Elles provoquent enfin un basculement d&#233;finitif vers une v&#233;ritable sc&#232;ne f&#233;minine exprimant la parole des femmes et plus largement l'&#233;volution des m&#339;urs. &lt;strong&gt;Brigitte Fontaine&lt;/strong&gt;, virulente interpr&#232;te, perce en France et aura un rayonnement international.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme pour les autres domaines de la soci&#233;t&#233;, rien n'est gagn&#233; mais d&#233;sormais les femmes font partie du paysage musical. Elles n'ont plus peur, l'industrie commence &#224; croire en elles. &lt;strong&gt;Joni Mitchell&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Marianne Faithfull&lt;/strong&gt;, construisent des carri&#232;res, &lt;strong&gt;Nancy Sinatra&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Helen Reddy&lt;/strong&gt;, chacune dans son style suivent le mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;complex&#233;es&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pendant que sur la c&#244;te ouest, Jim Morrison lance qu'il n'y a pas de place pour les filles dans un groupe de rock, la contreculture hippie, &#224; la fin des ann&#233;es 60, fait son &#339;uvre. Pour les femmes, en musique la donne change enfin sur beaucoup de choses. Elles sont notamment moins soumises aux imp&#233;ratifs de la beaut&#233; plastique.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mama Cass des Mamas &amp; the Papas&lt;/strong&gt; est une figure du mouvement hippie. Elle se moque, dans ses paroles, de son physique. &lt;strong&gt;Janis Joplin&lt;/strong&gt;, au temp&#233;rament de feu se comporte comme les plus d&#233;jant&#233;s de ses comparses masculins sans se soucier de son apparence ni des cons&#233;quences heureuses et malheureuses de la vie de rock star.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces filles sont ouvertement les leaders de leurs groupes qu'elles m&#232;nent &#224; la baguette aux sommets des hit-parades.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Grace Slick&lt;/strong&gt;, aux commandes, elle aussi, devient un mod&#232;le de r&#233;bellion contre le r&#244;le assign&#233; de belle jeune fille devenue top model et embarque le&lt;strong&gt; Jefferson Airplane&lt;/strong&gt;, son groupe, jusqu'au statut de fer de lance de la contre-culture.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les propos &#233;voluent, ces femmes adoptent une nouvelle posture et refusent de genrer la musique et de ne parler que de revendications f&#233;ministes. C'est un nouveau tournant et un progr&#232;s pour beaucoup de musiciennes pour leur acceptation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prodigieuse batteuse du Velvet Underground, &lt;strong&gt;Maureen Tucker&lt;/strong&gt; se construit en marge, une vraie respectabilit&#233; aupr&#232;s de ses pairs. Tout comme un personnage de l'ombre du nom de &lt;strong&gt;Carole Kay&lt;/strong&gt;. Bien qu'on puisse aussi avoir une pens&#233;e pour &lt;strong&gt;Viola Smith&lt;/strong&gt;, d&#233;c&#233;d&#233;e en octobre 2020 &#224; l'&#226;ge de 107 ans, premi&#232;re grande batteuse professionnelle &#224; la carri&#232;re tr&#232;s riche, Carole Kay, guitariste et bassiste hors-pair, fut membre du c&#233;l&#232;bre &#034;wrecking crew&#034; (une &#233;quipe de musiciens de studios). Elle participe &#224; toutes les aventures musicales, des ann&#233;es 60 aux ann&#233;es 80 (que ce soit pour le &lt;i&gt;Good Vibrations&lt;/i&gt; des Beach Boys, pour les divas souls, les girls group, Zappa, Ray Charles ou &lt;strong&gt;Barbara Streisand&lt;/strong&gt;. Elle exer&#231;ait encore au d&#233;but des ann&#233;es 2010 et compte plus de 10 000 enregistrements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe par ailleurs des parcours singuliers et aventureux tout au long du XX&#232;me si&#232;cle, sur des pentes musicales plus exp&#233;rimentales et obscures, mais tout aussi important comme ceux d'&lt;strong&gt;Eliane Radigue&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;Clara Rockmore&lt;/strong&gt;, actrices majeures dans l'&#233;volution de la musique &#233;lectroniques d&#232;s les ann&#233;es 50 et 60. &lt;strong&gt;Clara Rockmore&lt;/strong&gt; deviendra la grande vulgarisatrice et virtuose du th&#233;r&#233;mine qui va infuser d&#232;s les ann&#233;es 50 dans tous les films de SF et d'horreur. Films que regarderont assid&#251;ment &#224; la t&#233;l&#233;vision les futurs bricoleurs de l'&#233;lectro. Son jeu m&#233;lodique et poignant impressionnera quantit&#233; de musiciens et groupes qui produiront des &#339;uvres majeures comme le &lt;i&gt;Deserter's song&lt;/i&gt; de Mercury Rev.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Citons aussi &lt;strong&gt;Wendy Carlos&lt;/strong&gt;, transgenre assum&#233; et ses albums indispensables de musique &#233;lectronique.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Rock on.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Vont s'engouffrer tous azimut des groupes de &#034;rockeuses&#034;, &#224; destination d'un public plut&#244;t masculin mais avec un discours relativement rebelle, du moins en apparence, en adoptant les vies de rockstar de leurs homologues masculins, en tourn&#233;e, sur sc&#232;ne et sur disque. Elles font partie du paysage et n'effraient plus vraiment.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Suzi Quatro&lt;/strong&gt; et ses hymnes glam montrent la voie. Que vont habilement prendre les &lt;strong&gt;Runaways &lt;/strong&gt; de &lt;strong&gt;Joan Jett&lt;/strong&gt; (auteure de l'hymne &lt;i&gt;I love Rock'n'roll&lt;/i&gt;) et &lt;strong&gt;Cherry Curry&lt;/strong&gt; autour du producteur Kim Fowley. Les Runaways chantent en 76 &lt;i&gt;I wanna be there the boy are...&lt;/i&gt; Ces femmes jouent les bad girls et tendent de plus en plus vers le heavy rock. Arrivent sur ces traces des stars de la radio, &lt;strong&gt;Pat Benatar&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Linda Rondstad.&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces artistes vont cependant se retrouver rapidement pi&#233;g&#233;es dans un middle rock FM &#224; vocation commerciale, au propos artistique peu pertinent et a l'int&#233;r&#234;t d&#233;clinant au milieu des ann&#233;es 70. Aujourd'hui seuls quelques titres ont encore un semblant de notori&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux personnalit&#233;s aux trajectoires oppos&#233;es surnagent et deviennent les plus grandes vendeuses de disques des ann&#233;es 70.&lt;br class='autobr' /&gt;
