Zola + Skia

Zola

© Florian Lafosse

ZOLA

En un rien de temps, Zola, 19 ans au compteur, a trouvé les codes du succès. Depuis fin 2016, le natif d’Evry n’a pas décéléré : une grosse douzaine de clips balancée, une cinquantaine de millions de vues enregistrée. Le phénomène est réel, aussi bruyant que le pot d’une bécane en ligne droite, et personne ne passe à côté. En 2019, pour sortir son premier album dans les meilleures conditions possibles, Zola et Truth Records, sa structure, se sont associés à AWA, label fondé par l’éminent hitmaker Kore.

En 2020, il sort Survie, quinze morceaux finement pensés et riches en rimes égotripées, doivent également beaucoup à la spontanéité de son auteur, qui, il le confesse, ne se « pose pas beaucoup de question au moment d’entrer en cabine » et sait « rapidement identifier les productions les plus remarquables ». Avec, toujours, cette volonté de faire bégayer la langue pour populariser de nouveaux mots d’argots, parfois crus, souvent imagés ; cette fausse nonchalance derrière le micro ; et cette envie ponctuelle de convier d’autres rappeurs au sein de son univers : Leto, « un artiste que j’ai toujours écouté », et SCH, « avec qui le feeling est très vite passé », le temps de deux morceaux aux intentions foncièrement différentes. Autant dire qu’il y en a sous le capot.

SKIA

Être sensible ne veut pas dire être faible. Bien au contraire. C’est avoir les sens aiguisés et prêts à bondir. Voilà ce qui caractérise Skia, ce qui fait d’elle une artiste humaine et totalement à part. Son rap est frontal, ne passe pas par quatre chemins, raconte une vie faite de revanches et de détermination sans faille. Avec son premier EP, justement intitulé
Sensible, elle dévoile une musique où la modernité des thèmes et des productions côtoient la technique des anciens et leur rage de vaincre. Sur ses freestyles, elle prouve qu’elle n’a rien à envier à qui que ce soit, que sa sensibilité revendiquée peut la transformer en machine ou en passeuse d’émotions. Pour Skia, le temps de l’innocence et des complexes est bel et bien terminé. Voici celui de l’acceptation, de l’affirmation et des combats. Et il ne fait que commencer.

Festival

Mer. 2 novembre

19h30

Les Arcs à Quéven

Les Indisciplinées

Infos


📍 Entrée :
Centre Culturel Les Arcs
9 rue de la Gare à Quéven

Galerie