V&#234;tue d'une jupe froiss&#233;e, d'un ch&#226;le, de mitaines, &lt;strong&gt;Stevie Nicks&lt;/strong&gt; intimidante et &#233;minente membre de Fleetwood Mac, mit en sc&#232;ne sa vie et ses exc&#232;s en tous genres. Prenant le pouvoir au sein du quatuor, elle produisit des chansons intemporelles pour beaucoup d'am&#233;ricains mais eu un impact aussi en Europe, avec deux albums consid&#233;r&#233;s comme des chef d'&#339;uvre du folk-rock US. Son apparence vestimentaire tr&#232;s &#233;tudi&#233;e fit courir des rumeurs sur son appartenance aux WICCA, secte inspir&#233;e par la mythologie m&#233;di&#233;vale, la sorcellerie, ses pratiques d&#233;viantes et &#224; la sexualit&#233; lib&#233;r&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paul McCartney d&#233;clara un jour que &lt;strong&gt;Karen Carpenter&lt;/strong&gt; fut la plus grande chanteuse de l'histoire de la musique. Elle qui fut aussi une batteuse dou&#233;e, incarna l'opposition parfaite &#224; l'&#232;re flower power et psych&#233;d&#233;lique finissante. Elle &#233;tait dans l'imaginaire, &#224; son corps d&#233;fendant, l'Am&#233;rique middle-class conservatrice, blanche et r&#233;actionnaire et d&#233;j&#224; nostalgique des suburbs. Le succ&#232;s des Carpenters fut immense et les ondes furent envahies de ces tubes sirupeux et rassurants pour un pays en plein doute, entre scandale du Watergate et enlisement dans la guerre du Vietnam. Pourtant dans cette voix fascinante, on sent la fragilit&#233; et l'angoisse. Sous le vernis se joue le drame intime de la petite fille pop d&#233;corative trop &#233;cras&#233;e par la pression et un destin trop grand pour elle. Dans les ann&#233;es 90, la fine fleur de l'indie rock (Sonic Youth, Grant Lee Bufffalo, Sheryl Crow) lui rendra hommage sur un magnifique album de reprises &lt;i&gt;If I were a Carpenter&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Women have the power. &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Sous l'influence des rockeuses des d&#233;buts seventies, mais dans les marges, une nouvelle g&#233;n&#233;ration prend subitement le pouvoir dans le sillage et m&#234;me &#224; l'avant-garde du punk naissant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car l'&#233;tendard qui rassemble tout le monde derri&#232;re elle se nomme &lt;strong&gt;Patti Smith&lt;/strong&gt;. Elle brandie de mani&#232;re vivifiante dans ses textes des revendications sociales, s'insurge litt&#233;ralement contre le sexisme, le racisme. Entour&#233;e d'un groupe compos&#233; d'hommes et avec son album &lt;i&gt;Horses &lt;/i&gt; elle est consid&#233;r&#233;e comme la &#034;m&#232;re du punk&#034; et suscite de nombreuses vocations aussi bien aupr&#232;s des femmes que des hommes.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;La vague punk comprend sa cohorte cons&#233;quente de groupes f&#233;minins aux propos crus, provocateurs qui remuent l'establishment notamment en Angleterre. Les &lt;strong&gt;Slits &lt;/strong&gt; et leur penchant tribal apparaissent fi&#232;rement quasi nues sur la pochette de leur 1er album en signe de libert&#233; assum&#233;e. &lt;strong&gt;Siouxsie et ses Banshees&lt;/strong&gt; lors d'une interview t&#233;l&#233; laisse se d&#233;voiler un aspect peu reluisant du c&#233;l&#232;bre pr&#233;sentateur&#8230;&lt;strong&gt; X Ray Spex&lt;/strong&gt; et son cinglant &lt;i&gt;Oh Bondage ! Up yours&lt;/i&gt; (la servitude &#231;a suffit), &lt;strong&gt;Poison Ivy&lt;/strong&gt;, au sein des sulfureux Cramps, peu reconnue &#224; sa juste valeur de guitariste s'affranchit de toutes les r&#232;gles sur sc&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les questions raciales et de genres, sont r&#233;currentes avec ces artistes. De puissantes femmes comme &lt;strong&gt;Debbie Harry&lt;/strong&gt;, mais aussi la plus radicale &lt;strong&gt;Lydia Lunch&lt;/strong&gt;, et sa hargne in&#233;dite qui repousse toute limite, ou la m&#233;diatique &lt;strong&gt;Nina Hagen&lt;/strong&gt; en Allemagne s'adressent aux jeunes filles de fa&#231;on extr&#234;mement virulente pour d&#233;noncer le machisme, les pr&#233;jug&#233;s, le harc&#232;lement sexuel&#8230; Le punk permet &#224; &lt;strong&gt;Chrissie Hynde&lt;/strong&gt; et ses Pretenders, d'&#234;tre la premi&#232;re &#224; &#233;voquer franchement la maternit&#233; et le r&#244;le de m&#232;re.au foyer dans une chanson rock.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;sence des femmes est dans les ann&#233;es 80 d&#233;sormais av&#233;r&#233;e. &lt;strong&gt;Kate Bush&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Annie Lennox&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Suzanne Vega&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;Sade &lt;/strong&gt; sont d&#233;positaires de l&#8216;h&#233;ritage punk mais en 1992, une prestation de &lt;strong&gt;Sinead O Connor&lt;/strong&gt; au Saturday Night Live marquera un arr&#234;t brutal des propos trop progressistes ou encore trop subversifs. Elle d&#233;nonce en direct, &#224; la surprise g&#233;n&#233;rale, l'hypocrisie, la p&#233;dophilie au sein de l'&#233;glise et d&#233;chire une photo du Pape Jean Paul II. Le scandale est immense.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Mainstream &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est le moment o&#249;, dans une soci&#233;t&#233; capitaliste, la consommation de masse est triomphante au sein de la pop culture, que &lt;strong&gt;Madonna &lt;/strong&gt; apparait comme l'arch&#233;type de la star f&#233;minine pour les d&#233;cennies qui vont suivre. Elle fait ses classes dans les marges punk et disco de New-York, sachant user de la provocation avant d'obtenir le statut de superstar plan&#233;taire. Elle ouvre ainsi une autoroute ambigu&#235; pour des ann&#233;es 90 entre sinc&#233;rit&#233; surjou&#233;e et marketing&#8230; Elle pr&#233;c&#232;de le succ&#232;s de &lt;strong&gt;Britney Spears&lt;/strong&gt;, des &lt;strong&gt;Spice Girls&lt;/strong&gt; (le fameux &#034;girl power&#034; des ann&#233;es 90), de &lt;strong&gt;Mariah Carey&lt;/strong&gt; ou de &lt;strong&gt;Shakira&lt;/strong&gt;, toutes avec des aspirations musicales relativement superficielles, plus ou moins aux mains de producteurs peu scrupuleux, et portant un f&#233;minisme int&#233;ress&#233;, tout en assumant une hyper sexualisation du corps comme jamais auparavant.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Riot Grrrl - F&#233;minisme, punk et indie rock fin de si&#232;cle.
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On tourne en rond. Heureusement, 70 ans apr&#232;s les d&#233;buts des blueswoman, en 1991 et &#224; l'ombre d'idoles f&#233;minines sans asp&#233;rit&#233;s trustant les charts, un mouvement DIY, du nom de &#034;Riot Grrrl&#034;s veut relancer un esprit rendant &#034;le punk plus f&#233;ministe et le f&#233;minisme plus punk&#034;. Ce groupuscule &#233;ph&#233;m&#232;re finalement se r&#233;v&#232;le avec le recul comme vital car il a essaim&#233; et autoris&#233; l'&#233;mergence d'une nouvelle g&#233;n&#233;ration de musiciennes autour de &lt;strong&gt;Bikini Kill&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Sleater Kinney&lt;/strong&gt;. Il inspire de futures ic&#244;nes indie-rock &#224; l'histoire mouvement&#233;e et essentielle comme &lt;strong&gt;Pj Harvey&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Courtney Love&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;The Breeders&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Kim Gordon&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;L7&lt;/strong&gt; qui se verront plus ou moins associ&#233;es &#224; ce mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;Les Riot Grrls ont redonn&#233; un coup d'acc&#233;l&#233;rateur &#224; l'&#233;volution de la place des femmes. Elles seront pareillement incitatrices dans le contexte am&#233;ricain, du &#034;Freedom for choice&#034; au sujet du droit &#224; l'avortement&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette lign&#233;e, une autre figure aura une grande influence sur des nouvelles esth&#233;tiques plus r&#233;centes et longtemps inaccessibles aux femmes comme l'&#233;lectro et le rap. &lt;strong&gt;Bj&#246;rk &lt;/strong&gt; baign&#233;e toute petite dans des communaut&#233;s hippies va aiguiller les jeunes filles vers les machines&#8230; Presque au m&#234;me moment et dans la m&#234;me communaut&#233; artistique &lt;strong&gt;Neneh Cherry&lt;/strong&gt; se cr&#233;e une place de choix entre influences, rap soul, musiques africaines et &#233;lectro dans le sillage du militantisme global de Massive Attack.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En hip-hop c'est compliqu&#233;, encore plus que dans la soul, avec des rappeurs glorifiant la virilit&#233;, la violence, les filles et l'argent facile mis en sc&#232;ne &#224; longueur de clips, mais &lt;strong&gt;Queen Latifah&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Miss Dynamite&lt;/strong&gt; prouveront qu'on peut tenir t&#234;te &#224; ces sulfureux machos et d&#233;velopper un ton moins vide de sens, plus politique, revendicatif et f&#233;ministe militant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la parfaite lign&#233;e des Riot Grrls, au milieu des ann&#233;es 2000, une d&#233;nomm&#233;e &lt;strong&gt;Beth Ditto&lt;/strong&gt; parvient a r&#233;sum&#233; 30 ans de rock f&#233;minin de Mama Cass &#224; Pj Harvey et Bj&#246;rk en passant par Patti Smith et se reconnait comme l'&#233;picentre de la parole des femmes. Avec &lt;strong&gt;The Gossip&lt;/strong&gt;, au succ&#232;s mondial retentissant, elle porte aussi l'affirmation de l'acceptation du corps, la question du genre, des normes sexuelles et des aspirations l&#233;gitimes.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;The New Normal&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; une r&#233;gression du nombre d'artistes solo f&#233;minin dans les charts, un nombre cons&#233;quent de femmes obtient un succ&#232;s significatif, notamment en rock, en opposition &#224; l'hypersexualisation et l'outrance des surench&#232;res provocatrices de &lt;strong&gt;Rihanna&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Beyonc&#233; &lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;Lady Gaga&lt;/strong&gt;, m&#234;me si ces derni&#232;res parviennent &#224; glisser une dose de f&#233;minisme aupr&#232;s des jeunes adolescentes.&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ... et la fin !&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;Des filiations se sont tiss&#233;es tout au long des ann&#233;es 90 et 2000 jusqu'&#224; aujourd'hui. Depuis quelques ann&#233;es on voit l'&#233;closion d'artiste &#233;mancip&#233;es, libres, et ind&#233;pendantes, avec une notori&#233;t&#233; certaine, comme &lt;strong&gt;Aldous Harding&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Angel Olsen&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Weyes Blood&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Sharon Von Etten&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Adrianne Lenker&lt;/strong&gt;&#8230; On ne les compte plus&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Un festival espagnol mondialement renomm&#233;, le &#034;Primavera Sound&#034; baptise sa programmation avec le nom &#034;The New Normal&#034; pour signifier la pr&#233;sence de ces artistes femmes dans la programmation &#224; &#233;galit&#233; avec les hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pareillement, cette ind&#233;pendance se retrouve dans les musiques &#233;lectroniques ces derni&#232;res ann&#233;es avec l'arriv&#233;e de dj stars (on ne parle heureusement plus de djettes) comme &lt;strong&gt;Paula Temple&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Miss Kittin&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Nina Kravitz&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Helena Hauff&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Black Madonna&lt;/strong&gt;. Dans les domaines les plus avant-gardistes des artistes africaines comme &lt;strong&gt;Deena Abdelwahed&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt; Fatoumata Diawara&lt;/strong&gt; sont d&#233;sormais incontournables.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La s&#233;lection de 40 pochettes de disques : &lt;/h2&gt;&lt;style&gt; .article_owl .owl-slide &gt; .caption { z-index: 100; position: absolute; left: 10%; width: 90%; bottom: 0; } .article_owl .owl-slide &gt; .caption p { margin-bottom: 10px; } @media (max-width: 991px) { .article_owl .owl-slide &gt; .caption { position: relative; left: 0; width: 100%; bottom: 0; } }
&lt;/style&gt;
&lt;div id=&#034;demo&#034; class=&#034;article_owl owl-carousel owl-theme&#034;&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/d92adac3e0c8ced97fb4ff1248b7cd-18dd8.png?1753456747' alt=&#034;Ma Rainey&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Ma Rainey&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/776545290eb6bd524f82620f40c1f1-fa803.jpg?1753456747' alt=&#034;Bessie Smith - Empress of the blues&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Bessie Smith - Empress of the blues&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/ebc37c9c25f17257fa0d0b63af08c1-c032a.jpg?1753456747' alt=&#034;Sister Rosetta Tharpe - Gospel Train&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Sister Rosetta Tharpe - Gospel Train&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/399ff927983f5b3d2b863276ec265e-1b15f.jpg?1753456747' alt=&#034;Billie Holiday - Lady in satin&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Billie Holiday - Lady in satin&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/91993958bc244f23219fd49efc4af4-c88ba.jpg?1753456747' alt=&#034;Peggy Lee - Fever&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Peggy Lee - Fever&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/58d2ba5b6f70402757dfc566795279-e5cc3.jpg?1753456747' alt=&#034;Wanda Jackson&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Wanda Jackson&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/fabb904239dc5ed57ac8b441a1aa5c-885bd.jpg?1753456747' alt=&#034;Nina Simone - At town hall&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Nina Simone - At town hall&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/b5b6b8d65248161429a363c8c837b1-c3a43.jpg?1753456747' alt=&#034;Joan Baez&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Joan Baez&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/534f42c65d06c0ccc97f2279a0dd33-9a9e3.jpg?1753456747' alt=&#034;Ike &amp; Tina Turner - River Deep Mountain High&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Ike &amp; Tina Turner - River Deep Mountain High&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/f3afcbd010b3bc8fe3c6503e64cab2-c909e.jpg?1753456747' alt=&#034;Aretha Franklin&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Aretha Franklin&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/84d9a18437a21123554c617ff89e45-8bd5d.jpg?1753456747' alt=&#034;Jefferson Airplane - Surrealistic pillow&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Jefferson Airplane - Surrealistic pillow&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/13008c229a7a0be17010fd5e4e3275-0fdd1.png?1753456747' alt=&#034;Nico - Chelsea girl&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Nico - Chelsea girl&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/1fe894186c416a1d64245f0371dfe6-e63b0.jpg?1753456747' alt=&#034;Brigitte Fontaine - Comme &#224; la radio&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Brigitte Fontaine - Comme &#224; la radio&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/b6e6f4b07f449b5d5ed3ff76373cb4-05347.jpg?1753456747' alt=&#034;Carole King - Tapestry&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Carole King - Tapestry&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/b1208dbacabfbfe8b92f7cc9814864-2a06c.jpg?1753456748' alt=&#034;Joni Mitchell - Blue&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Joni Mitchell - Blue&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/84fb8499bc364b3fcfeaee00157d11-637e0.jpg?1753456748' alt=&#034;Janis Joplin - Pearl&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Janis Joplin - Pearl&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/f64caaa0cdf898ab721cbd65929b13-a6e8b.jpg?1753456748' alt=&#034;Helen Reddy - I am a woman&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Helen Reddy - I am a woman&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/07a7695bcafbfaa26d01972e58dddb-97ef8.jpg?1753456748' alt=&#034;Patti Smith - Horses&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Patti Smith - Horses&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/5ec324c9e26457b5d72c4f7d464ce9-b13e6.jpg?1753456748' alt=&#034;Suzi Quatro - Suzi Quatro&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Suzi Quatro - Suzi Quatro&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/692a98dfd404a9483ac234b2808e64-b2524.jpg?1753456748' alt=&#034;Clara Rockmore - Theremin&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Clara Rockmore - Theremin&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/339ee7bce93ad819889e1b2320a521-f23ce.jpg?1753456748' alt=&#034;Fleetwood Mac - Rumours&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Fleetwood Mac - Rumours&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/c40fad7b52a68c72458618a5470a6a-3c729.jpg?1753456748' alt=&#034;The Runaways&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;The Runaways&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/57c63a592ef7096636e4fbd32398ef-1f87a.png?1753456748' alt=&#034;Blondie - Parallel Lines&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Blondie - Parallel Lines&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/8b36e80724780f4faec46e43cfe63c-507ec.jpg?1753456748' alt=&#034;Marianne Faithfull - Broken english&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Marianne Faithfull - Broken english&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/44ed5db86048cb261d9d0960e5aace-ee3bd.jpg?1753456748' alt=&#034;Siouxsie &amp; the banshees - The Scream&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Siouxsie &amp; the banshees - The Scream&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/0bc071e311d21816de0559cdc1111b-3bbd0.jpg?1753456748' alt=&#034;The Slits - Cut&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;The Slits - Cut&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/400bd7b90b3c45572878cbb41ac8a9-84c84.jpg?1753456748' alt=&#034;Lydia Lunch - Queen of Siam&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Lydia Lunch - Queen of Siam&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/a11315ac7ec5286d76a2d0f7f7a871-ffe63.jpg?1753456748' alt=&#034;Neneh Cherry - Raw like sushi&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Neneh Cherry - Raw like sushi&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/eb677da0fc24e40faa212c182ac0b6-47bd8.jpg?1753456748' alt=&#034;Queen Latifah - All hail the queen&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Queen Latifah - All hail the queen&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/5d66718a27f244ed936145d8a8080e-a867a.jpg?1753456748' alt=&#034;PJ Harvey - Dry&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;PJ Harvey - Dry&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/55830e9a5a6139c7fb6723813fc6e9-1ef8d.jpg?1753456748' alt=&#034;Bikini Kill - Huggy Bear&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Bikini Kill - Huggy Bear&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/6e4425490414f000ad86a3f2633f89-82e52.jpg?1753456748' alt=&#034;Hole - Libe through this&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Hole - Libe through this&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/cc85f6d545c2ec0186f792b3b3fdee-5e862.jpg?1753456748' alt=&#034;Sleater Kinney - Call the doctor&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Sleater Kinney - Call the doctor&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/71fb756eeaf282c80b544f20413b77-4e274.jpg?1753456748' alt=&#034;Missy Elliott - Supa Dupa Fly&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Missy Elliott - Supa Dupa Fly&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/1b7643ea95387bb885ca59092fbea0-de569.jpg?1753456748' alt=&#034;Peaches - The teache of peaches&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Peaches - The teache of peaches&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/c59263f0ffa7c36d0b0c917f92aa54-35633.jpg?1753456748' alt=&#034;Amy Whinehouse - Back to Black&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Amy Whinehouse - Back to Black&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/6d35d695a19ee8d716fc6ead733061-b006e.jpg?1753456748' alt=&#034;The Gossip - Standing in the way of control&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;The Gossip - Standing in the way of control&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/889f61f979e8279a99aac15a64703e-f985b.jpg?1753456748' alt=&#034;Aldous Harding - Designer&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Aldous Harding - Designer&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/7e29787b28b7ba17ab6b2b35a8d244-1d779.jpg?1753456748' alt=&#034;Angel Olsen - All Mirors&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Angel Olsen - All Mirors&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;owl-slide&#034;&gt; &lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/c14a62df65e65b1a9e01abc4081641-8dfd1.jpg?1753456748' alt=&#034;Weyes Blood - Titanic Rising&#034; width='500' height='500' /&gt; &lt;div class=&#034;caption&#034;&gt; &lt;h4 class=&#034;title mb-0&#034;&gt;Weyes Blood - Titanic Rising&lt;/h4&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;base64javascript137974780269da9e0ccc1823.57081718&#034; title=&#034;PHNjcmlwdCB0eXBlPSJ0ZXh0L2phdmFzY3JpcHQiPgpqUXVlcnkoZnVuY3Rpb24oJCl7CiAgICAkKCIjZGVtbyIpLm93bENhcm91c2VsKHsKICAgICAgICBsb29wOnRydWUsCiAgICAgICAgaXRlbXM6IDEsCiAgICAgICAgZG90czp0cnVlLAogICAgICAgIG5hdjpmYWxzZSwKICAgICAgICBhdXRvcGxheTogdHJ1ZSwKICAgICAgICBuYXZUZXh0IDogWyI8IiwiPiJdLC8vIiAiLCIgIgogICAgICAJcmVzcG9uc2l2ZTp7CiAgICAgIAkJMDp7CiAgICAgIAkJIGl0ZW1zOjEKICAgICAgCQl9LAoJCQkJCTUzOTp7CiAgICAgIAkJIGl0ZW1zOjIKICAgICAgCQl9LAoJCQkJCTcxOTp7CiAgICAgIAkJIGl0ZW1zOjMKICAgICAgCQl9LAogICAgICAJCSAgMTEzOTp7CiAgICAgIAkJICAgaXRlbXM6MQogICAgICAJCX0KICAgICAgCX0KICAgIH0pOwp9KTsKCjwvc2NyaXB0Pg==&#034;&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hydrophone prend la tangente.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On plonge chaque semaine dans une th&#233;matique en lien avec l'actualit&#233; (ou non), avec comme terrain de jeu, les musiques actuelles, &#233;videmment.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et puis on &#233;crit, on compile, on fait des playlists, on (re)d&#233;couvre des livres, des films, des albums.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le deuxi&#232;me &#233;pisode propose une autre histoire du rock'n'roll, celle de ses pionni&#232;res et de ses h&#233;ro&#239;nes, oubli&#233;es parfois.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Tangente#1 : United States of The Boss</title>
		<link>https://www.hydrophone.fr/Tangente-1-United-States-of-The-Boss.html</link>
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		<dc:date>2020-11-06T13:41:41Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marion</dc:creator>


		<dc:subject>Tangente</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Hydrophone prend la tangente. On plonge dans une th&#233;matique, avec comme terrain de jeu, les musiques actuelles, &#233;videmment.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.hydrophone.fr/-Magazine-.html" rel="directory"&gt;Magazine&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.hydrophone.fr/+-Tangente-+.html" rel="tag"&gt;Tangente&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.hydrophone.fr/local/cache-vignettes/L150xH149/arton197-9a9d1.jpg?1745681646' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='149' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;i&gt;Born in the U.S.A.&lt;/i&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En France, lors des meetings de campagne de l'UMP en 2008 et 2009, le parti de Nicolas Sarkozy utilisait all&#233;grement le tube &lt;i&gt;Kids&lt;/i&gt; du groupe &lt;strong&gt;MGMT&lt;/strong&gt;, histoire de donner un coup d'enthousiasme juv&#233;nile &#224; son &#233;lectorat. Sans autorisation. MGMT, n'ayant que peu appr&#233;ci&#233; la d&#233;marche, attaque en justice et gagne son proc&#232;s. Anecdotique. Cela a fait quelques lignes dans certains journaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En France les ayants droits peuvent refuser l'utilisation quel qu'elle soit de l'un de leurs morceaux. Il n'y a pas non plus, d'enjeux particuliers ou de d&#233;bats enfi&#233;vr&#233;s, autour des chansons populaires. La musique n'y occupe pas une place consid&#233;rable.&lt;br class='autobr' /&gt;
En tout cas beaucoup moins que dans des pays comme les Etats-Unis ou sa pr&#233;sence dans toutes les strates de la soci&#233;t&#233; est plus visc&#233;rale.&lt;/strong&gt; Et &#233;videmment dans le cadre du bipartisme politique syst&#233;mique, les &#233;lections pr&#233;sidentielles sont des moments o&#249; tout se cristallise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a ainsi beaucoup vu Donal Trump danser au son de &lt;i&gt;YMCA&lt;/i&gt; des &lt;strong&gt;Village People&lt;/strong&gt; ces derni&#232;res semaines... Et Les auteurs ne peuvent rien faire pour l'en emp&#234;cher (on peut d'ailleurs y voir paradoxalement une pointe de nostalgie de sa part lui qui fut propri&#233;taire et qui a financ&#233; les clubs discos et gays de sa ville, New York, dans les ann&#233;es 70).&lt;br class='autobr' /&gt;
Comme actuellement, les artistes aussi bien les acteurs et r&#233;alisateurs d'Hollywood, les musiciens de tous horizons, et qu'&#224; un degr&#233; moindre ou en tout cas moins audibles, les &#233;crivains, n'h&#233;sitent pas &#224; s'engager, &#224; donner de la voix pour soutenir l'un ou l'autre des candidats. Surtout d&#233;mocrates d'ailleurs. En d&#233;but de campagne Les &lt;strong&gt;Strokes &lt;/strong&gt; ont par exemple jou&#233; l'un de leur premier concert du comeback en ouverture d'un meeting de Bernie Sanders.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un instant m&#233;diatique amusant et signifiant qu'on n'imagine pas chez nous o&#249; les go&#251;ts musicaux des candidats restent dans domaine priv&#233;, est &#224; observer outre-Atlantique. S'il ne fut pas le premier pr&#233;sident &#224; le faire, Barack Obama a fait entrer dans une nouvelle &#232;re la place de la musique pop dans la politique. Il a publi&#233;, lors de ses campagnes et ses pr&#233;sidences et publie toujours tr&#232;s r&#233;guli&#232;rement, sur les r&#233;seaux sociaux ses fameuses playlists. Y figurent aussi bien &lt;strong&gt;Jay-z&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Beyonc&#233;&lt;/strong&gt;, que des standards du jazz et de la soul, les tubes rocks d'&lt;strong&gt;Arcade Fire&lt;/strong&gt;, et les derni&#232;res p&#233;pites pop. Elles ont contribu&#233; &#224; lui donner cette image pop tr&#232;s moderne avec au passage quelques travers : son c&#244;t&#233; tr&#232;s politiquement correct, l'enjeu commercial et la reconnaissance internationale induite, pour certains artistes, qu'elle a pu devenir.&lt;br class='autobr' /&gt;
On se souvient de la pr&#233;sence plus ou moins trouble et g&#234;nante de &lt;strong&gt;Frank Sinatra&lt;/strong&gt; soutenant le candidat John Fitzgerald Kennedy.&lt;br class='autobr' /&gt;
En ce moment on assite &#224; celle, disons embarrassante, esseul&#233;e et de mani&#232;re de moins en moins convaincue, aux c&#244;t&#233;s de Donald Trump, de &lt;strong&gt;Kayne West&lt;/strong&gt; (il est devenu aussi candidat &#171; parasite &#187;).&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais si les stars de la country inconnues en Europe peuvent avoir une l&#233;g&#232;re influence notamment du c&#244;t&#233; r&#233;publicain, c'&#233;tait le cas sur les pr&#233;c&#233;dentes &#233;lections et cela se v&#233;rifie dans les sondages cette fois-ci, l'impact du soutien des artistes pop pour l'un ou l&#8216;autre candidat est quasi nul sur les votes d&#233;finitifs des &#233;lecteurs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour preuve si toutes les stars du showbiz appellent &#224; voter d&#233;mocrate, que les hyper m&#233;diatiques &lt;strong&gt;Lady Gaga&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Cardi B&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Billie Eilish&lt;/strong&gt;, ou &lt;strong&gt;Taylor Swift&lt;/strong&gt; et ses 140 millions d&#8216;instagrammeurs s'&#233;poumonent sans rel&#226;che &#224; faire le bon choix, il faut quand m&#234;me bien se rendre compte que chaque &#233;lecteur reste sur ses positions, et qu'on n'en per&#231;oit aucune trace dans les sondages ou les r&#233;sultats lorsqu'elles s'expriment.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au-del&#224; de ces p&#233;rip&#233;ties comico-tragiques ou consternantes qui jalonnent les &#233;lections, la musique populaire am&#233;ricaine, ses courants et certains titres t&#233;moignent eux d'enjeux vitaux et participent d'une histoire grav&#233;e au plus profond de la psych&#233; am&#233;ricaine.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;... Ainsi le c&#233;l&#232;bre &lt;i&gt;Born In the U.S.A.&lt;/i&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il a cette ann&#233;e, resurgit une fois de plus dans les m&#233;dias fran&#231;ais comme fond sonore ou g&#233;n&#233;rique des &#233;missions sp&#233;ciales &#233;lections U.S.&lt;/strong&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='#_foo'&gt;Lire la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
&lt;p&gt;Ce morceau est n&#233; il y a 36 ans. Il a, d&#232;s sa parution en 1984, &#224; son insu, symbolis&#233; de fa&#231;on limpide, les incompr&#233;hensions, les fractures naissantes, b&#233;antes aujourd'hui, de la soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine. Les Etats-Unis sont &#224; l'&#233;poque, &#224; la sortie de terribles ann&#233;es 60, apr&#232;s la fin tragique et violente des Kennedy et de Martin Luther King, englu&#233;s dans le Watergate, le Vietnam&#8230; L'Am&#233;rique est &#224; la recherche de ses nouveaux h&#233;ros, de sa fiert&#233; &#8230; L'arriv&#233;e au pouvoir de Ronald Reagan en 1980 annonce le n&#233;olib&#233;ralisme triomphant, la transformation d'ex-hippies en yuppies, avec tous les autres sur le bas-c&#244;t&#233; de la route.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le titre, repris &#224; tue-t&#234;te par tellement de personnes &#224; travers le monde, y compris ici, par ceux qui mythifient les U.S.A. Il fleure bon, le pays des cowboys, de la route 66, le baseball et ses casquettes, ou le foot US et ses barbecues, ses drapeaux, son patriotisme. La pochette de l'album dont est issu le titre ne peut qu'attiser les ambigu&#239;t&#233;s. On y voit le boss, de dos, en jean, t-shirt et casquette dans la poche arri&#232;re, face &#224; ce qui semble &#234;tre la banni&#232;re &#233;toil&#233;e. Avec 20 millions d'albums vendus c'est le plus grand succ&#232;s de Springsteen et son album le plus commercial, le plus rock, bourrin, dirons certains&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
L'album sera d'ailleurs mal per&#231;u et sera d&#233;nonc&#233; pour son imp&#233;rialisme suppos&#233; de ce c&#244;t&#233;-ci de l'atlantique, notamment en France o&#249; la critique sur l'Am&#233;rique est toujours prompte &#224; se manifester. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les circonstances favorisent l'appropriation par la frange conservatrice du titre. L'album &lt;i&gt;Born in the U.S.A&lt;/i&gt; succ&#232;de &#224; la place de num&#233;ro 1 des charts a &lt;i&gt;Thriller&lt;/i&gt; de &lt;strong&gt;Micha&#235;l Jackson&lt;/strong&gt;&#8230; Avec tout ce que cela peut supposer dans la t&#234;te de l'Am&#233;rique blanche qui va se rendre dans les urnes en 1984. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant, &#224; l'origine &lt;i&gt;Born in the U.S.A&lt;/i&gt; est une nouvelle protest-song cr&#233;&#233;e comme &#224; chaque fois, &#224; la guitare acoustique. &lt;strong&gt;Bruce Springsteen&lt;/strong&gt; est &#224; l'aube de la sortie du disque un auteur reconnu pour des albums splendides, sombres et aux paroles introspectives et incisives. Il incarne la quintessence, le parfait assemblage de ce qu'a produit la musique populaire am&#233;ricaine, son acte de bravoure commercial &#233;tant le f&#233;d&#233;rateur &lt;i&gt;Because the Night&lt;/i&gt; chant&#233; en 1978 par &lt;strong&gt;Patti Smith&lt;/strong&gt;&#8230; De &lt;i&gt;Greeting from Ashbury Park, N.J&lt;/i&gt; sorti en 1973 &#224; &lt;i&gt;Nebraska&lt;/i&gt; en passant par &lt;i&gt;The River&lt;/i&gt; ses chansons d&#233;crivent subtilement et humblement la vie, les joies simples et les d&#233;sillusions des classes populaires des banlieues am&#233;ricaines, et des perdants des Etats-Unis. Le plus r&#233;cent &lt;i&gt;The ghost of Tom Joad&lt;/i&gt; (inspir&#233; du roman &lt;i&gt;Les raisins de la col&#232;re&lt;/i&gt; de Steinbeck en 1939) raconte la vie des ouvriers mexicains dans le sud du pays. Bruce Springsteen est encore, pr&#232;s de 40 ans apr&#232;s ces chefs d'&#339;uvres, l'un des rockeurs les plus populaire au monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette nouvelle chanson ne d&#233;roge donc pas aux pr&#233;occupations humanistes du Boss, traduit son d&#233;gout et d&#233;nonce de mani&#232;re virulente la guerre absurde du Vietnam dans laquelle meurent des milliers de jeunes soldats&#8230; D&#232;s sa sortie, les R&#233;publicains s'emparent de ce nouvel hymne pour leur campagne malgr&#233; les v&#233;h&#233;mentes protestations de Bruce. Ronald Reagan tr&#232;s actif vis-&#224;-vis de la contre-culture hippie d&#232;s les ann&#233;es 60 a vu dans ce rockeur un alli&#233; de circonstance bienvenu. Il le cite dans ses discours : &#171; L'avenir de l'Am&#233;rique r&#233;side dans mille r&#234;ves &#224; l'int&#233;rieur de nos c&#339;urs. Il repose dans le message d'espoir des chansons d'un homme que beaucoup de jeunes Am&#233;ricains admirent : Bruce Springsteen, l'enfant du New Jersey. Et vous aider &#224; concr&#233;tiser ces r&#234;ves est mon travail. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Hypocrisie certes, mais on cerne l&#224; les contours des abysses d'incommunicabilit&#233; qu'on voit plus que jamais exploser en 2020.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les Bush p&#232;re et fils et les candidats r&#233;publicains, encore r&#233;cemment jusqu'&#224; Trump (avec parcimonie), tourneront autour du morceau sans vraiment comprendre ou en feignant de ne pas comprendre le sens r&#233;el de ces paroles. Car lors des meetings seul le refrain est diffus&#233;, on oublie facilement les couplets&#8230; Jusqu'&#224; aujourd'hui vont alors subsister deux fa&#231;ons d'appr&#233;hender ce que repr&#233;sente &lt;i&gt;Born in the U.S.A&lt;/i&gt;. Malheureusement la mal&#233;diction a atteint un point de non-retour lorsque l'on apprit que le morceau &#233;tait l'un de ceux les plus diffus&#233;s en boucle en guise de torture psychologique aux d&#233;tenus par les tortionnaires &#224; Guant&#225;namo. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le mal est irr&#233;parable et la col&#232;re rentr&#233;e de Springsteen ne s'apaise pas. Il ne joue plus depuis les ann&#233;es 90, ce titre en concert qu'une version acoustique et sans les arrangements rock &#233;pique qui ont fait son succ&#232;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
Bruce Springsteen va parall&#232;lement s'impliquer et s'afficher constamment aux c&#244;t&#233;s des candidats d&#233;mocrates. Dans les ann&#233;es 2000 John Kerry choisit un autre de ses titres &lt;i&gt;No Surrender&lt;/i&gt;. En 2016, il apporte son soutien &#224; Hillary Clinton. Ce qui fera dire &#224; Donald Trump que cette fois-ci il n'avait pas eu besoin de ce &#8216;little' Springsteen pour l'emporter&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le m&#234;me Donald Trump s'est mis &#224; diffuser lors de ses grandes messes pr&#233;paratoires, en 2019, des titres de &lt;strong&gt;Neil Young&lt;/strong&gt;&#8230; L&#224; aussi choix &#233;trange, car Neil Young au regard de son engagement militant depuis le milieu des ann&#233;es 60 ne poss&#232;de rien en commun avec l'Am&#233;rique voulue par Trump.&lt;br class='autobr' /&gt;
Neil Young &#171; ne peut, en son &#226;me et conscience, permettre que sa musique serve de support &#224; une campagne d'ignorance et de haine, conflictuelle et antiam&#233;ricaine &#187;, &lt;br class='autobr' /&gt;
D'autres artistes vont se plaindre du m&#234;me traitement mais sans la m&#234;me port&#233;e symbolique des luttes sociales et politiques. D'autres s&#8216;impliquent totalement &#224; l'image d'Arcade Fire groupe embl&#233;matique de Montr&#233;al mais dont le leader est am&#233;ricain d'origine : le 4 novembre 2020, Arcade Fire a d&#233;voil&#233; en direct &#224; la t&#233;l&#233;vision lors d'une soir&#233;e sp&#233;ciale &#233;lection et en arborant des t-shirts pro Biden, son nouveau single&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;Extrait de &lt;i&gt;Born in the U.S.A&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;i&gt;Got in a little hometown jam&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;(Je me suis retrouv&#233; dans une embrouille en ville)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;i&gt;So they put a rifle in my hand&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;(Ils m'ont mis un fusil dans les mains)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;i&gt;Sent me off to a foreign land&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;(M'ont envoy&#233; dans un pays lointain)&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&lt;i&gt;To go and kill the yellow man&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;(Pour aller tuer l'homme jaune).&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hydrophone prend la tangente.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On plonge chaque semaine dans une th&#233;matique en lien avec l'actualit&#233; (ou non), avec comme terrain de jeu, les musiques actuelles, &#233;videmment. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et puis on &#233;crit, on compile, on fait des playlists, on (re)d&#233;couvre des livres, des films, des albums.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On commence la s&#233;rie du c&#244;t&#233; des States.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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